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Nihon-no-kotowaza
Proverbes Japonais



Ikihaji kaku yori, shinu ga mashi
Mieux vaut mourir que de vivre dans la honte



Senri no kô mo ippo yori hajimaru
Un voyage de mille lieues commence par un seul petit pas



Ame futte ji katamaru
L'adversité forge le caractère



Nana korobi Ya oki
Tombe sept fois, relève-toi huit



Oshieru wa manabu no nakaba nari
Enseigner, c'est apprendre



Ryooyaki kuchi ni nigachi
Un bon conseil est souvent désagréable et difficile à entendre. Parfois, la dure vérité est le meilleur remède



Fugen jikko
Rester silencieux et mettre en pratique



Tada yori takai mono wah nai
Rien n'est plus cher qu'un cadeau offert librement



Jigo Jitoku
Le karma et ses conséquences (comme on fait son lit, on se couche)



Kunshi Kyohen
Un sage changera toujours d'avis

Bibliographie

Dimanche 19 mars 2006

Pour comprendre les valeurs et les fondements du Bushido, une liste exhaustive d'ouvrages à lire:

 

 Hagakure: le Livre Secret des Samouraï, de Yamamoto Tsunetomo


 Bushido, The Way of the Samuraï de Justin F. Stone -en anglais (explication de l'Hagakure, apportant des éclaircissement sur certains passages du recueil de Tsunetomo)


Le Traité des Cinq Roues (Gorin no Sho), de Miyamoto Musashi


Musashi, d'Eiji Yoshikawa - en anglais (sur le vie de Miyamoto Musashi), paru en français sous les titre de La Pierre et le Sabre


L'art de la Guerre, de Sun-Tzu

 

Bushido, d'Inazo Nitobe

 

Le Code d'Honneur du Samouraï, de Thomas Cleary

 

Par Shingen
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Dimanche 19 mars 2006

"Concerning martial valor, merit lies more in dying for one's master than in striking down the enemy."

 

Cette citation tirée de l'Hagakure résume l'ensemble du traité de Yamamoto: c'est un guide centré sur la façon de vivre et de mourir.

A partir des deux paragraphes d'ouverture, l'Hagakure fournit un puissant message destiné à l'esprit du samouraï. Il offre des croyances difficiles à saisir pour nos esprits occidentaux, pourtant fascinants dans leur poursuite de service absolu.

Né en 1659, Tsunetomo Yamamoto a dévoué sa vie au service de son maître, le Shogun Mitsushige Nabeshima et son clan, réussissant à s'élever au rang de respecté samouraï. A la mort de son maître en 1700, Yamamoto renonce au monde et se retire en hermitage. Pendant sa retraite, un ami proche et disciple de Yamamoto va recueillir les pensées de son maître. Bien que Yamamoto demanda à ce que le travail ne soit jamais publié, l'Hagakure ("Dissimulé Derrière les Feuilles"), a survécu, en infuencant le développement d'une culture et servant de base au Bushido, la Voie du Samouraï.

Ici sont rapportés des extraits du livre Bushido, The Way of the Samuraï (de Justin F. Stone, éditions SQUAREONE CLASSICS), qui constitue une explication de texte de l'Hagakure. Bushido reprend certains passages importants et marquants de l'Hagakure pour mieux les développer.

 

                         

 

"I have found the essence of Bushido: to die! In other words, when you have a choice between life and death, then always choose death: this is all that you must remember. It is neither troublesome or difficult. You have only to go on with a clenched stomach. Any other ideas are unnecessary and futile"

 

How can you reform others if you disgrace them?

It is of utmost importance to admonish others with the intention of helping them to overcome their faults; and not put others to shame, which is the same as abuse or insult.

 

People you can trust

If you abandon those who have made blunders, you cannot hope to make great people out of them. It is those who have never made a mistake who are in great danger.

 

Models to imitate

Even a bad calligraphy (handwritting) will be fairly improved if a good model is used for imitation.
Also, you have better take one good, strong point from each person and construct one good model out of individual merits.

 

Friend's loyalty

Of those who once helped you, you must not drift apart from them throughout your life. It is in these unfortunate circumstances that your friend's sincerity is made clear.

 

The Liked and the Disliked

Those who like to be of help to others who even take delight in humbling themselves to work under the authority of their own colleagues - surely they are liked.

 

Consulting others

If you judge and manage every affair while depending only on your own small learning and wisdom, ou will fall contrary to the Way of Heaven and become partial and evil. Be eager to be given advice and talk to other persons not involved in your problem. They are impartial standpoints and will prevent you from lack of warning. You won't repeat wrongdoings the rest of your life.

 

Handlings difficulties

If the water rises, the ship rises too.

 

To win is to overcome yourself

Hyogo Narutomi once said: "to win is to overcome your own side. To win, your own side must overcome itself. To win one's self is to overcome the body with the mind. Unless you train your spirit and your body every day to such an extent that there is none comparable to you among the tens of thousands of samuraï on your side, it will be impossible for you to defeat your enemies.

 

Success and failure

Small mistakes do not spoil a great accomplishment. Only those who have made some mistakes can also accomplish great works. If you have great principles, your small faults can easily be justified.

 

 

Par Shingen
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Dimanche 19 mars 2006

Souvenez-vous: vivre sans regret, c'est éviter la honte. Ce que l'on fait dans la vie doit être assumé et prendre la responsabilité de ses actes permet de ne pas regretter les choix faits et les actions prises. Ainsi, vous n'aurez jamais honte de ce que vous êtes. Tel est l'enseignement de l'Hagakure.

 

Par Shingen
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Dimanche 26 mars 2006

Yamamoto Tsunetomo, était aussi connu sous le nom de Yamamoto Jocho, nom qu’il prit à son retirement.

 

 

Né le 12 juin 1656 à Katatae (une région du fief des Nabeshima, la préfecture de Saga), Yamamoto Tsunetomo entra aux ordres du clan Nabeshima à l’âge de 9 ans. Son seigneur était alors Mitsushige Nabeshima, troisième daimyo de cette région. Yamamoto lui fut dévoué pendant trente ans, jusqu’à la mort de ce dernier à l’âge de 69 ans, le 16 mai 1700. Yamamoto avait alors 42 ans.

Yamamoto ne commit pas tsuifuku, Mitsushige Nabeshima ayant exprimé son désaccord envers cette pratique. Par sympathie et loyauté, et parce qu’il était en désaccord avec les successeurs de son seigneur, Yamamoto demanda à se retirer et prit la tonsure, devenant moine bouddhiste dans les montagnes. Il se retira donc dans un petit ermitage appelé Kurotsuchibaru, à environ 12 kilomètres au nord du château de Saga, et vécut là-bas en semi réclusion. En 1710, un jeune samouraï du nom de Tashiro Tsuramoto commença à lui rendre visite. Jusqu’en 1716, Yamamoto lui conta ses pensées, et Tsuramoto arrangea ces paroles en un recueil nommé Hagakure, connu aussi comme . Trois ans plus tard, Yamamoto décédait.

Le fief des Nabeshima se situait sur l’île de Kyushu au sud-ouest du Japon. Le premier seigneur fut Naoshige Nabeshima (1538-1618). Son successeur fut son fils, Katsushige Nabeshima (1580-1657) ; Mitsushige Nabeshima prit sa suite. Bon nombre d’anecdotes se rapportent à ces trois hommes, rappellant à quel point le dévouement du samouraï était important et nécessaire pour l’accomplissement de la Voie. L’auteur exprime dans le livre ses plus profonds sentiments. Il apparaît comme un samouraï accompli, regardant la mort comme l’acte le plus abouti et le plus sincère qu’un guerrier puisse faire envers son maître. L’Hagakure n’est pas baigné d’une atmosphère sombre et glauque. Au contraire, les pensées de Yamamoto sont pures, toujours justifiées par l’idéal de servir au mieux le clan, sans avoir de doute ni de retenue dans les actions et les jugements.

Pendant des années, l’Hagakure est resté la propriété du clan Nabeshima. Yamamoto lui-même n’avait pas eu l’intention de le publier, et aurait exigé que tous les 11 chapitres composant le recueil soient jetés au feu, citant son propre père " Après avoir lu des livres, il est mieux de les brûler ou les jeter. On dit que la lecture est l’apanage de la Cour Impériale, mais la Maison de Nakano est fondée sur des valeurs martiales, elle qui utilise le bâton de bois (de chêne) ".

Dans les années 1930, l’Hagakure est devenu le travail le plus représentatif du Bushido. Les Kamikaze durant la Seconde Guerre emportaient avec eux un exemplaire du recueil, un grand nombre de ces pilotes étant originaires de Saga.

Un de ces hommes composa un Haiku, en février 1945, à l’âge de 22 ans :

Si seulement nous pouvions tomber (mourir) comme les fleurs de cerisier si pures et radieuses.

 

 

A retenir :

Nous devrions nous préparer chaque jour à la mort pour que, lorsque le temps arrive, nous puissions mourir en paix et qu’il apparaisse que cela n’est pas si terrible que nous l’imaginions. Il est stupide de se tourmenter à l’avance par de vaines chimères.

Se tranquilliser l’esprit chaque matin et imaginer le moment où l’on pourrait être déchiré et mutilé par des flèches, des armes, des lances et des sabres, emporté par la foudre, secoué par des tremblements de terre, mourant de maladie ou tué par un accident. Mourir chaque matin en son esprit, c’est ne plus craindre la mort.

 

 

La tombe de Yamamoto à Yaemachi

 

Par Shingen
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Dimanche 7 mai 2006

Une petite réflexion sur le Traîté de Musashi.

En parcourant le net, j'ai pu lire quelques commentaires sur le livre, des commentaires montrant la déception de certains lecteurs sur le contenu de l'oeuvre (contenu plus pratique que philosophique).

Il faut se rappeler qu'à l'époque de Musashi, la victoire était impérative dans la mesure où la défaite entraînait le déshonneur. Pour arriver à la victoire, la Pratique était donc essentielle. Musashi fait ici essentiellement référence à la Voie de la Tactique. On sait que le Traité des Cinq Roues est une oeuvre largement stratégique. Mais n'importe quelle Voie n'est-elle pas aussi bonne à prendre, si elle est exercée justement? Le fait que Musashi fasse référence en permanence à la Tactique ne signifie pas qu'elle soit l'unique Voie. La Voie du Thé (Chadô), la Voie du Zen (Zendô), la Voie de la Calligraphie (Shodô), la Voie des Fleurs (Kadô).. étaient pratiquées par les samouraï.
Bien sûr, Musashi met plus en avant la Pratique de la Tactique. Or n'est-elle pas la Voie même du samouraï ("La Tactique est la Loi du samouraï") ? La persévérance, l'endurance, l'entraînement et le renoncement de soi qu'implique cette Pratique passent par une spiritualité (même militaire).

La Voie de la Tactique est essentielle à la victoire. Il faut remporter la bataille par tous les moyens: l'étude des conditions géographiques et climatiques, la connaissance des différentes écoles de sabres (ce qui implique l'étude de leurs qualités et défauts)... Certaines personnes ne voient aucune spiritualité dans cette approche. Pourtant, il est facile de se perdre dans cette Voie si on ne la pratique pas en respectant certains principes. Penser par exemple qu'elle est l'Unique voie est une erreur. Musashi le précise. S'exercer dans un seul art est une erreur. Car toutes les Voies sont complémentaires.  Si l'on ne s'entraîne que dans un domaine, certes, on excellera dans cette voie mais des lacunes surviendront par ailleurs.

Musashi ne dit-il pas "J'ai appliqué les principes de la Tactique à tous les arts. En conséquence, dans aucun domaine je n'ai de maître" et "L'escrime n'est qu'une forme de la Tactique" ?

Il faut s'exercer en tout. Bien sûr, la Tactique est cruciale; elle l'est d'autant plus qu'elle donne un avantage psychologique et stratégique sur l'ennemi. Si par la Tactique, vous anticipez les intentions de l'ennemi alors l'équilibre mental de ce dernier sera perdu. N'y a t-il pas dans ce point de vue une vraie spiritualité? Connaître les autres, c'est se connaître soi-même. Pour connaître les autres, il faut donc pratiquer la Tactique. Mais on ne peut la pratiquer qu'en l'exercant d'abord pour nous-même? Dans le cas contraire, "une Tactique non mûrie est à l'origine de grandes blessures".

Enfin, sur la chapitre "VIDE", le plus important à mes yeux:

Qu'est-ce que le Vide? Pour la plupart d'entre nous, c'est ce qui est dénué de sens, ce que l'on ne comprend pas.
Pour Musashi, cette idée du Vide n'est pas la bonne. En vérité, le Vide est de n'avoir plus aucun point obscur sur la Voie à pratiquer (de n'importe laquelle dont il s'agisse). "Voir et regarder, et ainsi n'avoir aucun point d'ombre".
Bien connaître un art, pour finalement s'en détacher et ne plus se raccrocher à des techniques qui entravent l'esprit, voilà ce qu'est le Vide (ou du moins en partie :) )

 

Voici quelques citations tirées du Gorin no Sho

"Tant que l'on ne connait pas la Voie véritable, chacun doit avancer sur le bon chemin et se croit dans le vrai sans s'appuyer sur les lois du Bouddha ni les lois de la terre. Mais lorsque nous les regardons avec les yeux de la Voie véritable de l'esprit et selon les grandes règles du monde humain, on les voit trahir la Voie véritable à cause de leur propre égoïsme et de leur mauvaise vue. Connaissez l'Esprit! Reposez-vous sur le domaine franchemen juste! Faites de l'Esprit réel la Voie! "

"Lorsque je réfléchis à ce que doit être un samouraï, je suis convaincu qu'il doit être intime avec l'idée de la mort, mais la Voie de la Mort n'est pas le seul fait des samouraï".

"Lorsque l'on possède complètement une théorie, alors il faut s'en détacher".

Par Shingen
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BUSHIDÔ : Code d’honneur et de comportement social qui exigeait du guerrier, Bushi ou Samouraï – ce dernier étant d’un rang plus élevé –, le sens de la justice et de l’honnêteté, le courage et le mépris de la mort, la sympathie envers tous, la politesse et le respect de l’étiquette, la sincérité et le respect de la parole donnée, la loyauté absolue envers les supérieurs et enfin la défense de l’honneur, du nom et du clan. Selon ce code, les Bushi, et plus particulièrement les Samouraï, devaient observer une étiquette sévère et consacrer leur vie et leur esprit à une ou des activités ‘dépassant l’homme ordinaire’ et transcendant la vie et la mort. Le bushidô est une manière d’être, de se comporter envers ses semblables, et une fidélité absolue à une ligne de vie (autrefois à un maître, à un supérieur), qui faisait appel au respect de soi et des autres, quels qu’ils fussent, faibles ou forts, ainsi qu’à la maîtrise parfaite de son mental, de ses pulsions et de ses passions, afin de maintenir l’esprit en harmonie (Wa) avec l’univers. Il est évident que cet idéal n’était atteint que très rarement.

D’après Louis Frédéric, Dictionnaire des Arts Martiaux (éd. Félin).

 


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