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BUSHIDÔ

BUSHIDÔ : Code d’honneur et de comportement social qui exigeait du guerrier, Bushi ou Samouraï – ce dernier étant d’un rang plus élevé –, le sens de la justice et de l’honnêteté, le courage et le mépris de la mort, la sympathie envers tous, la politesse et le respect de l’étiquette, la sincérité et le respect de la parole donnée, la loyauté absolue envers les supérieurs et enfin la défense de l’honneur, du nom et du clan. Selon ce code, les Bushi, et plus particulièrement les Samouraï, devaient observer une étiquette sévère et consacrer leur vie et leur esprit à une ou des activités ‘dépassant l’homme ordinaire’ et transcendant la vie et la mort. Le bushidô est une manière d’être, de se comporter envers ses semblables, et une fidélité absolue à une ligne de vie (autrefois à un maître, à un supérieur), qui faisait appel au respect de soi et des autres, quels qu’ils fussent, faibles ou forts, ainsi qu’à la maîtrise parfaite de son mental, de ses pulsions et de ses passions, afin de maintenir l’esprit en harmonie (Wa) avec l’univers. Il est évident que cet idéal n’était atteint que très rarement.

D’après Louis Frédéric, Dictionnaire des Arts Martiaux (éd. Félin).

28 août 2007 2 28 /08 /août /2007 12:26

La déception est ce qui forme la sagesse.

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Même le lion doit se défendre contre les mouches.

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Sur la pratique:


La douleur est toujours le moyen de l'harmonie quand la dualité entre les consciences des partenaires (Uke et Tori) n'est pas réalisée.
André Cognard - L'esprit des Art Martiaux

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 "Même si sa technique semble pauvre et rudimentaire, c'est l'esprit inébranlable, inébranlable même quand on se trouve enfoui sous des tonnes de rochers, qui est le maître auquel on peut se fier".

Kamiizumi Isenokami (1508-?)

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Joshu (Chao-chou, 778-897) demanda à Nansen (Nan-chuan, 748-835): "Qu'est-ce que la voie?"
Nansen répondit: "L'esprit ordinaire est la voie."
Nansen demanda: "Dois-je la chercher?"
Nansen répondit: "Plus tu la cherches, plus elle se détourne de toi."
Joshu insista: "Comment puis-je connaître la voie sans la chercher?"
Nansen répliqua: "La voie ne relève pas de la connaissance ou de l'ignorance. La connaissance est illusion, l'ignorance est confusion. Quand tu auras atteint la vraie voie au-delà du doute, tu t'apercevras qu'elle est aussi vaste que l'espace insondable. Comment dans ce cas parler de vrai ou de faux?"
À ces mots, Joshu connut soudain l'illumination.

 

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Fais un pas du haut d'un poteau de cent mètres, et ton vrai Soi sera révélé à travers les dix directions.

Parabole zen

 

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Recherche le vrai Soi dans l'adoration et l'amour, avec soif et ardeur.

Vers du Sutra du Lotus

 

 

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21 août 2007 2 21 /08 /août /2007 12:33

KA signifie « famille avec ses propres arbres généalogiques » et MON « emblème »

Les Mon, également appelés monshō, mondokoro, ou kamon, sont les armoiries des familles japonaises. Le Mon  se réfère à n’importe quel symbole, tandis que le Kamon et le Mondokoro se réfèrent spécialement aux armoiries familiales. Ainsi les clans de familles seront reconnaissables par des Kamon alors qu’un seul individu qui aura participé à de grands événements portera un Mon.

Un mon consiste en un symbole souvent encerclé ou de forme arrondie. Les dessins étaient souvent des versions stylisées de thème ou objets japonais, souvent issus de la nature, tels que les bambous, les montagnes, les vagues, les oiseaux etc. Presque tout dans la nature avait une symbolique, superstitieuse ou non. De ce fait, il y avait beaucoup de choses pouvant influer dans le choix du kamon. On trouve également des symboles religieux, des outils, des armes et des caractères chinois.

Les artistes eux-mêmes pouvaient choisir leurs mon, représentant leur art (une geisha pouvait utiliser le symbole de l’éventail). Une femme pouvait également porter son propre mon, n’étant pas obligée d’adopter celui de son époux ou de son père. Elle pouvait alors le transmettre à sa fille.

Les kamon datent du 11° ou 12° siècle, mais les formes les plus basiques sont apparues en premier à la période Nara (710-794), sur les habits et possessions de la cour.

Les tous premiers motifs utilisés au Japon proviendraient d'anciens symboles chinois, apportés par des messagers de la Chine des Tang. Ces motifs furent modifés et employés en décoration d'habits, d'objets et de chariots impériaux. Ce sont les yuusoku mon'yo, motifs de formes géométriques traditionnelles (marumon: mon en cercle ,motif circulaire - hishimon: motif en losange ou en forme de diamant - tasukimon: diagonales croisées - ishidatamimon: en forme de damier - tatewaki: lignes courbes - karakusamon ou karahanamon: motif floral).


Dans les processions impériales de l'époque, de nombreux symboles simples étaient aussi utilisés tels que les Neufs Etoiles, mais on comprend ici que les mon n'avaient aucune valeur militaire et servaient simplement à distinguer les nobles et officiers. Il est vrai que les premiers empereurs japonais offraient des drapeaux de brocart doré aux guerriers qu'ils envoyaient dans le pays pour soumettre les rebelles qui s'opposaient au trône. Mais si ces drapeaux furent les premières apparitions de symboles de distinction, ils ne servaient aucun prétexte militaire.

 

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Kuyô Mon: Symbole des neuf étoiles. Cet emblème pourrait représenter neuf déités: Dainichi Nyorai, Kannon, Seishi Bosatsu, Kokuzo Bosatsu, Fudo-Myo, Hachiman Daibosatsu, Jizo Bosatsu, Fugen Bosatsu, Monju Bosatsu. Le centre serait la Terre. On trouve des variations à ce symbole, comportant parfois la représentation de la lune.

 

Les deux symboles impériaux les plus connus sont le kiku-no-go-mon (chrysanthème à 16 pétales) dont l'origine reste obscure, et le kiri-mon (pétales de paulownia). Le chrysanthème fut peut-être utilisé car faisant office de plante médicinale et de talisman contre le mal. Certains pensent que le kiku-mon dérive en fait d'un mon originel représentant le soleil, et dont les rayons se seraient transformés en pétales.

 

La tradition de choisir ou transmettre son kamon s’est ensuite développée durant la période Heian (794-1192).

A partir du 10° siècle, de féroces combats s'engagent entre certaines familles terriennes pour obtenir la supremacie par la gouvernance du pays. Nous connaissons tous la guerre qui opposa les clans Taira et Minamoto. Ces deux clans portaient à l'origine des drapeaux, respectivement de couleur rouge et de couleur blanche. Mais avec l'expansion des branches familliales, les drapeaux de couleur ne suffisaient plus à reconnaître l'appartenance de chacun. Il fallut donc ajouter des objets, peints sur les bannières. C'est ainsi que naquirent les premières armoiries.

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Le mon du Rindou, ou gentiane, utilisé par le clan Minamoto (ou clan Genji). Durant l'automne, les pétales pourpres de la gentiane se replient vers le bas, ressemblant ainsi à un homme en pleine pensées, c'est pourquoi on appelle aussi la gentiane le "omoigusa'" "l'herbe pensive"


C’est à partir de la période Kamakura (1185-1333) et avec la prolifération des guerres (comme les invasions Mongoles du 13° siècle) et des clans militaires, que la variété de kamon a augmenté. Les modèles de base furent modifiés pour distinguer les différents clans. Ainsi, on retrouve aujourd’hui de nombreuses variantes dérivées d’un même modèle de base modifié autrefois par le second ou deuxième fils de famille, qui une fois marié créa sa propre famille. Le premier fils conservait les armoiries originales de son père.

Les samouraï pouvaient obtenir un kamon de différentes façons. La plupart du temps, comme nous l’avons vu, le symbole était transmis de génération en génération, mais il arrivait qu’il soit donné en récompense par un daimyo à son vassall. La cour impériale et le shogun autorisaient ce système. La famille honorée arrêtait alors d’arborer l’ancien kamon et adoptait le nouveau.

 

"...la pratique de l'héraldique a aussi joué le rôle de glorification d'un individu en particulier en assurant que ses réussites personnelles soient facilement reconnues. Le prolongement de ceci a été l'introduction d'un élément héréditaire dans l'héraldique, afin que les descendants du guerrier puissent être associés avec les exploits d'un ancêtre brave. En ce sens, l'héraldique a été à juste titre appelée 'l'Histoire à portée de main' ".

Traduction du livre de Stephen Turnbull par Shingen

 

Un kamon pouvait enfin être obtenu à la suite d’un mariage ou d’une alliance entre deux familles : les familles importantes possédaient deux kamon, un pour les occasions importantes et un pour un usage quotidien.

Pendant la période Muromachi (1333-1568) les kamon conservèrent un usage très militaire et furent employés sur les champs de bataille, comme moyen d’identification rapide. Ils furent donc placés sur l’armure, sur le kabuto (casque), sur le do (cuirasse), sur les drapeaux, sur les tentes, les coffres, les éventails de guerre et autres armes. Ils obtinrent aussi une signification sociale et politique parfois, lorsqu'empruntés aux ennemis vaincus.

 

"Pendant de nombreux siècles le Japon fut une société militaire, et 500 ans de guerre civile rendirent la capacité de distinguer en un coup d'oeil les armées alliées d'un contingent ennemi une nécessité prédominante. L'importance placée sur l'identification et l'exposition personnelle fut aussi très importante dans la société guerrière qui estimait la réussite personnelle par dessus toute autre chose - même, en certains cas, au-dessus du besoin de gagner certaines batailles. Même dans les rencontres massives et très organisées du 16° siècle, les prouesses personnelles d'un samuraï étaient toujours hautement estimées, et des performances telles qu'être le premier à se lancer dans la bataille ou à prendre la tête d'un ennemi noble étaient aussi avidemment recherchées que dans les temps anciens.

Dans tous ces exemples honorables, l'utilisation de l'héraldique était d'une aide vitale pour établir la véracité des réclamations des clans samuraï. Durant un siège, la présence du drapeau d'un guerrier sur le mur d'château ennemi prouvait qu'il avait été le premier à se tracer un chemin à l'intérieur".

Traduction du livre de Stephen Turnbull par Shingen


Les nombreuses guerres (telle que la guerre d'Onin 1467-1477), le développement des alliances, la création de nouvelles familles par le mariage firent grandirent le besoin pour les guerriers de créer ou de s'appropier un symbole. Certains vassaux empruntaient un motif quelque peu modifié appartenant à leur seigneur. Date Masamune ne fut cependant pas aussi compréhensif envers un de ses serviteurs qui avait arboré un mon trop similaire au sien; il le fit exécuter.

 

A la période Momoyama (1573 - 1600), les armoiries furent placées sur les kimono des samuraï en différents endroits. Ce sont les mon-tsuki.

 

Au temps de la période Edo (1600-1868), le port du kamon était largement répandu au Japon. Après l’avènement des Tokugawa en 1603, une période de stabilité politique s’établit et la régularisation des kamon fut faite. Des livres sur l’héraldique furent publiés (inventorisation appelée bukan), et l’étalage des kamon passa de la sphère militaire à la sphère civile, avec des dessins plus ornementaux et élaborés.

A la fin de la période Edo, les restrictions sur le port du kamon furent abolies et l’usage fut répandu aux courtisans, acteurs, marchands et même à la population.

Une codification fut même instaurée, standardisant la taille des mon en fonction de l'appartenance sociale: les mon-tsuki devaient mesurer environ 2 cm sur les kimono féminins et 4 cm sur les kimono masculins. Même les sumo pouvaient arborer un mon, pouvant dépasse 5 cm de large!


Mais cette tradition se perdit quelque peu avec l’extinction de l’âge féodal. Actuellement, les familles portent toujours des kamon mais leur usage et utilité est rare. On emploie surtout des Inkan pour des raisons professionnelles.

Cependant, les kamon peuvent encore se voir sur les devantures de certains magasins et échoppes tenus par des artisans. Beaucoup de restaurants de sushi incorporent des mon à leurs logos ; certains mon peuvent encore se voir sur les tuiles de céramique de certaines maisons anciennes. Les mon apparaissent également sur les emballages de tofu, sake ou senbei, leur donnant un certain air d’élégance et de raffinement. Le mon du paulownia apparaît ainsi sur les pièces de 500 yens.

De nos jours, lors d’occasions importantes, on trouve des mon-tsuki sur les habits suivants :

-          Kurotomesode : kimono noir avec des motifs situés en dessous de la taille. Le kurotomesode est le kimono porté aux mariages par les mères des mariés. Un kurotomesode a cinq mon : un sur le dos de chaque manche, un au milieu du dos, et un sur le devant de chaque épaule (le chiffre 5 est sacré et on le retrouve dans de nombreux motifs - par exemple, la fleur de lotus à cinq pétales -  ou dans de nombreux arts martiaux comme l'Aïkidô dans les cinq principes d'immobilisation, ou comme le Karatedô Shotokan avec les cinq kata Heian. Les cinq plis du hakama représentent les cinq qualités qu'une personne doit posséder - Jin, Gi, Reï, Chi, Shin. De plus, le Kojiki, livre écrit vers 712 après J.C et retraçant l’histoire du Japon, fait référence à la théorie des cinq éléments, c’est-à dire les cinq principes qui dirigent la loi universelle du Yin et du Yang - au Japon, les cinq éléments sont la Terre, l’Eau, le Feu, le Vent et le Vide ; en Chine : Métal, Eau, Bois, Feu, Terre).

-          Irotomesode : ressemble au kurotomesode, mais en une couleur (non noire). Comme le kurotomesode, les motifs se trouvent seulement en dessous de la taille. Un irotomesode est légèrement moins formel qu'un kurotomesode ; il est porté aux mariages par les femmes mariées de la famille des mariés. Un irotomesode peut avoir trois ou cinq mon.

   
Plus il y a de mon, plus l’habit est formel. On pouvait trouver également des mon sur le kimono des deux côtés de la poitrine, sur les deux manches et au milieu du dos.

 

Voici quelques Mon célèbres.


 
Diaporama Kamon et Famille

 

Bibliographie à lire:

The elements of Japanese Design, de John W. Dower

Samuraï Heraldry, de Stephen Turnbull

Japanese Immigrant Clothing in Hawaiï 1885-1941, de Barbara F. Kawakami

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27 juillet 2007 5 27 /07 /juillet /2007 12:48

Il est possible qu’une lame soit trop tranchante. Cela signifie que le fil a été fait trop fin. Dans ce cas, sa durée de vie est réduite de façon significative après de fréquentes coupes. Comme on peut l’imaginer, le fil d’une lame très aiguisée possède un biseau ayant peu de support latéral, en raison de son faible angle d’entrée. Pour chaque type d’acier, il y a un angle minimum, au-delà duquel l’acier s’altèrera sous la coupe (ce qui est surtout évident sur des cibles dures). Un katana trop tranchant coupera facilement des cibles faciles, mais son fil sera altéré sur des cibles plus dures (comme les armures).

 

Regardons le problème de plus près : le niku, aussi appelé « pépin de pomme » ou « palourde », est le degré de « rondeur » donné au ji (ou fil de la lame). Il ne faut pas le confondre avec l’épaisseur de la lame, ou kasane. Une lame peut être épaisse mais avec un ji plat : dans ce cas, elle n’a pas de niku.

Cette forme de la lame améliore sa durabilité, mais réduit le tranchant et donc sa capacité de coupe. Pourquoi ?

Une lame avec niku sera supportée lors de la coupe par plus d’acier. L’angle d’entrée sera plus large : logiquement, moins d’acier sera en contact avec la cible, donc moins de friction sera provoquée…donc moins de possibilité que la lame s’altère.

Or, sur une lame sans niku, l’ensemble du ji sera en contact avec la cible. L’angle d’entrée étant très fermé, aucun support ne viendra amoindrir le choc et la friction. Certes, la lame est tranchante mais elle ne résistera pas à une cible difficile.

Quelle conséquence cela a-t-il sur la coupe ?

De toute évidence, l’effet n’est pas le même. Sans niku, la quantité de métal soulevée par la lame pour permettre son passage est moins importante. L’arme ne fait que trancher, mais sur un support épais et dur, le coup ne sera pas possible. A la différence, lorsque le ji présente un niku, l’impact est plus sévère : l’arme pourfendra la cible dans une large mesure, plus qu’elle ne la tranchera.

 

Bien sûr, une lame sans niku n’est pas une mauvaise lame. Tout dépend de l’usage que l’on veut en faire et de l’école pratiquée. Il faut prendre chaque arme (et ses éléments) dans son ensemble. Les métaux employés, le type de forge et de température utilisés, les formes données etc. faisaient que chaque lame était normalement adaptée à l’usage de son propriétaire, combinant toutes les caractéristiques nécessaires. Ce n’est pas toujours le cas aujourd’hui avec des sabres fabriqués industriellement, ni avec un polissage excessif des lames.

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20 juillet 2007 5 20 /07 /juillet /2007 12:19

 

On sait que les lames des sabres sont faites de laminages de plusieurs métaux différents, que ce soient des aciers durs (hagane), des aciers intermédiaires (kawagane) ou tendres (shingane).

Le schéma suivant montre la répartition possible des métaux, avec la démarcation des lingots.

 

Le shingane: c'est le coeur de la lame. Constitué d'acier, il est flexible et plie plutôt que de casser. Cependant, étant trop tendre, il ne pourrait constituer l'entière lame, qui ne trancherait pas. Il est aussi nommé "shintetsu". La présence de shigane au coeur permet de donner  à la lame son élasticité.

Le hagane: constitué d'acier, il est cassant mais très dur et tranchant. Il est souvent plié autour du shigane. Aussi appelé "uagane".

Le kawagane: il existe un grand nombre de lamination différentes combinant 2 ou 3 de ces métaux intermédiaires.

Comme on peut le voir sur le schéma explicatif:
- Les lames MARU sont des lames forgées uniquement  en aciers durs. Ce sont des monoblocs de hagane. C'est la composition la plus pauvre.

- Les lames SOSHU KITAE sont des lames composées des différents aciers. Il y a 7 lingots et 3 densités d'aciers. On trouve un noyau en acier doux, la face interne des côtés en acier dur, le dos, la face externe des côtés et le tranchant en acier très dur. Masamune forgeait ses lames en soshu-kitae. C'est le composite le plus complexe et un véritable exploit pour un forgeron.

- Les lames KOBUSE ont un noyau d'acier doux, enveloppé sur les côtés et le tranchant par de l'acier très dur. Cette composition a été employée durant la Seconde Guerre Mondiale et est toujours utilisée.

- Les lames HONSAIMAI (ou sanmai) ont la composition la plus commune: 4 lingots, un noyau et le dos en acier doux, les côtés en acier dur, le tranchant en acier très dur.

- Les lames SHIHOZUME ont 5 lingots, un noyau en acier doux, le dos et les côtés en acier dur, le tranchant en acier très dur.

- Les lames MAKURI ont un noyau en acier doux enveloppé entièrement d'acier très dur.

- Les lames WARIHA TETSU ont le dos en acier dur, le tranchant en acier très dur (généralement pour les wakisashis et tanto)

- Les lames ORIKAESHI SANMAI sont faites de 6 lingots.

- Les lames GOMAI : un noyau en acier très dur, une enveloppe interne en acier doux, une enveloppe externe en acier très dur

 

source schéma: catalogue de la collection Fudoshin

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19 juillet 2007 4 19 /07 /juillet /2007 12:31

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18 juillet 2007 3 18 /07 /juillet /2007 16:14

 

 

 

 

GLOSSAIRE

FUCHI: partie maintenant la tsuka avant la tsuba
HABAKI: partie maintenant la lame après la tsuba
ITO: cordon tressé entourant la tsuka
KASHIRA: pommeau situé au bout de la tsuka
KURIGATA: anneau sur le saya permettant le passage du sageo
MEKUGI: chevilles de bambou qui maitiennent le nakago dans la tsuka
MENUKI: accessoires ornementaux situés sous le ito, signature de l'artisan
SEPPA: fines pièces situées de chaque côté de la tsuba, une avant le habaki, l'autre avant le fuchi
SHITO DOME: trou dans la kashira permettant le passage et le nouage du ito

 

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17 juillet 2007 2 17 /07 /juillet /2007 16:38

Le mot Togishi (研ぎ師) désigne en japonais l'artisan "polisseur de lames de sabres".

Le polissage d'une lame est bien plus qu'un simple aiguisage car il permet surtout de remettre une lame dans sa forme originelle, et de rendre lisible ses caractéristiques. Ce travail est confié à un polisseur spécialisé non seulement dans les techniques de polissage, mais aussi dans la lecture des lames ainsi que dans l'histoire des forgerons et traditions.

Historiquement, les techniques de polissage des lames actuelles sont apparues tardivement pendant l'ère Meiji. On peut expliquer cette évolution par l'importation des systèmes électriques (donc des lampes) qui permettent au polisseur de travailler avec plus de constance (la technique traditionnelle nécessitait une observation au soleil couchant).

Il existe deux grandes techniques de polissage pour une sabre japonais : sashikomi et hadôri. Selon la majorité des polisseurs, le deuxième style permet une meilleure approche esthétique de la lame en permettant un meilleur balancement entre le ji et le ha.

D'une manière générale, polir une lame se fait en deux étapes, la première appelée ji-togi permet de retravailler la forme de la lame et de la nettoyer de sa rouille. La deuxième étape (shiage) est souvent considérée comme le maquillage de la lame puisqu'elle modifie uniquement le côté esthétique de la lame.


Le Ji-togi (地磨ぎ)

Pour cette étape, le polisseur utilise plusieurs pierres à polir (研ぎ石-togi-ishi), de la plus abrasive à la moins abrasive. Ce travail est particulièrement délicat, car une erreur à ce niveau peut endommager la lame de façon définitive et lui faire perdre sa valeur esthétique. De même, le polisseur se doit de conférer à la lame sa forme d'origine (en fonction du goût du forgeron et de sa tradition), c'est pourquoi il lui est nécessaire de connaître parfaitement l'histoire du sabre, et ce, sous tous ses angles.

Technique : polir la lame an allant de la pierre la plus abrasive à la pierre la moins abrasive.

- Binsui (備水) : pierre la plus abrasive, elle permet de remettre la lame sous sa forme originelle. Sa mauvaise utilisation peut endommager définitivement la lame qui perdra toute valeur.
- Kaisei (改正) : pierre qui permet de gommer les traces laissées par binsui et d'affiner la forme de la lame.
- Chûnagura (中名倉) : pierre dure à grains fins, permet de gommer les traces de kaisei.
- Komanagura (細名倉) : pierre de même type que la précédente, permet de gommer les traces de chûnagura.
- Hato (刃砥) : étape avec une pierre extrêmement dure. Elle permet de faire ressortir le hamon.
- Jito (
曇砥) : étape avec la pierre la plus dure. Permet de faire ressortir le grain de la lame. Cette étape est délicate car il est facile de laisser une marque sur la lame, qui ruinerai le travail précédant et qui obligerai alors le polisseur à refaire certaines étapes.

Le shiage (仕上げ)

Le shiage représente pour le polisseur la partie la plus esthétique du travail. Cette étape, plus minutieuse, permet par exemple, de mettre en évidence certaines caractéristiques du ha ou de faire ressortir les différences de couleurs entre le ji et le ha.

Technique :

- Tsuya : pierres jizuya rectangulaires de petite taille (environ 3mm sur 5), permettent de polir le ha.
- Nugui () : combiné à de l'huile, permet de rendre plus résistant le jihada. Donne à la lame un aspect plus sombre.
- Hadôri (刃取り) : pierres hazuya de petite taille et de forme ovale. Permet de rendre la partie supérieure du hamon blanc. Donne l'aspect blanc montagneux connu. 
- Shitamigaki (下磨き) : étape première qui permet de transformer l'acier entre le shinogi et le mune en surface miroir.
- Uemigaki (上磨き) : deuxième étape qui permet de transformer l'acier entre le shinogi et le mune en surface miroir. On se sert d'un migakibô, sorte de stylo à pointe métallique arrondie.
- Sugikiri : étape permettant de terminer la marque du yokote.
- Narume : étape de blanchiement du bôshi.

 

 

 

 

 

source: wikipédia

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17 juillet 2007 2 17 /07 /juillet /2007 16:13
 
 
(documentaire ARTE)

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17 juillet 2007 2 17 /07 /juillet /2007 14:53

 

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17 juillet 2007 2 17 /07 /juillet /2007 12:18

1 - MAE : avant (effectué en seiza)
2 - USHIRO: arrière (effectué en seiza)
3 - UKE NAGASHI: parer et laisser filer le sabre adverse (effectué en seiza)
4 - TSUKA ATE: coup de la tsuka
5 - KESA GIRI: coup diagonal (le kesa était la bandoulière portée par les Bonze)
6 - MOROTE TSUKI: pique à 2 mains
7 - SANPO GIRI: coupe dans 3 directions
8 - GANMEN ATE: coup au visage
9 - SOETZ TSUKI: ajouter une main pour piquer
10 - SHIHO GIRI: coupe à 4 directions
11 - SOGIRI: plusieurs coupes
12 - NUKI UCHI: dégainer et frapper

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