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BUSHIDÔ

BUSHIDÔ : Code d’honneur et de comportement social qui exigeait du guerrier, Bushi ou Samouraï – ce dernier étant d’un rang plus élevé –, le sens de la justice et de l’honnêteté, le courage et le mépris de la mort, la sympathie envers tous, la politesse et le respect de l’étiquette, la sincérité et le respect de la parole donnée, la loyauté absolue envers les supérieurs et enfin la défense de l’honneur, du nom et du clan. Selon ce code, les Bushi, et plus particulièrement les Samouraï, devaient observer une étiquette sévère et consacrer leur vie et leur esprit à une ou des activités ‘dépassant l’homme ordinaire’ et transcendant la vie et la mort. Le bushidô est une manière d’être, de se comporter envers ses semblables, et une fidélité absolue à une ligne de vie (autrefois à un maître, à un supérieur), qui faisait appel au respect de soi et des autres, quels qu’ils fussent, faibles ou forts, ainsi qu’à la maîtrise parfaite de son mental, de ses pulsions et de ses passions, afin de maintenir l’esprit en harmonie (Wa) avec l’univers. Il est évident que cet idéal n’était atteint que très rarement.

D’après Louis Frédéric, Dictionnaire des Arts Martiaux (éd. Félin).

20 mars 2008 4 20 /03 /mars /2008 12:42
La naginata est une arme d’hast japonaise, proche du fauchard. Elle est constituée d’un long bâton (où était parfois placée une tsuba entre la lame et le manche de bois) surmonté d’une lame courbe mesurant entre deux et trois shaku (les signes chinois la désignant pouvaient être traduits par « long sabre »).Tout comme pour les sabres, les lames des naginata étaient des lames forgées, comportant différents degrés de dureté. Si certaines  lames de naginata étaient des lames « recyclées » de katana sur des montures de naginata, certaines naginata ou nagamaki ont été transformées en wakizashi. Dans ce cas, on parle de naginata/nagamaki naoshi.
La soie s’insérant dans le bâton était aussi longue que la lame elle-même. Quant à l’autre extrémité de la naginata, elle était surmontée d’un ishizuki, faisant office de contrepoids, mais qui pouvait également servir pour percer les armures.


Pour la pratique, on distingue deux sortes de type de naginata :
- le type kihon yo : arme fabriquée d’un seul tenant dans du bois de chêne et employée dans la pratique des kata. Cette forme de naginata est relativement légère et présente ou non une tsuba.
- le type shiai yo : dans ce cas, l’arme est toujours faite de bois mais la lame est en bambou et remplaçable puisque pouvant casser sous les coups.

De même, on distingue deux types de pratiques dans le naginata-jutsu :
- la pratique classique : dite koryû, c’est à dire travaillant les techniques des écoles anciennes pratiquant le naginata-jutsu comme la Tendo-ryû, la Jikishin-kage-ryû, Yoshin-ryû, Toda-ha-bukoryû ou Higo-koryû. Dans cette pratique, la naginata est opposée à toute sorte d’autres armes.
- la pratique moderne : atarashi naginata (terme choisi par la Fédération Japonaise pour désigner la synthèse des techniques de naginata issues des écoles anciennes, et dont les prémisses datent de la seconde guerre mondiale). Cette « discipline » n’oppose pas la naginata à d’autres armes. Le travail se base sur les happo-buri (où on pratique seul) et les shikake ooji (techniques de base, appelée avant 1953 Monbushô Seitei Kata). Les entraînements restent traditionnels mais conduisent  au combat réel dit « gikeiko » et aux compétitions « shiai ».

La famille des naginata se divise ainsi :

- les su-naginata : naginata droites

- les kagitsuki naginata : naginata « barrées »

 

Dans cette division, on distingue ensuite :

 - la tsukushi-naginata : elle présente une lame fixée par douille et courbée vers l'arrière au-delà de l'axe du manche.
- la naginata-no-saki : la lame est munie d'une douille pour recevoir le manche.

- u-no-kubi-zukuri-naginata : présente une lame « à tête de cormoran ».

- shobuzukuri-naginata : arme dotée d'une longue lame à très longue soie.

- kammuri-otoshi-zukuri-naginata : naginata présentant une lame à shinogi-ji plus mince et ornée de deux fins bonji.

- naginata à lame droite : le yakiba se poursuit tout autour de la lame.
- nagamaki ou nagatsuka-no-katana : naginata dotée d'une très longue lame à très longue soie, ou formée d'un katana monté sur une hampe de lance.

Historique

Le terme naginata apparaît dès le VIII° siècle dans le Kojiki ; quant à l’utilisation de cette arme, elle émerge dès la période Nara (750 après JC) car employée par les Sohei. C’est un peu plus tard, lors des Tengyô no Ran (troubles de l’ère Tengyô vers 930) que l’emploi militaire se développe : l’arme est  employée d’abord par les soldats à pied. On trouve sur des peintures illustrant des scènes de guerre de cette période des guerriers utilisant cette arme.
La naginata ne sera par la suite plus employée par les moines (vers 1400), les temples n’étant plus les cibles d’attaques. Elle devient l’attribut des samuraï qui les emploient à cheval pour couper les jarrets des montures ou contre de nombreux ennemis, la longueur de la lame et du manche faisant de la naginata une arme très efficace dans les combats à mi-distance contre des guerriers à pied.
Cependant, la naginata cessera d'être utilisée comme arme de bataille, supplantée par la Yari puis par l'introduction des armes à feu. A la période Edo, elle est employée par les médecins et femmes de samuraï (qui étaient censées savoir la manier complètement vers 18 ans), raison pour laquelle la longueur de l’arme fut considérablement réduite. L’apparence même de l’arme évolue : le manche devient beaucoup plus décoré, devenant par la même un article essentiel dans la dot.

À partir de la période Meiji, l’art de la naginata a été employé dans les écoles comme manière de développer le bien-être spirituel et physique des filles, alors que les garçons pratiquaient le kendô dans le même but.

Il existe trois théories quant à son apparition :
- il s’agirait d’un outil agraire proche de la faux qui aurait évolué. Employé dès le III° siècle avant J.C., cet outil était fait d’un manche de bois où étaient attachées des pierres, remplacées par la suite par du métal.
- il s’agirait d’une hallebarde chinoise, « importée » au Japon durant les migrations du III° siècle. La plupart des experts s’accordent à dire que même si l’arme est d’origine étrangère, les japonais l’ont largement améliorée.
- enfin, selon la dernière théorie, la naginata serait apparue immédiatement en tant qu’arme. Les premières lames auraient été faites de bronze. Avec la découverte de l’acier, elles seraient devenues beaucoup plus efficaces.

 

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Published by Shingen - dans Les Autres Armes
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commentaires

castella 30/04/2008 17:28

TRES BEAU BLOG! BRAVO...a+séphhttp://radiesthesie.over-blog.org