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BUSHIDÔ

BUSHIDÔ : Code d’honneur et de comportement social qui exigeait du guerrier, Bushi ou Samouraï – ce dernier étant d’un rang plus élevé –, le sens de la justice et de l’honnêteté, le courage et le mépris de la mort, la sympathie envers tous, la politesse et le respect de l’étiquette, la sincérité et le respect de la parole donnée, la loyauté absolue envers les supérieurs et enfin la défense de l’honneur, du nom et du clan. Selon ce code, les Bushi, et plus particulièrement les Samouraï, devaient observer une étiquette sévère et consacrer leur vie et leur esprit à une ou des activités ‘dépassant l’homme ordinaire’ et transcendant la vie et la mort. Le bushidô est une manière d’être, de se comporter envers ses semblables, et une fidélité absolue à une ligne de vie (autrefois à un maître, à un supérieur), qui faisait appel au respect de soi et des autres, quels qu’ils fussent, faibles ou forts, ainsi qu’à la maîtrise parfaite de son mental, de ses pulsions et de ses passions, afin de maintenir l’esprit en harmonie (Wa) avec l’univers. Il est évident que cet idéal n’était atteint que très rarement.

D’après Louis Frédéric, Dictionnaire des Arts Martiaux (éd. Félin).

30 octobre 2007 2 30 /10 /octobre /2007 15:59
On sait que pour les japonais, la victoire était primordiale, la défaite amenant la mort. Cependant, on sait que selon Miyamoto Musashi, le plus important était d'abord de se vaincre soi-même ("vainquez le moi d'hier et demain, vainquez celui qui vous est inférieur, puis un autre jour vous vaincrez ceux qui vous sont supérieurs")
Pour y arriver, il faut passer au-delà de son ego. Des anecdotes mettant en scène Tsukahara Bokuden illustrent ce principe.

En voici une:

Alors que Bokuden traversait le lac Biwa sur un radeau, un des passagers, un autre samuraï, se vantait sans cesse de manier le sabre mieux que quiconque. Tous étaient à l'écouter mais Bokuden ne disait mot, détaché de la conversation. Vexé par ce manque d'intérêt, le samuraï alla voir Bokuden et lui demanda quelle était la raison de son silence, voyant qu'il était aussi samuraï. Alors Bokuden répondit:
"Mon art est bien différent du tien. il consiste non pas à vaincre les autres mais à ne pas être vaincu."
L'autre samuraï resta perplexe.
"Mais alors, quelle est ton école?" demanda t-il
"C'est l'art de combattre sans armes."
"Mais dans ce cas, pourquoi portes-tu des sabres?"
"Cela m'oblige à rester maître de moi pour ne pas répondre aux provocations. C'est un défi de tous les jours."
"Tu penses pouvoir combattre contre moi sans sabres?"
lança le samuraï excédé.
"Pourquoi pas. Il est même possible que je gagne" fit Bokuden.
Sur ce, le samuraï ordonna qu'on les dépose sur le rivage, mais Bokuden proposa plutôt d'aller se battre sur une île où ils seraient à l'abris des regards et des attroupements. En vue de l'île, le samuraï sauta à terre, mais Bokuden se saisit alors de la perche du rameur et renvoya le radeau au loin, laissant le samuraï sur les berges de l'île. Il lui cria alors:
"Tu vois, c'est cela combattre sans armes!"

enso_by_shodo_harada.jpg



Il faut savoir vaincre par la dissuasion avant de vaincre par la technique. C'est un état d'esprit.

Une dernière histoire pour illustrer cet article.

Nous connaissons tous les deux grands forgerons qu'étaient Masamune et Muramasa. On disait du premier qu'il était un homme de paix, juste et honnête, alors que le second était enclin à la colère. De ce fait, bien que sa technique de forge était parfaite, Muramasa avait passé son aura maléfique dans ses lames, qui imprégnées de violence, causaient grand tort à qui les portait.

Pour reconnaître de qui étaient les lames, la légende dit qu'il fallait placer les sabre dans le courts d'une rivière, tranchant vers l'amont. Les feuilles apportées par le courant étaient tranchées par la lame de Muramasa, alors qu'on disait qu'elles évitaient le tranchant de Masamune.

Ainsi doit être l'esprit du guerrier, qui impose la paix par sa seule présence...

buddha-copie-1.jpg



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Published by Shingen - dans Le Bushido
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commentaires

mosse 03/08/2016 20:10

merci pour l,occasion que vous m,apportez.une fois dans la rue,un homme me parla de >.Ce qui ma pousse a visiter vos magnifique article je kiff c,est la bonne.

lamentoc 27/11/2007 14:57

Bonjour,Concernant la légende de Masamune et de Muramasa, une petite précision ces deux forgerons n'étaient pas contemporains.Masamune - 1288- 1328 Muramasa - 1467 - 1501 (pour Muramasa je ne dispose que des dates de travail)