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Nihon-no-kotowaza
Proverbes Japonais



Ikihaji kaku yori, shinu ga mashi
Mieux vaut mourir que de vivre dans la honte



Senri no kô mo ippo yori hajimaru
Un voyage de mille lieues commence par un seul petit pas



Ame futte ji katamaru
L'adversité forge le caractère



Nana korobi Ya oki
Tombe sept fois, relève-toi huit



Oshieru wa manabu no nakaba nari
Enseigner, c'est apprendre



Ryooyaki kuchi ni nigachi
Un bon conseil est souvent désagréable et difficile à entendre. Parfois, la dure vérité est le meilleur remède



Fugen jikko
Rester silencieux et mettre en pratique



Tada yori takai mono wah nai
Rien n'est plus cher qu'un cadeau offert librement



Jigo Jitoku
Le karma et ses conséquences (comme on fait son lit, on se couche)



Kunshi Kyohen
Un sage changera toujours d'avis

Lundi 17 mars 2008

L'association Rhône Alpes Jeux de Rôles (RAJR) organise le week-end du 28/29 juin la troisième édition de son jeu de rôle grandeur nature à Fort les Bancs, basé sur la Chine et le Japon médiéval (thème: la Légende des 5 Anneaux)
 
Il n'y a plus de places pour les nouveaux inscrits en tant que joueurs malheureusement, mais l'équipe recherche toujours des personnes pouvant tenir de petits rôles et aider à l'organisation.

Informations et inscriptions:site de la RAJR

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Par Shingen - Publié dans : Autres - Communauté : Japon
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Dimanche 16 mars 2008
On entend souvent dire que le dôjô est le « lieu de l’éveil ». Littéralement en japonais, signifie la voie, donc le dôjô est le lieu où l'on étudie et cherche la Voie. Pour Bodhimanda, dôjô se traduit également en sanscrit par  le « lieu d'édification ».

Historiquement le dojo était la salle d’un temple religieux consacré à la méditation bouddhiste zen. Ces salles ont aussi été utilisées par la suite pour l'enseignement des arts martiaux. Dans le cas du dôjô où l'on étudie les arts martiaux comme dans le cas des dôjô servant de centre de méditation, des règles strictes sont instituées.

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L’orientation

Traditionnellement, le dôjô obéit à des règles concernant son orientation, règles fixées par l'Empereur Kammu (736-805), pendant l'ère Heïan, en 794 lors de l'édification du Butokuden ou « Salle de la Vertu chevaleresque », dojo situé dans le parc du Palais Impérial de Heïan Jingu à Kyoto (construit en l'honneur de Sakanoue Tamuramaro qui, après une campagne militaire reçut le titre de Sei I Tai Shogun ou « Généralissime Dompteur des Barbares »)

Le côté honorifique, dit kamiza -上座 (le côté élevé) est situé face au Sud. C'est “l'Assise (Za) des Esprits (Kami)”.
Kami signifie littéralement Feu (Ka) et Eau (Mi). Les Kami, divinités de l'Eau et du Feu, protègent le Japon. Ainsi les pilotes se jetant sur les porte-avions américains à la fin de la Seconde Guerre Mondiale se nommaient “Kamikaze”. Kaze, dans ce cas représente le Vent. Le Kamikaze est donc le “Vent Divin Protecteur du Japon” mais aussi le “Vent de Feu et d'Eau”.
Le kamiza dispose d’un autel : le Tokonoma, où l’on peut déposer de nombreux éléments décoratifs. A l'origine cet autel était constitué d'une niche représentant symboliquement la grotte céleste dans laquelle s'était réfugiée Amateratsu O Mi Kami “Grande Auguste Kami Illuminant du Ciel” et qui est à l'origine des dynasties impériales.
Dans cette niche, l'Empereur conservait les “Trois Joyaux” du Japon : un miroir de bronze poli, une épée droite, un joyau écarlate.
Le miroir servit à faire sortir Amateratsu de sa retraite en lui renvoyant son propre reflet qu'elle prit pour une concurrente.
L'épée droite fut trouvée dans un dragon tué par Hayasusanoo No Makoto le “Prince Masculin Puissant et Impérieux”.
Cette épée nommée “Fauchant l'Herbe” (Kusanagi No Tsurugi) sauva des flammes le Prince Shotoku (572 - 622) qui échappa grâce à elle à un incendie allumé par des conspirateurs.
Il s'agit, en réalité, d'une merveilleuse épée chinoise (Jian) à double tranchant qui servit de modèle aux premiers sabres japonais (Ken).
Le joyau écarlate est d'origine inconnue et seul l'empereur peut le contempler.

A côté du miroir ou de petites cloches de bronze, on déposa par la suite dans le tokonoma le Daisho. Dans des périodes moins troublées, on y déposa des éléments plus pacifiques tels qu’un kakemono. Aujourd’hui, il est le plus souvent décoré d'un portrait ou de tout autre objet symbolique de la discipline enseignée. C’est le lien de l'Est, qui correspond à l'Energie du Bois et au Dragon Vert, donc à la bravoure chevaleresque. Il est traditionnel d'y déposer un bouquet (Ikebana) ou un Bonsaï qui matérialisera les forces de la Nature. En fait on peut utiliser de nombreux éléments décoratifs : pierre ou poterie ancienne, statuette de bronze, éventail de fer, casque (Kabuto), ou même une armure ancienne. Parfois dans les dôjô traditionnels, ce mur était composé d'une cloison de bois permettant d'y disposer divers rangements.
On y dissimulait des armes ainsi que les archives du dôjô dont les fameux rouleaux (Maki) comportant les enseignements ésotériques de l'école (Himitsudo).
 L'enseignant s'assied dos au kamiza. C'est aussi de ce côté qu'est placé un invité de marque.

Le mur d'en face est le shimoza - 下座 (côté bas), où sont assis les élèves. C'est l'Assise (Za) des Ancêtres (Shimo - du japonais ancien Shimeru : être à l'origine). Le Shimoza représente à la fois le culte des ancêtres et la piété filiale ainsi que la force des anciennes traditions. Il correspond à la justice et à l'équité (le Tigre Blanc). Il est dédié au “Kami des Naissances Divines”.
Les élèves y sont rangés selon un ordre coutumier. Le Migi Gawa (sur le côté Est, considéré comme Ura, donc Yin et féminin) est traditionnellement réservé aux plus anciens.
Le Hidari Gawa (côté gauche, considéré comme Omote, donc Yang et masculin) est occupé par les débutants.
Cette disposition s’explique ainsi : les débutants se trouvant près de l'aire d'attente dans le coin sud-ouest sont près de la porte d'entrée et de sortie. C'est le coin des « sans-grade »  et « sans nom » (Mukyu – ceux qui n’ont pas leur nom sur une plaque à l’entrée), soit ceux qui se faisaient tuer en premier lorsque le dôjô était attaqué.  A l'opposé les plus hauts gradés protégeaient le Maître de leur sabre.
C'est également à l'Ouest que sont placés les visiteurs éventuels, tandis que les assistants de l'enseignant s'asseyent dos au côté Est de la salle (Jozeki, au Sud).
Cette orientation a une signification symbolique. Face au Sud, l'enseignant reçoit la lumière du soleil, qui est la connaissance qu'il doit transmettre. Les élèves ne peuvent voir cette lumière qu'au travers de la réflection qu'en offre l'enseignant, qui se doit donc d'être le miroir le plus fidèle possible. Les pratiquants anciens sont du côté du soleil levant : de par leur ancienneté, ils commencent à comprendre les principes essentiels de leur discipline, alors que les débutants sont encore dans l'ombre.
Le placement des invités du côté des débutants (Shimozeki, au Nord) est également un héritage historique. Quand il existait de nombreuses écoles concurrentes, mettre les invités du côté des débutants et loin des anciens rendait difficile aux éventuels espions envoyés par les autres écoles de voir les techniques particulières à ce dôjô.

Cette disposition spécifique du dôjô implique des déplacements tout aussi particuliers. Il faut donc savoir évoluer suivant les règles du dôjô : le Kihontai

Source : notamment article de Georges Charles

Liens: 
http://shotokancrsa.com/ethiquedojo.htm
http://www.etik.asso.fr/Journal/J3/page5.html

Par Shingen - Publié dans : Le Bushido - Communauté : Japon
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Samedi 8 mars 2008

Le Maître en Arts Martiaux est, d'abord, le disciple de son ou de ses Maîtres. Il reste leur disciple et se conduit comme tel. Il a subi une formation technique, physique et psychique qu'il peut transmettre à son tour. S'il a été bien formé, il est suffisamment modeste pour connaître les limites de sa connaissance. Mais, ce qu'il connaît, il peut le transmettre. Si donc il enseigne, il doit sans fausse modestie, prendre la responsabilité de la transformation de son disciple. Il doit l'assumer courageusement et se conduire de telle façon qu'il puisse lui servir d'exemple, non seulement de technique, mais aussi de caractère, de maîtrise et des autres aspects du BUSHIDO. Cette prise de responsabilité implique du courage, mais aussi la Tendresse du guerrier pour le disciple. C'est le respect du Maître pour le futur Maître qui dort en son disciple. Le disciple à son tour accepte d'être formé, même douloureusement, par son Maître et le respecte profondément. Ainsi Maîtres et disciples se forment mutuellement et se respectent réciproquement.

extrait de l'article Bushido, code d'honneur et de morale

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Par Shingen - Publié dans : Le Bushido - Communauté : Japon
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Vendredi 7 mars 2008
Si vous cherchez à maîtriser des techniques ou a influencer des personnes, votre but est limité. Mais si votre but est lunivers, alors il est sans limite.
Iwata Ikkusai

La sagesse est de voir le nouveau dans l'ordinaire, en s'accomodant du monde tel qu'il est. Il y a des trésors cachés dans l'instant présent.
Santoka Taneda

Il n'y a rien de plus facile à dire et de plus difficile à faire que de lâcher prise.
Santoka Kaneda

La rectitude est le pouvoir de prendre, sans faiblir, une décision dictée par la raison. Mourir quand il est bien de mourir, frapper quand il est bien de frapper .
Anonyme

La rectitude est l'ossature qui donne la fermeté et qui vous tient droit. Comme, sans os, la tête ne peut rester au sommet de l'épine dorsale, ni les mains se mouvoir, ni les pieds porter le corps, ainsi sans la rectitude, ni le talent ni le savoir ne peuvent faire d'une carcasse humaine un samouraï. Si l'on a la rectitude, les talents sont secondaires .
Anonyme

L'homme de valeur et d'honneur estime, comme ennemis en temps de guerre, ceux qui sont dignes d'être des amis en temps de paix. Le succès d'un ennemi estimé est aussi celui du samouraï .
Anonyme
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Mardi 4 mars 2008

Le Voleur et le Moine


Dans les environs de Heian-Kyo vivait un moine du nom de Shichiri Kojun. Alors qu'il récitait des sutra dans son temple, un voleur fit irruption et le menaça sans scrupules:
- Moine, hurla t-il en brandissant son épée, donne moi toutes les offrandes du temple ou je te coupe la tête!
Shichiri, assis au sol en Siddhasana, ne bougea pas et répondit:
- Prends l'argent qui est dans le vase des offrandes et ne me dérange pas dans mes prières.
Le voleur s'exécuta et commença à remplir ses poches des dons faits au temple. Au bout d'un moment, le moine précisa:
- Ne prends pas tout l'argent, je dois payer l'impôt du temple demain matin.
Le voleur fut alors impressionné par le sang froid du moine et le ton sur lequel avaient été dites ces paroles. Il ne put rien faire d'autre que de laisser un peu d'argent au fond du vase. Alors qu'il partait avec son butin, Shichiri lui dit encore:
- Quand on reçoit un présent, on doit remercier. Fais-le!
Le voleur, fasciné par cet aplomb, marmonna un merci discret et s'enfuit.

Un an plus tard, il fut arrêté. Il avoua avoir commis le vol du temple, forfait puni de peine de mort. Mais une fois confronté au moine, voici ce qu'il se passa:
- Moi, Shichiri, dit le bonze, je déclare que cet homme n'a pas profané le temple, je lui ai donné en grande partie l'argent des offrandes, et il ma remercié pour cela. Tout est réglé.
Le voleur ne fut condamné qu'à cinq ans de prison. Une fois libéré, il alla retrouver Shichiro Kojun dans son temple et devint son disciple.

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Par Shingen - Publié dans : Le Zen - Communauté : Japon
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BUSHIDÔ : Code d’honneur et de comportement social qui exigeait du guerrier, Bushi ou Samouraï – ce dernier étant d’un rang plus élevé –, le sens de la justice et de l’honnêteté, le courage et le mépris de la mort, la sympathie envers tous, la politesse et le respect de l’étiquette, la sincérité et le respect de la parole donnée, la loyauté absolue envers les supérieurs et enfin la défense de l’honneur, du nom et du clan. Selon ce code, les Bushi, et plus particulièrement les Samouraï, devaient observer une étiquette sévère et consacrer leur vie et leur esprit à une ou des activités ‘dépassant l’homme ordinaire’ et transcendant la vie et la mort. Le bushidô est une manière d’être, de se comporter envers ses semblables, et une fidélité absolue à une ligne de vie (autrefois à un maître, à un supérieur), qui faisait appel au respect de soi et des autres, quels qu’ils fussent, faibles ou forts, ainsi qu’à la maîtrise parfaite de son mental, de ses pulsions et de ses passions, afin de maintenir l’esprit en harmonie (Wa) avec l’univers. Il est évident que cet idéal n’était atteint que très rarement.

D’après Louis Frédéric, Dictionnaire des Arts Martiaux (éd. Félin).

 


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