Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Recherche

BUSHIDÔ

BUSHIDÔ : Code d’honneur et de comportement social qui exigeait du guerrier, Bushi ou Samouraï – ce dernier étant d’un rang plus élevé –, le sens de la justice et de l’honnêteté, le courage et le mépris de la mort, la sympathie envers tous, la politesse et le respect de l’étiquette, la sincérité et le respect de la parole donnée, la loyauté absolue envers les supérieurs et enfin la défense de l’honneur, du nom et du clan. Selon ce code, les Bushi, et plus particulièrement les Samouraï, devaient observer une étiquette sévère et consacrer leur vie et leur esprit à une ou des activités ‘dépassant l’homme ordinaire’ et transcendant la vie et la mort. Le bushidô est une manière d’être, de se comporter envers ses semblables, et une fidélité absolue à une ligne de vie (autrefois à un maître, à un supérieur), qui faisait appel au respect de soi et des autres, quels qu’ils fussent, faibles ou forts, ainsi qu’à la maîtrise parfaite de son mental, de ses pulsions et de ses passions, afin de maintenir l’esprit en harmonie (Wa) avec l’univers. Il est évident que cet idéal n’était atteint que très rarement.

D’après Louis Frédéric, Dictionnaire des Arts Martiaux (éd. Félin).

6 février 2008 3 06 /02 /février /2008 12:59
Tachi-mei et Katana-mei

Les signatures sont normalement faites sur le côté omote du nakago (soit le côté face à l’extérieur quand le sabre est porté). Les Tachi sont portés tranchant vers le bas, contrairement au katana. De ce fait, ces deux sabres ne sont pas signés du même côté : il y a donc deux appellations différentes. A savoir que la date de fabrication est normalement inscrite du côté ura.


Dai-mei

Le disciple d’un forgeron signe la lame de son maître avec sa permission ou crée une lame dans le style de son maître en la signant avec son autorisation.

 

Daisaku-mei

Dans ce cas, c’est la signature de l'élève ou du forgeron qui est placée sur la lame forgée par l'élève. Cela était parfois le cas quand le père, où le maître forgeron, était trop âgé pour fabriquer des lames, mais n’a pas encore passé le titre à son fils ou son apprenti.

 

 

Shu-mei

Une signature de laque rouge ajoutée par un expert.

 

 Gi-mei

Fausse signature


Ato-mei
“Ato” signifie “après” ou “plus tard”. Il s’agit d’une inscription ajoutée par la suite, sans permission ou connaissance du forgeron. L’ato-mei peut prendre plusieurs formes, beaucoup étant en incrustation d’or ou de laque rouge. Cette signature est souvent faite par un expert. 

Gaku-mei
Lorsqu’un sabre est raccourci, la signature peut être enlevée avec l’acier qui l’entoure pour être rajoutée sur le nakago raccourci.


Orikaeshi-mei
Signature qui a été repliée avec l’acier pour être incrustée dans la nakago raccourci.


Niji-mei
Une signature comportant deux caractères.


Kin-mei
Incrustation d’or sur le nakago, normalement placée par un expert.

Suite à un commentaire de Lamentoc, petite précision sur les mei:

"En ce qui concerne les kinzogan-mei (incrustation d'or) il ne furent fait que par la famille Hon'ami. Il existe aussi (très rares) des ginzogan-mei (incrustation d'argent).
De plus il ne faut pas confondfre les Kinzogan-mei avec les kinpun-mei qui eux sont faits à partir de poudre d'or mélangée à de la laque."

Partager cet article

Repost 0
Published by Shingen - dans Le Sabre Japonais
commenter cet article

commentaires

Yaneck 16/03/2008 10:31

Un site qui, je le sens, va m'aider grandement à accroître mes connaissances sur le Japon et la voie du samouraï.

lamentoc 07/02/2008 14:36

Bonjour,Les gimei ne furent pas toujours utlisés pour augmenter la valeur d'un sabre. il le furent par exemple après le décret interdisant la forge pour que l'on puisse continuer à exercer cet art. Il y a encore d'autres causes de gimei.Je voudrais apporter une précision sur les Dai-mai et Daisaku-mei.Le Dai-mei est apposé par un élève sur une lame forgée par le maître.Le Daisaku-mei est une signature apposée par l'élève ou le maître sur une lame forgée par l'élève.En ce qui concerne les kinzogan-mei (incrustation d'or) il ne furent fait que par la famille Hon'ami. Il existe aussi (très rares) des ginzogan-mei (incrustation d'argent).De plus il ne faut pas confondfre les Kinzogan-mei avec les kinpun-mei qui eux sont faits à partir de poudre d'or mélangée à de la laque. 

Shingen 06/02/2008 15:16

Ce genre de mei se retrouve beaucoup sur les contrefaçons, pour soi disant en assurer l'authenticité et en augmenter la valeur.

thierry 06/02/2008 14:22

A quoi servait le gi-mei? Une fausse signature sur la lame aurait servi dans qel but? Confondre une personne en particulier?