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BUSHIDÔ

BUSHIDÔ : Code d’honneur et de comportement social qui exigeait du guerrier, Bushi ou Samouraï – ce dernier étant d’un rang plus élevé –, le sens de la justice et de l’honnêteté, le courage et le mépris de la mort, la sympathie envers tous, la politesse et le respect de l’étiquette, la sincérité et le respect de la parole donnée, la loyauté absolue envers les supérieurs et enfin la défense de l’honneur, du nom et du clan. Selon ce code, les Bushi, et plus particulièrement les Samouraï, devaient observer une étiquette sévère et consacrer leur vie et leur esprit à une ou des activités ‘dépassant l’homme ordinaire’ et transcendant la vie et la mort. Le bushidô est une manière d’être, de se comporter envers ses semblables, et une fidélité absolue à une ligne de vie (autrefois à un maître, à un supérieur), qui faisait appel au respect de soi et des autres, quels qu’ils fussent, faibles ou forts, ainsi qu’à la maîtrise parfaite de son mental, de ses pulsions et de ses passions, afin de maintenir l’esprit en harmonie (Wa) avec l’univers. Il est évident que cet idéal n’était atteint que très rarement.

D’après Louis Frédéric, Dictionnaire des Arts Martiaux (éd. Félin).

4 mars 2008 2 04 /03 /mars /2008 12:33

Le Voleur et le Moine


Dans les environs de Heian-Kyo vivait un moine du nom de Shichiri Kojun. Alors qu'il récitait des sutra dans son temple, un voleur fit irruption et le menaça sans scrupules:
- Moine, hurla t-il en brandissant son épée, donne moi toutes les offrandes du temple ou je te coupe la tête!
Shichiri, assis au sol en Siddhasana, ne bougea pas et répondit:
- Prends l'argent qui est dans le vase des offrandes et ne me dérange pas dans mes prières.
Le voleur s'exécuta et commença à remplir ses poches des dons faits au temple. Au bout d'un moment, le moine précisa:
- Ne prends pas tout l'argent, je dois payer l'impôt du temple demain matin.
Le voleur fut alors impressionné par le sang froid du moine et le ton sur lequel avaient été dites ces paroles. Il ne put rien faire d'autre que de laisser un peu d'argent au fond du vase. Alors qu'il partait avec son butin, Shichiri lui dit encore:
- Quand on reçoit un présent, on doit remercier. Fais-le!
Le voleur, fasciné par cet aplomb, marmonna un merci discret et s'enfuit.

Un an plus tard, il fut arrêté. Il avoua avoir commis le vol du temple, forfait puni de peine de mort. Mais une fois confronté au moine, voici ce qu'il se passa:
- Moi, Shichiri, dit le bonze, je déclare que cet homme n'a pas profané le temple, je lui ai donné en grande partie l'argent des offrandes, et il ma remercié pour cela. Tout est réglé.
Le voleur ne fut condamné qu'à cinq ans de prison. Une fois libéré, il alla retrouver Shichiro Kojun dans son temple et devint son disciple.

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Published by Shingen - dans Le Zen
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commentaires

Yaneck 16/03/2008 10:29

Une fort jolie histoire, il faut bien le dire.