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BUSHIDÔ

BUSHIDÔ : Code d’honneur et de comportement social qui exigeait du guerrier, Bushi ou Samouraï – ce dernier étant d’un rang plus élevé –, le sens de la justice et de l’honnêteté, le courage et le mépris de la mort, la sympathie envers tous, la politesse et le respect de l’étiquette, la sincérité et le respect de la parole donnée, la loyauté absolue envers les supérieurs et enfin la défense de l’honneur, du nom et du clan. Selon ce code, les Bushi, et plus particulièrement les Samouraï, devaient observer une étiquette sévère et consacrer leur vie et leur esprit à une ou des activités ‘dépassant l’homme ordinaire’ et transcendant la vie et la mort. Le bushidô est une manière d’être, de se comporter envers ses semblables, et une fidélité absolue à une ligne de vie (autrefois à un maître, à un supérieur), qui faisait appel au respect de soi et des autres, quels qu’ils fussent, faibles ou forts, ainsi qu’à la maîtrise parfaite de son mental, de ses pulsions et de ses passions, afin de maintenir l’esprit en harmonie (Wa) avec l’univers. Il est évident que cet idéal n’était atteint que très rarement.

D’après Louis Frédéric, Dictionnaire des Arts Martiaux (éd. Félin).

26 mars 2006 7 26 /03 /mars /2006 19:45

Tsunetomo Yamamoto , était aussi connu sous le nom de Yamamoto Jocho, nom qu’il prit à son retirement.

 

 

 

Né le 12 juin 1656 à Katatae (une région du fief des Nabeshima, la préfecture de Saga), Yamamoto Tsunetomo entra aux ordres du clan Nabeshima à l’âge de 9 ans. Son seigneur était alors Mitsushige Nabeshima, troisième daimyo de cette région. Yamamoto lui fut dévoué pendant trente ans, jusqu’à la mort de ce dernier à l’âge de 69 ans, le 16 mai 1700. Yamamoto avait alors 42 ans.

Yamamoto ne commit pas tsuifuku, Mitsushige Nabeshima ayant exprimé son désaccord envers cette pratique. Par sympathie et loyauté, et parce qu’il était en désaccord avec les successeurs de son seigneur, Yamamoto demanda à se retirer et prit la tonsure, devenant moine bouddhiste dans les montagnes. Il se retira donc dans un petit ermitage appelé Kurotsuchibaru, à environ 12 kilomètres au nord du château de Saga, et vécut là-bas en semi réclusion. En 1710, un jeune samouraï du nom de Tashiro Tsuramoto commença à lui rendre visite. Jusqu’en 1716, Yamamoto lui conta ses pensées, et Tsuramoto arrangea ces paroles en un recueil nommé Hagakure, connu aussi comme . Trois ans plus tard, Yamamoto décédait.

Le fief des Nabeshima se situait sur l’île de Kyushu au sud-ouest du Japon. Le premier seigneur fut Naoshige Nabeshima (1538-1618). Son successeur fut son fils, Katsushige Nabeshima (1580-1657) ; Mitsushige Nabeshima prit sa suite. Bon nombre d’anecdotes se rapportent à ces trois hommes, rappellant à quel point le dévouement du samouraï était important et nécessaire pour l’accomplissement de la Voie. L’auteur exprime dans le livre ses plus profonds sentiments. Il apparaît comme un samouraï accompli, regardant la mort comme l’acte le plus abouti et le plus sincère qu’un guerrier puisse faire envers son maître. L’Hagakure n’est pas baigné d’une atmosphère sombre et glauque. Au contraire, les pensées de Yamamoto sont pures, toujours justifiées par l’idéal de servir au mieux le clan, sans avoir de doute ni de retenue dans les actions et les jugements.

Pendant des années, l’Hagakure est resté la propriété du clan Nabeshima. Yamamoto lui-même n’avait pas eu l’intention de le publier, et aurait exigé que tous les 11 chapitres composant le recueil soient jetés au feu, citant son propre père


"Après avoir lu des livres, il est mieux de les brûler ou les jeter. On dit que la lecture est l’apanage de la Cour Impériale, mais la Maison de Nakano est fondée sur des valeurs martiales, elle qui utilise le bâton de bois (de chêne) ".


Dans les années 1930, l’Hagakure est devenu le travail le plus représentatif du Bushido. Les Kamikaze durant la Seconde Guerre emportaient avec eux un exemplaire du recueil, un grand nombre de ces pilotes étant originaires de Saga.

Un de ces hommes composa un Haiku, en février 1945, à l’âge de 22 ans :

 

"Si seulement nous pouvions tomber (mourir) comme les fleurs de cerisier si pures et radieuses."

 

A retenir

Nous devrions nous préparer chaque jour à la mort pour que, lorsque le temps arrive, nous puissions mourir en paix. Il est stupide de se tourmenter à l’avance par de vaines chimères.

Se tranquilliser l’esprit chaque matin et imaginer le moment où l’on pourrait être déchiré et mutilé par des flèches, des armes, des lances et des sabres, emporté par la foudre, secoué par des tremblements de terre, mourant de maladie ou tué par un accident. Mourir chaque matin en son esprit, c’est ne plus craindre la mort.

 

 

 

                                                       La tombe de Yamamoto à Yaemachi

 

 

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Published by Shingen - dans Bibliographie
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