Tachi-mei et Katana-mei
Les signatures sont normalement faites sur le côté omote du nakago (soit le côté face à l’extérieur quand le sabre est porté). Les Tachi sont
portés tranchant vers le bas, contrairement au katana. De ce fait, ces deux sabres ne sont pas signés du même côté : il y a donc deux appellations différentes. A savoir que la date de
fabrication est normalement inscrite du côté ura.
Dai-mei
Le disciple d’un forgeron signe la lame de son maître avec sa permission ou crée une lame dans le style de son maître en la signant avec son
autorisation.
Daisaku-mei
Dans ce cas, c’est la signature de l'élève ou du forgeron qui est placée sur la lame forgée par l'élève. Cela était parfois le cas quand
le père, où le maître forgeron, était trop âgé pour fabriquer des lames, mais n’a pas encore passé le titre à son fils ou son apprenti.
Shu-mei
Une signature de laque rouge ajoutée par un expert.
Fausse signature
Ato-mei
“Ato” signifie “après” ou “plus tard”. Il s’agit d’une inscription ajoutée par la suite, sans permission ou connaissance du forgeron. L’ato-mei
peut prendre plusieurs formes, beaucoup étant en incrustation d’or ou de laque rouge. Cette signature est souvent faite par un expert.
Gaku-mei
Lorsqu’un sabre est raccourci, la signature peut être enlevée avec l’acier qui l’entoure pour être rajoutée sur le nakago raccourci.
Orikaeshi-mei
Signature qui a été repliée avec l’acier pour être incrustée dans la nakago raccourci.
Niji-mei
Une signature comportant deux caractères.
Kin-mei
Incrustation d’or sur le nakago, normalement placée par un expert.
Suite à un commentaire de Lamentoc, petite précision sur les mei:
"En ce qui concerne les kinzogan-mei (incrustation d'or) il ne furent fait que par la famille Hon'ami. Il existe aussi (très rares) des ginzogan-mei (incrustation d'argent).
De plus il ne faut pas confondfre les Kinzogan-mei avec les kinpun-mei qui eux sont faits à partir de poudre d'or mélangée à de la laque."
Par Shingen
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La notion de mushin est importante mais difficile à appréhender pour les débutants.
Mushin signifie "sans pensée" et le vrai terme est mushin no shin, expression zen pouvant être traduite par "pensée sans pensée". C'est un état
du combattant qui n'est pas fixé sur une émotion et qui libère l'esprit de crontrainte spirituelle mais aussi physique. Penser à une technique dans l'attaque amène souvent à l'échec de cette
technique. C'est souvent parce qu'elle n'a pas encore été assimilée par le pratiquant, qui n'est donc pas capable de la restituer naturellement sans y penser.
L'état de mushin est aussi lié à l'ego. Il faut arriver à se détacher des peurs et de la colère, tout comme l'envie de dominer l'autre. C'est un défaut qu'on retrouve chez beaucoup de pratiquants
et qui entrave la progression.
Mushin, c'est être capable de bouger sans hésitation et de sentir instinctivement se qui se passe autour, sans toutefois se concentrer dessus. Le combattant n'essaye de deviner dans ce cas ce que
va faire l'autre, il devient l'autre
Selon Takuan Soho:
"L'esprit devrait toujours être dans un état de fluidité, cera lorsqu'il s'arrête sur quelque chose le flux est interrompu et c'est l'interruption qui est préjudiciable au bien-être de
l'esprit. Dans le cas d'un sabreur, cela signifie la mort. Quand le sabreur se tient devant son adversaire, il ne pense pas à son ennemi, ni à lui-même, ni aux mouvements du sabre de son
adversaire. Il se tient juste là avec son sabre, qui oubliant toute technique, est prêt à suivre uniquement ce que lui dicte le subconscient. L'homme s'est effacé en maniant le sabre. Quand il
frappe, ce n'est pas l'homme mais le sabre dans les mains du subconscient de la personne, qui frappe."
Par Shingen
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