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BUSHIDÔ

BUSHIDÔ : Code d’honneur et de comportement social qui exigeait du guerrier, Bushi ou Samouraï – ce dernier étant d’un rang plus élevé –, le sens de la justice et de l’honnêteté, le courage et le mépris de la mort, la sympathie envers tous, la politesse et le respect de l’étiquette, la sincérité et le respect de la parole donnée, la loyauté absolue envers les supérieurs et enfin la défense de l’honneur, du nom et du clan. Selon ce code, les Bushi, et plus particulièrement les Samouraï, devaient observer une étiquette sévère et consacrer leur vie et leur esprit à une ou des activités ‘dépassant l’homme ordinaire’ et transcendant la vie et la mort. Le bushidô est une manière d’être, de se comporter envers ses semblables, et une fidélité absolue à une ligne de vie (autrefois à un maître, à un supérieur), qui faisait appel au respect de soi et des autres, quels qu’ils fussent, faibles ou forts, ainsi qu’à la maîtrise parfaite de son mental, de ses pulsions et de ses passions, afin de maintenir l’esprit en harmonie (Wa) avec l’univers. Il est évident que cet idéal n’était atteint que très rarement.

D’après Louis Frédéric, Dictionnaire des Arts Martiaux (éd. Félin).

21 mai 2006 7 21 /05 /mai /2006 13:46

"The Zen Way to the Martial Arts" de Taisen Deshimaru

"Esprit Zen Esprit Neuf" par Shunryû Suzuki

 



Shunryu Suzuki, de la lignée du Zen Soto, était un descendant spirituel direct du grand Dogen. En 1958, à cinquante-trois ans, maître zen déjà profondément respecté au Japon, Suzuki-roshi vint aux États-Unis et s'installa à San Francisco. Ceux qui voulaient se joindre à sa pratique firent éclore sous sa direction le groupe de méditation dit Zen Center qui a essaimé en sept centres, y compris le Zen Mountain Center, premier monastère zen hors d'Asie. Il était sans conteste l'un des plus influents maîtres zen de nos jours. Ce livre est né d'entretiens familiers, en Californie.

 

"L'Esprit Indomptable" par Takuan Soho



Dans leur ensemble, les trois écrits qui constituent cet ouvrage s'adressent à la classe des samouraïs, et ont pour objet d'unifier l'esprit du zen à l'esprit du sabre. Le conseil donné mêle les aspects pratiques, techniques et philosophiques qui président à toute confrontation et apportent à l'individu la connaissance de soi, qui deviendra à terme un art de vivre. En établissant clairement l'unité du zen et du sabre, Takuan a influencé les écrits de grands maîtres qui continuent à être lus et leurs préceptes à être appliqués ; c'est le cas du Heik-o Kadensho de Yagy-u Munenori et surtout du Gorin no Sho (Le Livre des Cinq roues) de Miyamoto Musashi. Le style de ces hommes varie, mais leurs conclusions s'imprègnent d'un haut niveau d'introspection et de compréhension, qu'elles soient exprimées en termes de «liberté et de spontanéité» par Musashi, ou «d'esprit ordinaire qui ne connaît aucune règle» par Munenori ou encore «d'esprit indomptable» par Takuan.


(autre ouvrage de Takuan Soho: "Mystère de la Sagesse Immobile")

 

 

"Le Sabre de Vie" par Yagyu Munenori

Le sabre de vie, de son titre japonais " Heihô Kadensho ", est un des trois grands classiques de l'escrime japonaise au côté du " Livre des cinq roues " de Miyamoto Musashi et du " Récit mystérieux de la sagesse immuable " (L'esprit indomptable) de Takuan Soho. Alors que Takuan Soho, en tant que moine, met dans son récit l'accent sur l'aspect spirituel de l'escrime, Miyamoto Musashi, escrimeur renommé, s'attache au côté pragmatique. Yagyiu Munenori tente d'emprunter la ligne étroite qui sépare les deux extrêmes en proposant à la fois une approche philosophique de fond sur la pratique et la pratique elle-même en l'illustrant d'exemples concrets. Le sabre de vie est pour celui qui s'intéresse à l'esprit du samouraï une source de connaissances indispensable.
YAGYU Munenori (1571-1646), fut sans doute le plus grand maître de sabre de la maison des shôguns Tokugawa. Fils du célèbre mettre de sabre fondateur de l'école Yagyù Shinkage-ryu, Yagyû Sekishusai Muneyoshi (1527-1606), il devint, sur recommandation de son père, le maître de sabre des shôguns Tokugawa leyasu (1542-1616), Hidetaka (1579-1632) et lemitsu (1604-1651). Issu de la petite noblesse de la région de Kyoto, Munemori fut anobli en 1636, prit le titre de Tajima-no-Kami et fut le bras droit de lemitsu allant jusqu'à contrôler, au nom du shôgun, les autres seigneurs. Il rencontra le célèbre moine Takuan Soho (1573-1645) à qui il inspira ses deux écrits Fudôchi-shinmyo-roku et Taiaki.


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Published by Shingen - dans Bibliographie
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