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Nihon-no-kotowaza
Proverbes Japonais



Ikihaji kaku yori, shinu ga mashi
Mieux vaut mourir que de vivre dans la honte



Senri no kô mo ippo yori hajimaru
Un voyage de mille lieues commence par un seul petit pas



Ame futte ji katamaru
L'adversité forge le caractère



Nana korobi Ya oki
Tombe sept fois, relève-toi huit



Oshieru wa manabu no nakaba nari
Enseigner, c'est apprendre



Ryooyaki kuchi ni nigachi
Un bon conseil est souvent désagréable et difficile à entendre. Parfois, la dure vérité est le meilleur remède



Fugen jikko
Rester silencieux et mettre en pratique



Tada yori takai mono wah nai
Rien n'est plus cher qu'un cadeau offert librement



Jigo Jitoku
Le karma et ses conséquences (comme on fait son lit, on se couche)



Kunshi Kyohen
Un sage changera toujours d'avis

Mercredi 19 novembre 2008

Voici un article trouvé sur le net, datant du vendredi 14 décembre 2007. Je n'ai pas encore trouvé le journal source.


Les sabres de samouraï bannis du Royaume Uni

 

Le gouvernement anglais a annoncé que les sabres japonais seraient bannis à la fin de l’année, du fait qu’ils avaient été utilisés dans certains crimes importants.

 

La vente, l’import ou la location de sabres japonais vont devenir illégaux en Angleterre. Ceux qui ne suivraient pas cette interdiction seraient punissables de six mois d’emprisonnement et de £5.000 d’amende.

 

Quoiqu’il en soit, ceux qui possèdent de véritables sabres et les experts en arts martiaux seraient exemptés de l’interdiction. Selon le rapport du gouvernement, il y a eu plus de 80 crimes importants où les imitations étaient impliquées au travers des quatre dernières années.

 

Jusqu’à présent, les sabres japonais peuvent être achetés dans les boutiques d’arts martiaux et via internet. A partir d’avril de l’année prochaine, il est prévu de bannir leur vente et de les ajouter à l’Offensive Weapons Order. Actuellement, 17 armes sont inclues dans cette liste, dont les coups de poing américains et les matraques.Vernon Coaker, du Ministère de l’Intérieur, a déclaré que ces sabres deviennent dangereux placés dans de mauvaises mains.

 

L’année dernière, onze personnes ont été blessées par un homme dans une attaque au sabre perpétrée à l’église. Un autre cas a été enregistré quand un homme a attaqué une jeune femme avec un sabre. Les nombreux cas d’utilisation de ces sabres dans des incidents représentant une menace pour la société ont aboutit à cette décision d’interdiction.

  Traduction par Shingen

Par Shingen - Publié dans : Autres - Communauté : Japon
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Mardi 18 novembre 2008

J'ai trouvé assez peu d'informations sur ce forgeron, j'espère donc qu'il y aura peu d'approximations dans le résumé qui suit. Afin de regrouper les articles sur le sujet, j'ai ouvert dans le menu de gauche une nouvelle catégorie "Forgerons" (contemporains ou anciens).


  Takano Yukimitsu est l’ancien deshi du Mukansa Ono Yoshimitsu. Né le 15 octobre 1952 dans la préfecture de Ibaraki, ses parents s’installent à Tokyo lorsqu’il a deux ans.

Il développe très tôt  un vif intérêt pour le sabre japonais et commence à l’étudier juste après avoir quitté le collège. Il occupe également un travail à temps partiel durant les vacances au Dôjô des frères Yoshihara, en tant qu’assistant.

En 1973, il quitte l’Université de Shibaura.



Il va par la suite rencontrer Ono Yoshimitsu. Takano est si impressionné la première fois qu’il le voit produire une copie du Yamatorige qu’il lui demande immédiatement s’il l’accepterait en tant qu’élève.
Yoshimitsu l’accepte comme disciple en décembre 1986. Après avoir obtenu sa licence de forgeron le 4 avril 1992, Takano prend le nom d’artiste de Yukimitsu. Il fait partie du Shinsakutoten (concours de niveau Nihonto) depuis 1996, où il a plusieurs fois gagné le rang de Nyusen (attention, cette dénomination n’est pas un prix à proprement parler remporté par le forgeron, mais signifie seulement que la personne est acceptée dans la compétition et est classée).  

Devenu indépendant, Takano choisit de travailler ses sabres dans le style Gassan* (école dont les travaux remontent à la période Kamakura). Ces lames étaient autrefois connues sous l’appellation d’ayasugi hada, dont le grain est en forme de cèdre japonais, caractéristique que l’on retrouve donc dans les travaux de Takano.
Takano ne produit pas aujourd’hui de nombreux sabres longs, relativement difficiles à vendre dans le contexte économique actuel.
Il donne des cours d’une journée à ceux qui s’intéressent à la fabrication et à la forge des sabres japonais.

* sur le style Gassan: Gassan est une montagne en Ushu, qui donna son nom à la lignée des forgerons remontant à la période Kamakura. Comme il a été dit, le point le plus distinctif de cette école est le Ayasugi-hada. Le ayasugi-hada est obtenu par élongation puis torsion (tire-bouchon) du sunobe, avant meise en forme définitve. En voici des illustrations:



traduction d'un article de Paul Martin, membre de la Token anglaise

Par Shingen - Publié dans : Forgerons - Communauté : Tout sur le Japon
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Vendredi 24 octobre 2008

Pour faire suite à la proposition de Mikaeru, voici un premier article sur les forgerons contemporains au Japon.
En cherchant sur Internet, voici ce que j'ai pu trouver sur Kiyota Jirokunietsu (dont Pierre Nadeau est l'apprenti).




Né Hiroki Kiyota, à Amagazaki, entre Osaka et Kobe, au Japon, il suit le parcours commun des jeunes Japonais jusqu’à l’école secondaire supérieure. De là, il décide de joindre une institution dont le programme est enrichi d’apprentissages artistiques et artisanaux.

Les étudiants japonais choisissent la suite des événements environ un an avant la fin de leurs études. Bien que Hiroki considère plusieurs options (professeur d’art, architecte, cuisinier), l’idée d’être un artisan et plus particulièrement un fabriquant de sabre lui passe par la tête. Comme son professeur ne sait trop quoi lui conseiller à ce sujet, Hiroki entreprend de s’informer et visite l’organisme en charge de la préservation des sabres japonais et du musée qui y est rattaché, le Nihon Bijutsu Token Hozon Kyokai, ou NBTHK.




 

 Il est impressionné par la beauté raffinée des sabres et se dit qu’il deviendra peut-être forgeron. C’est lors de sa deuxième visite, alors qu’il a formellement pris rendez-vous avec le curateur du musée, qu’on le met en contact avec celui qui deviendra son maître, Kawachi Kunihira. M.Kawachi l’accepte aussitôt pour l’année suivante, soit juste après la complétion de ses études secondaires. Son apprentissage débute — deshi-iri — en juillet 1994. Il est le deuxième apprenti, sous Takami Tarokuniichi. À ce moment, Hiroki s’engage en s’allouant la liberté d’abandonner aussitôt s’il n’est pas séduit.

Il est pourtant aussitôt convaincu qu’il fera tout son possible pour devenir forgeron. Durant ses six années d’apprentissage, l’idée n’abandonner ne lui traverse pas une seule fois l’esprit. C’est en 1999 que son maître l’invite à aller passer le test co-organisé par le Ministère de la Culture et le NBTHK et qui a lieu dans la préfecture de Shimane, dans le sud du Japon. Le test, pour les forgerons en devenir, consiste en la fabrication d’un sabre de la matière brute jusqu’au polissage de base, en environ une semaine. Après avoir obtenu sa licence de forgeron, nécessaire au Japon pour pouvoir légalement produire des lames, c’est alors qu’il reçoit de son maître son nom de forgeron, Jirokunietsu. Il demeurera encore un an chez son maître, période durant laquelle il produira le sabre illustré par l’oshigata (tracé et relevé d’un sabre) - un tachi de style Bizen, nagasa 2 shaku; 4 sun; 2 bu.

Il s’installe en tant que forgeron d’arme indépendant à Shimizu (désormais Aridagawa), dans la préfecture de Wakayama, en 2000. Chaque année, le NBTHK organise des concours pour les différents métiers reliés au sabre japonais. Hiroki a, à ce jour, soumis six lames à l’événement annuel. Cinq ont été “acceptées” dans le classement général (Nyusen; la plupart dans les dix premières positions) et un a obtenu le troisième prix (Doryokusho).

Ce classement est très important au Japon puisqu’il détermine le prix au marché des sabres d’un forgeron donné. On dit que pour survivre, un artisan doit se positionner dans les 30 premières places (ceci inclue les places des premier et deuxième prix, qui peuvent être attribuées à plusieurs artisans). Au-delà de ces catégories existe un peu moins d’une dizaine de prix mentions spéciales tel que le Prix Honoraire de l’Empereur, celui du Président du NBTHK, etc. Si un artisan se place 7 fois dans ces prix, il est classé comme Mukansa (hors-compétition). M.Kawachi est un de ces rarissimes personnages. Encore plus rare est l’attribution souvent traduite par “Trésor National Vivant“, qui existe pour les corps de métiers traditionnels au Japon, pour autant qu’un artisan qui s’y qualifie existe. Pour chaque domaine, il n’y jamais plus d’un ou deux individus, s’il en est un, incarnant toute l’essence et la maîtrise idéales.

Pour Hiroki, les forgerons de sabre japonais d’aujourd’hui sont sur une pente ascendante en ce qui a trait à la qualité de leur art, bien qu’il les considère encore loin des idéaux du métier. «Notre plus importante responsabilité est de poursuivre la tradition déjà vieille de plus de 1300 ans et de préserver les standards de qualité.» Il tente donc de saisir l’essence des meilleurs sabres jamais produits — durant l’âge d’or, soit les périodes Heian et Kamakura, du IXe au XIVe siècles, afin de recréer leur raffinement et leur vérité propre, «mais sans vraiment refaire les mêmes sabres.»

«Le monde des sabres japonais en est un de collectionneurs et d’appréciateurs, pas de fabricants, dit-il. Lorsque j’apprécie un sabre, je tente plutôt de comprendre dans quel état d’esprit était son créateur, quelle était son intention, au lieu de simplement le juger pour ses propriétés esthétiques.»

Bien conscient que la plupart des gens soient incapables de s'offrir un sabre japonais, il souhaite toutefois que le public vienne à comprendre leur beauté raffinée et ainsi respecte son travail.

source : SOULSMITHING (portail sur le monde du forgeron KIYOTA et son apprenti, Pierre Nadeau)



Chaque année, le NBTHK organise des compétitions dans les différents domaines artistiques liés au sabre japonais.

Kiyota a soumis un sabre pratiquement chaque année depuis qu’il est devenu indépendant en 2000.

Ses sabres de compétition ont toujours reflété son attention portée au groupe de forgerons de Bizen, qui employaient le nom de Sukesada 祐定.

La compétition permet à ceux qui se qualifient d’obtenir un Prix Spécial, tel que le prix du Président du NBTHK, ou d’être classé dans une de ces trios catégories: Yushu-sho (Prix de l’Incroyable Performance), Doryoku-sho (Prix de l’Effort de la Tentative), et Nyu-sen ("choisi"), qui offre un classement des forgerons restants dont les travaux ont été qualifiés.


Un forgeron qui reçoit un de ces Prix Spéciaux dix fois, est élevé au rang de Mukansa. Cela lui interdira de participer à des futures compétitions, et d’agir plutôt en tant que juge.

En 2004, Kiyota est entré dans la catégorie Doryoku-sho pour la première fois, et répète l'exploit une seconde fois. Un certificat est présenté ci-dessous.



 


Pierre Nadeau

Traduction: Shingen, le 24/10/08
Par Shingen - Publié dans : Forgerons
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Vendredi 19 septembre 2008

Un très très bon site sur l'armure japonaise. A visiter impérativement.

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par Anthony J. Bryant

Par Shingen - Publié dans : Yoroï - Communauté : Tout sur le Japon
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Mardi 16 septembre 2008

Le Taiko 太鼓 ou plutôt appelé Wadaiko au Japon est justement le « tambour japonais », considéré comme sacré dans le pays. Ce terme se change en Daiko quand avec un préfixe il désigne une famille de tambours. Voici donc un panel de ces différents tambours japonais.


Le shime-daiko est un terme désignant les petits tambours dont les cordes sont tendues par encordage, soit par visserie soit par tourillons.
Le terme "shime-daiko" provident du mot "tsukeshime-daiko” apparaissant souvent sous la forme simplifiée de "shime-daiko" ou "shime". Ce tambour possède un corps court mais large et de ce fait, un timbre élevé.
Les shime-daiko sont très employés dans les formes de musique telles que nagauta, hayashi ou min’you

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Le byou-daiko ou  byou uchi-daiko désigne les tambours taillés dans une seule pièce de bois avec des peaux clouées (« byou » signifie « clou »).
Font partie de cette section :

-les hira daiko : tambours à fût court. Le terme « hira » signifie « plat », désignant la forme du tambour. Ils sont en général de petite dimension. Le diamètre de ce tambour est toujours plus grand que sa profondeur.
Les gaku-daiko sont une version décorée et ornementée du hira daiko. Ils étaient à l’origine employés dans le théâtre Gagaku, d’où est dérivé le nom. Suspendu à un cadre, ce tambour est joué à la verticale, le joueur étant assis.

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-le nagado daiko (lui-même regroupant les taiko les plus communs)
Le nagado-daiko est le plus répandu : il a un long fût dont la longueur est souvent égale ou supérieure au diamètre qui est de 18 à 36 inches. En effet, le terme nagado-daiko signifie littéralement « long tambour ». Il est employé lors de festivals et de cérémonies religieuses dans les temples (on l’appelle alors miya daiko). Il possède un son tonitruant très caractéristique.
Ce tambour prend différentes appellations selon ses dimensions :
-ko daiko, pour des dimensions de 1.0 shaku à 1.5 shaku
-chu daiko (« tambour moyen »), pour des dimensions de 1.6 shaku à 2.8 shaku (48.5 cm to 85 cm – 1 shaku = 30cm)
-o daiko (« gros tambour »), entre 2.9 shaku et 6 shaku voir plus. Ces tambours ont été rendus célèbres par les premiers groupes japonais de taiko tels que Kodo ou Ondekoza. Ces groupes peignent parfois un mitsudomoe (symbole triple du ying/yang) sur les peaux de l’o-daiko. Les joueurs sont situés de chaque côté de l’instrument qui est généralement placé à l’horizontale (position kagami uchi).
Il y a différentes façons de jouer de ce tambour, avec toute une variété de reposoirs (dai) qui peuvent soutenir le nagado daiko dans différentes positions (kagami uchi – position horizontale, beta uchi – à plat etc…)


Les oke-daiko, ou  okedo, ont un fût en lattes assemblées et des peaux tendues par des cordages. A l’origine, ils étaient faits à partir de seaux ou tonneaux appelés « oke » et s’opposent aux tambours taillés dans une seule pièce de bois. Ces taiko ont généralement un diamètre de 36 inches ou plus, et une longueur de 4 à 6 pieds. On en joue le tambour posé sur un dai, et la tension des cordes ajuste la sonorité.
Ces tambours sont plus allongés que ceux de la famille des nagado daiko.
Parmi les okedo long, on trouve les tambours appelés ojime, nambu-yoo et nebuta.
Parmi les okedo courts, on trouve les tambours daibyoshi, nenbutsu, tsuchibyoshi et eitetsu-gata (ou kakko-daiko. L’eitetsu okedo est nommé d’après Eitetsu Hayashi, un des fondateurs de « Ondekoza ». Les peaux de ces tambours sont maintenus par une corde, comme les shime daiko et les larges okedo)

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Le tsuzumi est un tambour en forme de sablier. Un cordage relie les deux têtes faites de cercles de bois plus larges que le fût. On varie la hauteur du son à la main sur le cordage. Ces tambours sont souvent très décorés.
La famille du tsuzumi est divisée en deux catégories :
-ikko : les petits tsuzumi (kotsuzumi)
-sanko : les tsuzumi plus larges (ôtsuzumi ou okawa)
Ces deux catégories sont complémentaires dans des ensembles de musique tels que nagauta (musique traditionnelle accompagnant le kabuki) et hayashi (section de musique d’accompagnement dans le théâtre et la danse)

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Le tsuri-daiko ressemble à un gong. Il est connu sous le nom de « tambour suspendu ». C’est un instrument peu profond et rond, suspendu à un cadre circulaire de bois ou de métal avec un reposoir. Le cadre est laqué et gravé, et présente souvent une flamme en ornement faite de laiton. En chinois, cet ornement est appelé kwa-yen.
Le tsuri daiko possède deux maillets rembourrés disposés sur le côté avec lesquels on frappe le tambour d’un seul côté.
Il est utilisé pour la musique de style gagaku (qui signifie « musique élégante »)

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L’uchiwa daiko
, à la forme d’éventail, présente une peau étirée autour d’un anneau en métal. Il n’a pas à proprement parler de « corps », juste un anneau à poignée, se présentant sous diverses tailles.

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Le paranku ressemble à un tambourin. C’est un petit tambour fin que l’on tient à la main.

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Par Shingen - Publié dans : Autres - Communauté : Tout sur le Japon
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BUSHIDÔ : Code d’honneur et de comportement social qui exigeait du guerrier, Bushi ou Samouraï – ce dernier étant d’un rang plus élevé –, le sens de la justice et de l’honnêteté, le courage et le mépris de la mort, la sympathie envers tous, la politesse et le respect de l’étiquette, la sincérité et le respect de la parole donnée, la loyauté absolue envers les supérieurs et enfin la défense de l’honneur, du nom et du clan. Selon ce code, les Bushi, et plus particulièrement les Samouraï, devaient observer une étiquette sévère et consacrer leur vie et leur esprit à une ou des activités ‘dépassant l’homme ordinaire’ et transcendant la vie et la mort. Le bushidô est une manière d’être, de se comporter envers ses semblables, et une fidélité absolue à une ligne de vie (autrefois à un maître, à un supérieur), qui faisait appel au respect de soi et des autres, quels qu’ils fussent, faibles ou forts, ainsi qu’à la maîtrise parfaite de son mental, de ses pulsions et de ses passions, afin de maintenir l’esprit en harmonie (Wa) avec l’univers. Il est évident que cet idéal n’était atteint que très rarement.

D’après Louis Frédéric, Dictionnaire des Arts Martiaux (éd. Félin).

 


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