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BUSHIDÔ

BUSHIDÔ : Code d’honneur et de comportement social qui exigeait du guerrier, Bushi ou Samouraï – ce dernier étant d’un rang plus élevé –, le sens de la justice et de l’honnêteté, le courage et le mépris de la mort, la sympathie envers tous, la politesse et le respect de l’étiquette, la sincérité et le respect de la parole donnée, la loyauté absolue envers les supérieurs et enfin la défense de l’honneur, du nom et du clan. Selon ce code, les Bushi, et plus particulièrement les Samouraï, devaient observer une étiquette sévère et consacrer leur vie et leur esprit à une ou des activités ‘dépassant l’homme ordinaire’ et transcendant la vie et la mort. Le bushidô est une manière d’être, de se comporter envers ses semblables, et une fidélité absolue à une ligne de vie (autrefois à un maître, à un supérieur), qui faisait appel au respect de soi et des autres, quels qu’ils fussent, faibles ou forts, ainsi qu’à la maîtrise parfaite de son mental, de ses pulsions et de ses passions, afin de maintenir l’esprit en harmonie (Wa) avec l’univers. Il est évident que cet idéal n’était atteint que très rarement.

D’après Louis Frédéric, Dictionnaire des Arts Martiaux (éd. Félin).

18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 15:17

puce.gif Male Colors: the Construction of Homosexuality in Tokugawa Japan

de Gary Leupp

éditions University of California Press

 

http://i44.servimg.com/u/f44/11/14/75/51/male_c10.jpg

Certains d'entre vous trouveront le choix de ce mois surprenant. Pourtant, la culture japonaise est empreinte de ce qu'on appelle "nanchoku", "wakashudô", "nandô" ou encore "bidô", tous ces termes étant synonymes d'un amour impliquant exclusivement des hommes.

Il faut savoir que l'homosexualité durant les périodes historiques du Japon (et pas seulement la période Tokugawa!) n'était pas interdite; elle était tout à fait tolérée, et même encouragée, car considérée comme honorable. Il était viril de la part d'un homme de ne pas succomber à la tentation d'avoir des relations charnelles avec une femme; aussi l'amour entre hommes était très répandu et celui qui appréciait les femmes était parfois même considéré comme efféminé. Beaucoup de daimyô, de guerriers et d'hommes de la Cour possédaient des amants. Certains n'eureut même jamais de relations hétérosexuelles. Comme le dit l'auteur, n'est-il pas écrit dans l'Ise Monogatari, qui date de 951:

 

Je ne peux pas croire que

tu sois loin,

car je ne peux jamais t'oublier,

et donc ton visage

est toujours devant moi


Ce poème est écrit par un homme pour un de ses amis. Et ce n'est pas là le seul exemple que l'on peut trouver dans la littérature. Ainsi, selon Ijiri Suzuke (1482): "Dans notre empire du Japon, cette voie a fleuri depuis l'époque du grand maître Kobo. [...] Cette voie doit être vraiment respectée et ne doit jamais disparaître." Quelle étrange chose pour nous, Occidentaux. Et pourtant, l'amour mâle a toujours existé et fut toujours toléré, en premier lieu par la religion bouddhiste. Pour les moines, quelque soit la sexualité, l'important est qu'elle respecte les autres.

 

J'ai choisi cette oeuvre car elle s'inscrit dans le cadre de notre compréhension du Bushidô. Car pour ceux qui l'auraient oublié, Yamamoto Tsunetomo fait lui aussi référence à l'homosexualité dans son oeuvre, Hagakure. De ce fait, puisque cette sexualité semble avoir régit pendant longtemps les moeurs des guerriers et des nobles, elle est une source de connaissances et nous permet d'appréhender un peu plus l'esprit des hommes qui ont fait et construit le Japon.

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Published by Shingen - dans Bibliographie
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