Partager l'article ! Poèmes et Pensées: "Pareil à la rosée j'apparais Pareil à la rosée je disparais. Telle est ma vie. Même la s ...
"Pareil à la rosée j'apparais
Pareil à la rosée je disparais.
Telle est ma vie.
Même la splendeur de Naniwa
N'est qu'un songe dans un songe"
Toyotomi Hideyoshi (Hideyoshi, Mary Elizabeth Berry)
"Même une longue vie de prospérité n'est qu'un verre de sake
Une vie de 49 ans est passée comme un rêve
Je ne sais pas ce qu'est la vie, ni la mort
Année après année, tout n'est que rêve.
Le Ciel comme l'Enfer sont laissés derrière;
Je me tiens dans le crépuscule du clair de lune
Libéré des vapeurs de l'attachement"
Uesugi Kenshin (Zen and Japanese Culture, Daisetz Teitarô Suzuki)
"Que l'on meure ou que l'on survive est la même chose
N'emmener personne avec soi est la seule différence.
Ah, que cela est plaisant! Deux réveils et un repos.
Ce rêve d'un monde fuyant! Les teintes rosées de l'aube précoce."
Tokugawa Ieyasu (The maker of modern Japan: the life of Tokugawa Ieyasu, Arthur Lindsay Sadler)
"Ces jours-ci
Mes pensées les plus profondes me rappellent
Un lever de soleil automnal
Quand l'appel du cerf
résonnait à travers les champs"
Fujiwara-no-Yoshitsune (Japanese death poems, Yoel Hoffmann)
"Ainsi la nuit tomba.
Hier aussi
Le soleil périclita
Derrière les pics des montagnes
Et les cloches sonnèrent"
Eifuku Mon'in (Japanese death poems, Yoel Hoffmann)
"La lune dans l'eau
Un soubresaut
Et elle s'écoule."
Oshima Ryota (Japanese death poems, Yoel Hoffmann)
"Sans savoir
Que mon corps repose
Sur les rochers du Mont Kamo
Mon amour m'attend."
Yosami-no-Otome (Japanese death poems, Yoal Hoffmann)
"Je ne fais qu'un avec cela, cela seulement.
Vous, mes disciples
Maintenez-le fermement.
Maintenant je peux prendre ma dernière inspiration."
Daibai (Zen poems of China and Japan, Lucien Stryk)
"Si nous vivions pour toujours, si les rosées d'Adashino ne disparaissaient jamais, que la fumée sur Toribeyama ne se dissipait jamais, les hommes ressentiraient peu la délicatesse des choses. La beauté de la vie réside dans son impermanence. L'homme vit le plus longtemps parmi toutes les choses vivantes - considérez l'épéhémère, la cigalle - et même une année vécue paisiblement semble longue. Cependant, pour des choses telles que l'amour du monde un millier d'années s'écouleraient comme le rêve d'une nuit."
Kenko Yoshida (Zen poems of China and Japan, Lucien Stryk)
"L'issue parfaite:
Il n'y a pas de passé, présent, futur.
Aube après aube, le soleil!
Nuit après nuit, la lune!"
Getsudo (Zen poems of China and Japan, Lucien Stryk)
"76 - faits
Dans cette vie -
Je n'ai pas recherché le paradis,
Je ne crains pas l'enfer.
J'étendrai ces os
Au-delà du Triple Monde
Sans passion, Imperturbé"
Shofu (Zen poetry: let the spring breeze enter, Lucien Stryk)
"Je sais que moi aussi
Je peux ne pas assister à demain;
Mais aujourd'hui au moins
Alors que mon soleil ne s'est pas encore couché
Mon chagrin va à quelqu'un d'autre."
Ki no Tsurayuki (Traditional japanese poetry: an anthology, Steven Carter)
Dans ce poème, l'auteur se lamente de la mort de Ki-no-Tomonori
"Pour les fleurs de cerisiers
Tomber comme de la neige
est assez triste.
Comment les brises qui soufflent
Se poposent-elles de les disperser?"
Oshikochi no Mitsune (Traditional japanese poetry: an anthology, Steven Carter)
"Même à Nara -
l'ancienne cité royale
Qui est une ancienne demeure -
Les fleurs sont arrivées à éclosion
dans les couleurs du passé."
Empereur Nara (Traditional japanese poetry: an anthology, Steven Carter)
Le général Akashi Gidayu écrivant un poème avant de se faire seppukku (estampe par Yoshitoshi)
traductions par Shingen
BUSHIDÔ : Code d’honneur et de comportement social qui exigeait du guerrier, Bushi ou Samouraï – ce dernier étant d’un rang plus élevé –, le sens de la justice et de l’honnêteté, le courage et le mépris de la mort, la sympathie envers tous, la politesse et le respect de l’étiquette, la sincérité et le respect de la parole donnée, la loyauté absolue envers les supérieurs et enfin la défense de l’honneur, du nom et du clan. Selon ce code, les Bushi, et plus particulièrement les Samouraï, devaient observer une étiquette sévère et consacrer leur vie et leur esprit à une ou des activités ‘dépassant l’homme ordinaire’ et transcendant la vie et la mort. Le bushidô est une manière d’être, de se comporter envers ses semblables, et une fidélité absolue à une ligne de vie (autrefois à un maître, à un supérieur), qui faisait appel au respect de soi et des autres, quels qu’ils fussent, faibles ou forts, ainsi qu’à la maîtrise parfaite de son mental, de ses pulsions et de ses passions, afin de maintenir l’esprit en harmonie (Wa) avec l’univers. Il est évident que cet idéal n’était atteint que très rarement.
D’après Louis Frédéric, Dictionnaire des Arts Martiaux (éd. Félin).
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