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BUSHIDÔ

BUSHIDÔ : Code d’honneur et de comportement social qui exigeait du guerrier, Bushi ou Samouraï – ce dernier étant d’un rang plus élevé –, le sens de la justice et de l’honnêteté, le courage et le mépris de la mort, la sympathie envers tous, la politesse et le respect de l’étiquette, la sincérité et le respect de la parole donnée, la loyauté absolue envers les supérieurs et enfin la défense de l’honneur, du nom et du clan. Selon ce code, les Bushi, et plus particulièrement les Samouraï, devaient observer une étiquette sévère et consacrer leur vie et leur esprit à une ou des activités ‘dépassant l’homme ordinaire’ et transcendant la vie et la mort. Le bushidô est une manière d’être, de se comporter envers ses semblables, et une fidélité absolue à une ligne de vie (autrefois à un maître, à un supérieur), qui faisait appel au respect de soi et des autres, quels qu’ils fussent, faibles ou forts, ainsi qu’à la maîtrise parfaite de son mental, de ses pulsions et de ses passions, afin de maintenir l’esprit en harmonie (Wa) avec l’univers. Il est évident que cet idéal n’était atteint que très rarement.

D’après Louis Frédéric, Dictionnaire des Arts Martiaux (éd. Félin).

17 juin 2007 7 17 /06 /juin /2007 18:35

Dans la logique, j’aurais du poster cet article avant celui du Kiri Tsuke. J’ai procédé ainsi après avoir échoué à plusieurs reprises en cours à effectuer une coupe potable. Je me suis replongé dans le livre de Pierre Delorme sur le Iaïdô pour me rappeler les principes de la coupe au sabre.

J’en reviens maintenant à l’autre action principale du Iaï : le dégainer.

 

 

Tout comme la coupe, l’action de dégainer le sabre ne doit pas se faire dans la précipitation. Selon Okada Morihiro « le sabre doit jaillir comme une source : au début, celle-ci sourd doucement ce n’est qu’un mince filet d’eau qui s’accélère et s’enfle sous sa propre force, sa propre énergie et jaillit de façon irrésistible. » Agir en un éclair n’est donc pas nécessaire. Que ce soit dans l’emploi des armes ou en taijutsu, en agissant précipitamment, à coup sûr on ratera l’action et la technique.

Lors du dégainé, le sabre est sorti du fourreau progressivement, et ce pour plusieurs raisons : effectué trop brusquement, le dégainé ferait éclater le fourreau ; d’autre part, on risquerait de se couper la main ; enfin si une grande vitesse est atteinte dès le début, l’impact ne sera pas le même : on arrêtera l’attaque d’une façon plus maladroite en se mettant en danger.

La lame est tirée en une accélération progressive afin que ce soit la pointe qui jaillisse. En dégainant immédiatement et rapidement, ce n’est plus le kissaki qui coupera : on lancera l’ensemble du sabre et non la pointe vers l’avant. « Il n’y a d’éclair que quand le sabre est déjà presque complètement dégainé. » De plus, comme il est souvent dit, il faut penser à vaincre d’abord par l’esprit que par la technique. Or, en dégainant trop rapidement, il n’est pas possible de préparer la menace, ou « seme ». La menace peut être vive sans être précipitée, et c’est seulement par une action posée que l’adversaire sera confronté à une menace oppressante, avançant de façon progressive et irrésistible. Unir l’esprit et le sabre ! En voulant aller trop vite, l’union ne peut se faire.

 

 

Pour dégainer :

A partir de la posture Seiza, on redresse les orteils, resserre les genoux tout en redressant les cuisses (mouvement lui même amorcé par le fait de dresser ses orteils sous ses fesses). Dans le même temps, on repousse la tsuba du pouce gauche. La main droite vient saisir la tsuka, doigts tendus en direction de l’adversaire, pouce vers le bas venant enserrer la poignée avec l’index. Le pommeau à cet instant doit être placé à hauteur de la hanchue droite. Dans la continuité, on tire la lame ; au premier tiers, on couche le fourreau horizontalement pour dégainer le reste à plat. Lorsque le sabre est presque entièrement dégainé, on tire le fourreau vers l’arrière toujours horizontalement, ce qui a pour effet d’effacer l’épaule gauche. On lance alors la pointe vers la gorge de l’adversaire, et à ce niveau le petit doigt et l’annulaire droits se referment sur la poignée pour contrôler le sabre. Tout en dégainant la pointe, on avance le pied droit (union sabre / corps)

 

 

Attention :

Lorsque la main droite vient saisir la poignée, les doigts de la main ne sont plus en menace et c’est le pommeau qui les remplace. Il faut donc éviter de baisser la tsuka avec la main gauche, offrant une ouverture à l’ennemi.

De même, éviter de croiser la jambe gauche derrière soit, ce qui disperse l’énergie et n’offre plus d’appui si on nous attaque.

 

 

Article conçu à partir de : « Iaïdo, le Tranchant du Sabre » par Pierre Delorme

A suivre : CHIBURI, l’action d’égoutter la lame

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Published by Shingen - dans Le Sabre Japonais
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