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BUSHIDÔ

BUSHIDÔ : Code d’honneur et de comportement social qui exigeait du guerrier, Bushi ou Samouraï – ce dernier étant d’un rang plus élevé –, le sens de la justice et de l’honnêteté, le courage et le mépris de la mort, la sympathie envers tous, la politesse et le respect de l’étiquette, la sincérité et le respect de la parole donnée, la loyauté absolue envers les supérieurs et enfin la défense de l’honneur, du nom et du clan. Selon ce code, les Bushi, et plus particulièrement les Samouraï, devaient observer une étiquette sévère et consacrer leur vie et leur esprit à une ou des activités ‘dépassant l’homme ordinaire’ et transcendant la vie et la mort. Le bushidô est une manière d’être, de se comporter envers ses semblables, et une fidélité absolue à une ligne de vie (autrefois à un maître, à un supérieur), qui faisait appel au respect de soi et des autres, quels qu’ils fussent, faibles ou forts, ainsi qu’à la maîtrise parfaite de son mental, de ses pulsions et de ses passions, afin de maintenir l’esprit en harmonie (Wa) avec l’univers. Il est évident que cet idéal n’était atteint que très rarement.

D’après Louis Frédéric, Dictionnaire des Arts Martiaux (éd. Félin).

8 octobre 2007 1 08 /10 /octobre /2007 12:54

(TRADUCTION DU SITE RICHARD STEIN’S JAPANESE SWORD GUIDE)


Il existe des milliers d’idéogrammes Kanji utilisés par les forgerons pour graver leurs signatures (mei) sur la soie (nakago) des sabres qu’ils forgeaient. Ces pages contiennent seulement quelques centaines des Kanji les plus communs trouvés sur les nakago. Normalement, il y a plusieurs Kanji possibles pour une simple syllabe Romanji et vice versa ; (soit plusieurs moyens de traduire des Romanji en Kanji). Ces pages font abstraction des accents et des signes diacritiques ; de ce fait, tou apparaît sous la forme to, etc. Il est à espérer que cela ne causera pas de confusion trop excessive. Lire les mei des sabres est une tâche très difficile, même pour des experts. J’espère que les tableaux suivants seront d’une quelconque aide dans la traduction des signatures de forgerons.


CONSEILS POUR LA LECTURE DU MEI

Les signatures des sabres japonais varient en style et en complexité. La plus simple est un mei à deux caractères, qui est seulement le nom de l’artisan. Si on trouve trois caractères, le troisième sera normalement « saku », qui signifie « fabriqué par »

Des mei plus longs sont plus compliqués à traduire. Dans ces signatures (à lire de bas en haut), on peut trouver le lieu de résidence (province) – normalement deux caractères, dont le second symbole est communément « shu » suivi du caractère « ju » ou « kuni » signifiant « résident de ». Ceux-ci peuvent être suivis par un titre honorifique tel que « kami » ou « daijo ».
Ensuite, on peut trouver le nom de famille ou du clan du forgeron, tel que Taira, Fujiwara, Tachibana ou Minamoto.
Le dernier caractère dans un mei « long » sera normalement le surnom donné au forgeron, suivi de « saku » (qui a fabriqué – cette lame)

 

Sachez également que pour les sabres datant de la Deuxième Guerre Mondiale, une signature ne garantit pas que la lame ait été forgée à la main. Plusieurs de ces sabres furent fabriqués industriellement ou ont été partiellement forgés, mais portent quand même un mei. Voir la page des forgerons gendai pour plus de détails (à venir sur le blog). Si les deux côtés du nakago portent une inscription, l’un d’eux porte normalement une celle datant l’époque où la lame a été faite. Pour apprendre comment traduire ces inscriptions, voir la page sur les inscriptions et les datations (à venir également).

EXEMPLE DE MEI 
traduction02-copie-3.JPG

 

 

Ne soyez pas découragé ou trop frustré si vous n’arrivez pas à traduire les signatures facilement. Les experts ont parfois du mal et trouvent les traductions difficiles. Lire les mei est comme essayer de lire l’écriture désordonnée de quelqu’un dont on ne comprend pas la langue.

N’hésitez pas à imprimer et / ou sauvegarder ces pages de Kanji pour un usage hors ligne personnel.

Tenter de déchiffrer un mei prend beaucoup de temps !


 

 

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Published by Shingen - dans Le Sabre Japonais
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commentaires

lamentoc 05/02/2008 15:36

Bonjour,Il s'est glissé une erreur dans le texte cité ci-dessous. Dans ces signatures (à lire de bas en haut), on peut trouver le lieu de résidence (province) – normalement deux caractères, dont le second symbole est communément « shu » suivi du caractère « ju » ou « kuni » signifiant « résident deSi la signification du caractère ju est correcte il n'en va pas de même pour le caractère Kuni.Le caractère Kuni signifie province de..Par exemple, on pourra trouver donc un mei portant la mention Bizen no kuni Ju Sukesada (Sukesada résident de la province de Bizen). Cette écriture de nom de province peut également se faire de manière contractée, le premier caractère indiquant la province le second (Shu) indiquant le fait qu'il s'agit d'une province; ainsi Bizen no Kuni se contractera en Bishu.

Bédédazi 09/10/2007 23:13

Bonjour Shingen, Encore un article intéressant et ce serait bien qu'il apparaisse dans la communauté Tout sur le Japon pour toucher un lectorat plus large. Lorsque tu décides de ranger ton article dans une de tes catégories, il y a une ligne en dessous pour choisir également la communauté (puisque tu t'es inscrit et que ton blog y a été validé). A bientôt de te lire, Bédédazi.