Le Bushido

Je n'ai pas de parents; je fais du Ciel et de la Terre mes parents.
Je n'ai pas de pouvoir divin; je fais de l'honnêteté ma force.
Je n'ai pas de ressources; je fais de l'humilité mon expédient.
Je n'ai pas de don magique; je fais de ma force d'âme mon pouvoir magique.
Je n'ai ni vie ni mort; je fais de l'Eternel ma vie et ma mort.
Je n'ai pas de corps; je fais de mon courage mon corps.
Je n'ai pas d'yeux; je fais de l'éclair du tonnerre mes yeux.
Je n'ai pas d'oreilles, je fais du bon sens mes oreilles.
Je n'ai pas de membres; je fais de la vivacité mes membres.
Je n'ai pas de projet; je fais de l'opportunité mon dessein.
Je ne suis pas un prodige; je fais du respect du Dharma mon miracle. 
Je n'ai pas de principes; je fais de l'adaptabilité à toutes choses mon principe. 
Je n'ai pas d'amis; je fais de l'esprit mon ami.
Je n'ai pas d'ennemis; je fais de la distraction mon ennemi.
Je n'ai pas d'armure; je fais de la bienveillance et de la rectitude mon armure.
Je n'ai pas de forteresse; je fais de la "sagesse immuable de l'esprit" ma forteresse.
Je n'ai pas d'épée; je fais du "silence de l'esprit" mon épée.


source: "Aijidô, un art martial, une autre manière d'être" - André Protin citant un texte anonyme du XIV° siècle


L'auteur précise:


"Bien que mis par écrit, le "crédo du samouraï" ne fut jamais une théorie de la conduite humaine, ni un code d'honneur où étaient répertoriés vertus et défauts. Le bushidô, s'il n'était à proprement parler une doctrine, puisait sa substance dans tous les courants de pensée qui pénétrèrent au Japon. Dans son application, il mettait l'accent sur l'attitude mentale à avoir au combat et dans la vie - il est vrai qu'à certaines périodes le combat et la vie se confondaient aisément - autant que sur les qualités morales indispensables dans les relations entre les hommes [...]"



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Texte Libre

BUSHIDÔ : Code d’honneur et de comportement social qui exigeait du guerrier, Bushi ou Samouraï – ce dernier étant d’un rang plus élevé –, le sens de la justice et de l’honnêteté, le courage et le mépris de la mort, la sympathie envers tous, la politesse et le respect de l’étiquette, la sincérité et le respect de la parole donnée, la loyauté absolue envers les supérieurs et enfin la défense de l’honneur, du nom et du clan. Selon ce code, les Bushi, et plus particulièrement les Samouraï, devaient observer une étiquette sévère et consacrer leur vie et leur esprit à une ou des activités ‘dépassant l’homme ordinaire’ et transcendant la vie et la mort. Le bushidô est une manière d’être, de se comporter envers ses semblables, et une fidélité absolue à une ligne de vie (autrefois à un maître, à un supérieur), qui faisait appel au respect de soi et des autres, quels qu’ils fussent, faibles ou forts, ainsi qu’à la maîtrise parfaite de son mental, de ses pulsions et de ses passions, afin de maintenir l’esprit en harmonie (Wa) avec l’univers. Il est évident que cet idéal n’était atteint que très rarement.

D’après Louis Frédéric, Dictionnaire des Arts Martiaux (éd. Félin).

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