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BUSHIDÔ

BUSHIDÔ : Code d’honneur et de comportement social qui exigeait du guerrier, Bushi ou Samouraï – ce dernier étant d’un rang plus élevé –, le sens de la justice et de l’honnêteté, le courage et le mépris de la mort, la sympathie envers tous, la politesse et le respect de l’étiquette, la sincérité et le respect de la parole donnée, la loyauté absolue envers les supérieurs et enfin la défense de l’honneur, du nom et du clan. Selon ce code, les Bushi, et plus particulièrement les Samouraï, devaient observer une étiquette sévère et consacrer leur vie et leur esprit à une ou des activités ‘dépassant l’homme ordinaire’ et transcendant la vie et la mort. Le bushidô est une manière d’être, de se comporter envers ses semblables, et une fidélité absolue à une ligne de vie (autrefois à un maître, à un supérieur), qui faisait appel au respect de soi et des autres, quels qu’ils fussent, faibles ou forts, ainsi qu’à la maîtrise parfaite de son mental, de ses pulsions et de ses passions, afin de maintenir l’esprit en harmonie (Wa) avec l’univers. Il est évident que cet idéal n’était atteint que très rarement.

D’après Louis Frédéric, Dictionnaire des Arts Martiaux (éd. Félin).

21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 17:55

Torii Sune'emon Katsutaka (1540 -  1575 période Sengoku) fut un ashigaru au service de la famille Okudaira, vassale des Tokugawa.


Pour en venir à l'acte de bravoure dont Torii Sune'emon fit preuve à la bataille de Nagashino, il faut au préalable expliquer le contexte de cette bataille.
Le seigneur de Torii était en 1575 Okudaira Sadamasa, fils d'Okudaira Sadayoshi. Les Okudaira étaient loyaux aux Tokugawa. Forcés de rejoindre les forces du clan Takeda vers 1572, ils rompirent pourtant cette alliance à la mort de Takeda Shingen, ce que le fils de Shingen, Katsuyori ne leur pardonna jamais. La femme de Sadamasa et son fils furent crucifiés en punition de cette trahison.
La rébéllion des Okudaira fut un des antécédents de la bataille de Nagashino. Cependant, l'intérêt principal pour Katsuyori dans cette guerre était de prendre la place forte d'Okazaki, capitale de la province de Mikawa, où se situaient les quartiers généraux de Tokugawa Ieyasu.


Le 30 mai 1575, les forces des Takeda (soit 15 000 hommes) quittèrent le fief de Kofu pour marcher vers la province de Mikawa. Cette décision prise par Katsuyori allait à l'encontre de la volonté des 24 grands généraux de Shingen, qui combattaient encore Uesugi Kenshin au nord, mais également de celle de son propre père qui avait fait promettre à ses vassaux d'abandonner son œuvre conquérante à sa mort. Le jour précédent leur départ marquait d'ailleurs la date d'anniversaire de la mort de Takeda Shingen et les hommes étaient allés prier au temple de Shingen. Cependant, la volonté irrépressible de Katsuyori de surpasser son père mena son clan à sa perte, malgré toutes les prières effectuées ce jour.
Katsuyori pensait pouvoir sérieusement battre le clan Tokugawa: il avait soudoyé dans l'administration un homme de haut rang, nommé Oda Yashiro. Ce dernier avait une telle importance dans les affaires financières des Tokugawa et une telle intégrité, que nul n'aurait pu prévoir le complot. Le château d'Okazaki étant également tenu par le fils de Tokugawa Ieyasu. Katsuyori pensait donc sa réussite certaine, Tokugawa Ieyasu étant absent. Mais avant même que Katsuyori n'arrive à Okazaki, son complot fut découvert et Oga Yashiro fut mis à mort.  Katsuyori apprit la nouvelle alors qu'il se trouvait dans les environs d'Asuke. Réalisant qu'il ne pouvait plus attaquer Okazaki, il bifurqua vers Tsukude à l'est. Arrivé au fleuve Toyokawa, il continua vers le sud. Il brûle le 13 juin les forteresses de Nirengi et Ushikubo qui faisaient office de défense pour le château de Yoshida. Arrivé à Yoshida même, quelle ne fut pas sa surprise d'apprendre que Tokugawa Ieyasu se tenait lui aussi dans la place! Ieyasu avait anticipé ses mouvements, et jugeant que le château de Yoshida serait la seconde cible de Katsuyori, il avait laissé la place forte d'Okazaki à son fils pour partir en hâte (judicieusement) avec 7000 hommes.
Il apparut vite évident que le siège de Yoshida demanderait du temps à Katsuyori, qui craignait d'être attaqué par l'arrière. Les Takeda abandonnèrent donc cette campagne et se tournèrent vers un autre objectif. Bien que répugnant à laisser les châteaux de Noda et de Tsukude derrière lui, il dirigea dès lors son attention vers la dernière place forte située sur le fleuve, espérant enfin arracher une victoire et un prix dans cette campagne mal engagée. Il s'agit du château de Nagashino, tenu par une petite garnison des Tokugawa et commandée par un ennemi haït de Katsuyori: Okudaira Sadamasa. L'intérêt tactique de cette place est des plus manifestes: elle constitue un accès au fief des Takeda et menace les lignes de ravitaillement du clan.


http://i44.servimg.com/u/f44/11/14/75/51/suneem11.jpgLe siège débute le 17 juin 1575 et dure quatre jours. Les 500 hommes d'Okudaira tiennent bon. Malheureusement, les Takeda arrivent à former une brèche dans le mur d'enceinte. Okudaira est menacé par la famine. Les hommes peuvent difficilement sortir, encerclés par l'ennemi qui a tendu des filets dans la rivière afin d'empêcher toute percée.
Entre temps, Tokugawa et son allié Oda se rejoignent à Okazaki le 23 juin. Peu avant ce même jour, à minuit, un homme du nom de Torii Sune'emon va entrer dans la légende pour son héroïsme. Devant l'urgence de la situation, Torii se dévoue pour aller chercher de l'aide en franchissant les lignes ennemies. Il souhaite demander des renforts à Tokugawa Ieyasu. Torii se glisse jusqu'à la rivière le soir du 22 juin, où il se créé un passage, nageant dans le fleuve sans bruit (voir estampe de gauche, par Yoshitoshi - série "Twenty Four Parangons of Imperial Japan") et sectionnant les filets tendus dans les eaux. Le lendemain, il allume un bûcher sur le mont Gambo pour signaler à la garnison qu'il a pu passer sans encombre. Il continue ensuite son chemin pour rejoindre Okazaki. Là, il est accueilli chaleureusement et est félicité pour son geste. Il rapporte que la garnison est sur le point de tomber et qu'avant qu'il ne quitte le château, son maître Okudaira Sadamasa était sur le point de commettre seppuku pour sauver la vie de tous ses hommes. Tokugawa et Oda promettent de faire avancer leurs troupes le jour suivant.
Torii Sune'emon s'en repart pour son voyage de retour. Afin d'informer la garnison que l'aide est en chemin, il allume trois nouveaux bûchers. A ce moment là, il prend la décision de ne pas attendre les renforts sur la colline mais de retourner au château par la voie empruntée lors de son départ. Malheureusement, les Takeda avaient remarqué les bûchers brûlant sur les hauteurs et en avaient conclu que quelqu'un s'était échappé. Aussi avaient-ils décidé de tapisser les rives du fleuve de sable et d'accrocher des cloches aux filets. C'est ainsi que Torii fut repéré et capturé pour être amené devant Katsuyori.
Ce dernier se propose d'épargner Sune'emon si le soldat accepte de rejoindre les rangs des Takeda. Torii ne refuse pas l'offre, mais suspicieux, Katsuyori lui demande de prouver son allégeance en allant crier aux remparts qu'aucune aide ne doit venir et qu'il vaut mieux se rendre. Torii se place donc face aux murs, entouré d'hommes le menaçant de leurs lances, mais hurle que les renforts sont en route et qu'il faut tenir! Cette audace lui coûte la vie. On ne sait pas exactement s'il fut crucifié avant cette déclaration ou après, mais le résultat fut le même: il mourut à Nagashino.

 

http://i44.servimg.com/u/f44/11/14/75/51/crucif11.jpgL'acte de bravoure de Torii Sune'emon émut Ochiai Michihisa, vassal des Takeda (qui devint plus tard celui des Tokugawa).  Ce dernier peignit sur son drapeau l'image de Torii crucifié, image que sa famille continue à porter encore de nos jours sur son mon. Son drapeau est conservé à la bibliothèque de l'Université de Tokyo (voir photo de gauche).
Après la bataille, remportée par les forces conjointes de Tokugawa et d'Oda, la famille de Torii (qui n'était qu'un simple ashigaru, rappelons-le), fut promue et intégra la classe des samuraï jusqu'à la fin de la période Edo.
Une station de gare a également été ouverte en 1923 tout près de l'endroit où Sune'emon fut exécuté, et porte le nom de "station Torii".

 

Afin de conclure cet article, voici la traduction partielle du chapitre intitulé L'Héroïsme de Torii Katsutaka, dans le livre Monogatari: Tales from Old and New Japan, de Don C. Seitz, traitant de cet épisode (traduction par Shingen):

 

"C'était la fin du mois d'Avril dans la troisième année de Tensho (1575). Takeda Katsuyori, seigneur de Kai, sachant son ennemi féodal, Sadayoshi, absent, jugea qu'il s'agissait là d'une bonne opportunité pour attaquer son bastion; et, de ce fait, à la tête de 28 000 hommes, fondit soudainement sur le château et l'encercla. Postant ses quartiers généraux sur une colline opposée à l'entrée principale, il l'investit de tous côtés, continuant jour et nuit ses assauts contre le mur, afin qu'il puisse tomber, si possible, entre ses mains avant que le seigneur de Sadayoshi, Tokugawa Ieyasu, ou que le puissant allié de ce dernier, Oda Nobunaga, ne puisse venir en renfort.

Après deux semaines, quelques 300 hommes des défenseurs avaient été tués, ou si sérieusement blessés qu'ils étaient dans l'incapacité d'apporter une quelconque aide; et bien qu'ils avaient économisé la nourriture, il en restait à peine pour deux jours de plus. Dans cette situation critique, Sadamasa regroupa tous ses hommes et avec courage  et détermination s'adressa à eux ainsi:

"Mes hommes" dit-il, "je ne pourrais jamais trop louer votre bravoure et votre dévotion, et je vous remercie. Mais la chance est contre nous et le château doit être abandonné. Nous sommes presque à cours de munitions et nous n'avons de la nourriture que pour deux jours de plus. Envoyer de l'aide est impossible, l'ennemi guettant avec attention toute sortie. Je vais envoyer un émissaire aux Takeda demandant à ce que vous puissiez tous partir sans encombres, alors que je commettrai moi-même seppuku."

Sadamasa arrêta de parler, mais avant que le son de son discours solennel ne meure, une voix retentissante le prit au mot depuis le fond.

"Commettez-donc seppuku mon seigneur! Il est trop tôt pour parler d'une mesure aussi désespérée! Avec votre permission, je me faufilerai au-travers des lignes ennemies et mobiliserai des renforts avant qu'il ne soit trop tard."

"Est-ce Katsutaka qui parle? Mon brave ami, j'apprécie ton désir, mais l'idée est quelque peu infaisable. Comment un rat pourrait-il, et encore moins un géant tel que toi de plus de six pieds, passer à travers les lignes ennemies sans être vu, et en supposant qu'un tel miracle se produise, comment une armée pourrait-elle nous rejoindre à temps pour nous éviter de mourir de faim? Ce n'est pas sans une profonde considération que j'en suis venu à la conclusion dont je viens juste de vous informer. Ton projet est impossible. "
"Pas vraiment, mon seigneur", Katsutaka parla calmement comme un homme qui a pleinement fait son choix et qui sait ce qu'il est sur le point de faire. "Comme vous le savez, je suis bon nageur, et je suis fort. Je traverserai la rivière dans l'obscurité et me dépêcherai à grande vitesse de retrouver son Excellent le Seigneur Tokugawa, je lui exposerai notre besoin et lui demanderai l'envoi urgent de troupes pour disperser les assiégeants. J'ai bien réfléchit au problème. Je peux y arriver."

"Voilà qui est vaillamment conçu et vaillamment parlé, Katsutaka! Et bien, les maladies désespérées en appellent à des remèdes désespérés. Tu ne peux qu'échouer et nous ne nous en trouverions pas plus mal qu'avant. Vas, mon ami, et puisse la chance t'aider!" Il fit une pause, car l'émotion l'empêchait de parler; puis, retrouvant sa voix, il continua: "Si tu parviens à t'échapper comme tu l'espères, il est nécessaire que nous le sachions afin que nous tenions jusqu'à la dernière minute. Comment peux-tu nous informer de cela?"

"Facilement, mon seigneur. Je monterai au sommet du mont Funatsuki et ferai monter de la fumée comme signal. A partir de là jusqu'à Okazaki où le Seigneur Tokugawa réside il y a une distance de seulement 23 miles ou presque. Je devrais arriver à son château vers midi demain, et ayant délivré mon message repartirai sans délai".
"Et comment peux-tu nous avertir de l'arrivée de renforts?"
"A minuit, après-demain, je serai de retour et à nouveau, je vous enverrai un signal avec de la fumée. Une colonne de fumée signifiera que les troupes de Son Excellence le Seigneur Tokugawa viennent seules; deux colonnes signifieront qu'elles sont accompagnées par celles du Seigneur Oda; et trois signifieront que l'armée de Son Excellence à été rejointe par les deux seigneurs Oda – une armée alliée de trois divisions".

"Peux-tu d'une façon ou d'une autre nous informer du nombre de troupes?"

"Rien de plus facile, mon seigneur. Un tir vous dira que 10 000 troupes arrivent; deux tirs, 20 000 troupes; trois tirs, 30 000 troupes. N'ayez aucune crainte, mon seigneur. Je suis confiant dans ma réussite".

"Que le Ciel supporte ton esprit héroïque, Katsutaka! Quand proposes-tu de commencer?"

"Avec votre permission, aussi tôt qu'il fera nuit, mon seigneur. Il n'y a pas de temps à perdre. Adieu!"

"Reste, mon ami. Je vais te donner quelque chose avant que tu partes. Regardes par ici".

Katsutaka s'approcha plus près et son maître lui remit dans ses mains une boîte d'encens coûteux et un sabre de valeur.

"Cet encens est un trésor de famille, ayant été transmis par notre ancêtre, le Prince Tomohira, le septième fils de l'Empereur Murakami; et ce sabre est un autre héritage – un célèbre sabre de Sadamune. Prends ces objets comme une faible reconnaissance pour ta bravoure et ta loyauté".

Avec un profond respect le soldat reçut les précieux cadeaux.

"Votre seigneurie est trop bonne envers son humble serviteur. J'accepte votre générosité avec une profonde gratitude."

"Reste encore, Katsutaka! Je dois te témoigner mon amitié en buvant une coupe d'adieu".

Deux coupes et une bouteille de sake furent amenées. Katsutaka exécuta ensuite une danse guerrière en chantant en même temps un air martial. Il partit ensuite pour effectuer les quelques préparations nécessaires à sa périlleuse entreprise, laissant tous ceux qui étaient assemblés, officiers et hommes, pleins d'admiration pour son héroïsme.

Revêtu du plus simple appareil et avec un petit paquet emballé dans un papier huilé imperméable dans sa main, dans le calme de la nuit, Katsutaka passa la poterne d'entrée et rampa jusqu'à la rive du fleuve Iwashiro qui s'écoulait à peu de distance du château. La saison des pluies étant déjà commencée, le courant était beaucoup plus enflé et le rapide courant dans ses lacets se jetait furieusement contre les berges. Katsutaka se cacha parmi les haurs roseaux qui grandissaient sur le bord et jeta un œil inquisiteur dans chaque direction. La pleine lune, émergeant d'un tas de nuages, rendit la nuit presque aussi claire que le jour; et à son grand désarroi, l'aventurier découvrit qu'un filet de larges et fines cordes auxquelles étaient attachés d'innombrables battants avaient été tendues en travers du courant et qu'une ligne rapprochée de sentinelles était en garde sur le rivage opposé. Lorsque quelque chose venait à toucher les cordes les battants vibreraient bruyamment "gara-gara, gara-gara", et à chaque vibration, les sentinelles étaient en alerte avec des torches pour découvrir la raison du bruit.

 

http://i44.servimg.com/u/f44/11/14/75/51/suneem10.jpg

Sune'emon par Yoshitoshi


Devant cette difficulté inattendue, Katsutaka se trouva grandement surpris. Comment pouvait-il traverser la rivière en faisant face à de telles vigilantes précautions. Pour rajouter à son désarroi, il vit se balancer langoureusement dans la douce brise un umajirushi ou "insigne de cheval" ainsi qu'un drapeau, tous deux portant le blason qu'il savait appartenir à Baba Nobufasa qui était considéré le plus capable de tous les généraux vétérans de l'armée adverse.

"Je suis certainement sous une mauvaise étoile" gémit Katsutaka. "Avec Baba Nobufasa chargé de ce côté, il m'est pratiquement impossible de traverser la rivière et de passer la rive. Mais je n'abandonnerai pas sans faire de mon mieux, et il se peut que je trouve un moyen de finalement distraire leur vigilance".

Il déchira un roseau et était sur le point de le lancer dans la rivière quand il fut frappé par le fait que si la racine portait encore de la terre, le sagace Nobufasa en conclurait que quelqu'un était en train de se cacher dans le voisinage et ordonnerait à ses soldats d'effectuer une sérieuse recherche. Cela serait fatal  à son entreprise. De ce fait, il lava la boue et jeta le roseau dans le courant" […]

 

Le texte continue encore sur plusieurs pages et sa traduction ferait de cet article un long billet indigeste. C'est pourquoi je vous invite à lire le livre de Don C.Seitz, car vous y trouverez des détails intéressants (bien que le texte soit en anglais) sur les agissements de Torii Sune'emon, sur son entretien avec Tokugawa Ieyasu et sur la façon dont Takeda Katsuyori pensa berner Okudaira Sadamasa avec ses fausses lettres…

Voici tout de même les derniers mots criés par Torii Sune'emon près des remparts de Nagashino:

"Ecoutez, mon seigneur et camarades. Ce que je vous dis est la vérité. Le Seigneur Tokugawa et les deux Seigneurs Oda, avec une armée alliée de 70 000 hommes font hâte pour vous secourir. Ils seront là demain sans faillir. Les lettres-flèches sont complètement fausses. Restez confiants!"

Et la mort de Torii ne se fit pas attendre par ses paroles, mais de cela, il avait pleinement conscience.

 

 

http://i44.servimg.com/u/f44/11/14/75/51/torii_11.jpgSune'emon se tenant devant les remparts, estampe par Yoshitoshi

 


Sources:

Nagashino 1575: slaughter at the barricades, de Stephen R. Turnbull

The Samurai: a military history, de Stephen R. Turnbull

 

 

 

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