Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Recherche

BUSHIDÔ

BUSHIDÔ : Code d’honneur et de comportement social qui exigeait du guerrier, Bushi ou Samouraï – ce dernier étant d’un rang plus élevé –, le sens de la justice et de l’honnêteté, le courage et le mépris de la mort, la sympathie envers tous, la politesse et le respect de l’étiquette, la sincérité et le respect de la parole donnée, la loyauté absolue envers les supérieurs et enfin la défense de l’honneur, du nom et du clan. Selon ce code, les Bushi, et plus particulièrement les Samouraï, devaient observer une étiquette sévère et consacrer leur vie et leur esprit à une ou des activités ‘dépassant l’homme ordinaire’ et transcendant la vie et la mort. Le bushidô est une manière d’être, de se comporter envers ses semblables, et une fidélité absolue à une ligne de vie (autrefois à un maître, à un supérieur), qui faisait appel au respect de soi et des autres, quels qu’ils fussent, faibles ou forts, ainsi qu’à la maîtrise parfaite de son mental, de ses pulsions et de ses passions, afin de maintenir l’esprit en harmonie (Wa) avec l’univers. Il est évident que cet idéal n’était atteint que très rarement.

D’après Louis Frédéric, Dictionnaire des Arts Martiaux (éd. Félin).

15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 16:12

http://i38.servimg.com/u/f38/11/14/75/51/japane10.jpgpuce.gifJapanese Polearms 

de R.M. Knutsen

Littlehampton Book Services Ltd
Le must have en anglais sur les armes longues japonaises. Knutsen entre dans le détail et se base sur des matériaux historique pour retracer le développement et l'utilisation de ces armes. Il détaille leur variantes ainsi que les koshiraeThis is the definitive English language book on Japanese polearms.  Historical material traces development and usage.

En complément, le texte liste des forgerons connus pour avoir travaillé sur les armes longues. Index et glossaire inclus, illustrations à la main et noir et blanc. 


http://i38.servimg.com/u/f38/11/14/75/51/150_ja10.jpgpuce.gif150 Japanese Polearms Terms 

de W.M.Hawley

Hawley, W.M. Publications

Liste la terminologie relative à l'étude des armes longues, de façon alphabétique, à la fois en kanji et en romanji.

 

 

 

 

http://i38.servimg.com/u/f38/11/14/75/51/bows10.jpgpuce.gifThe Bows, Arrows and Quivers of Ancient Japan

de W.M.Hawley

Hawley, W.M. Publications
Etudie de célèbres exemples en lien avec le kyudô et inclue des détails tels que les mesures d'origine et la méthode de fabrication. Ce texte fut imprimé vers 1800 en deux volumes intégrés à l'encyclopédie Shuko Jisshu, éditée par Matsudaira Sadanobu (1758 - 1829). En complément, sont inclus onze gravures sur bois de personnages et batailles célèbres contemporaines.


http://i38.servimg.com/u/f38/11/14/75/51/japans10.jpgpuce.gifJapanese Spears

de Yazu Kizu

Hawley, W.M. Publications

Une brève étude illustrée sur l'histoire de la célèbre yari, avec des informations globales. 

 

 

 

 

http://i38.servimg.com/u/f38/11/14/75/51/japane11.jpgpuce.gifJapanese Archery

de B.Sherman

Une version abrégée de ce texte sert d'introduction à Bows, Arrows, & Quivers of Ancient Japan. Le livre décrit l'équipement et les techniques de kyudô, tout en évoquant la symbolique de l'arc dans la culture japonaise. 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Shingen - dans Bibliographie
commenter cet article
15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 11:17

Katô Kiyomosa -加藤清正, aussi connu dans sa jeunesse sous le nom de Toranosuke ‘le jeune tigre’ 虎之助 (25 juillet 1562 – 2 août 1611)

 

http://i38.servimg.com/u/f38/11/14/75/51/kato0110.jpg


La période Sengoku est riche en figures emblématiques. On cite souvent Toyotomi Hideyoshi, en raison de son incroyable ascension au pouvoir. Il s’avère que le lien entre les deux personnages historiques est des plus importants.

Kiyomosa était le fils d’un forgeron du village de Nakamura (ancienne province d’Owari et actuelle zone de Nagoya), où serait également né Hideyoshi. On les sait tous deux d’ascendances modestes, puisqu’Hideyoshi avait pour père un fantassin du nom de Yaemon. Apparemment liés de par leurs origines, leur lien va se resserer avec le temps, puisque Katô Kiyomosa deviendra vassal de Toyotomi Hideyoshi et l’un des plus célèbres généraux de l’ancien Japon.

 

http://i38.servimg.com/u/f38/11/14/75/51/kiyoma10.jpg


Le père de Kiyomosa, Katô Kiyotada, décède alors que son fils n’a que trois ans. Les mères d’Hideyoshi et de Kiyomosa partageant un lien de famille, le jeune Kiyomosa fut en conséquence confié au soin de Toyotomi Hideyoshi lui-même.
Katô Kiyomosa révèle vite de grandes aptitudes militaires. A l’âge de quinze ans, en 1576, il est déjà récompensé de 170 koku. Il participe ensuite à la bataille de Yamazaki en 1582, opposant les forces de Toyotomi à celles d’Akeshi Mitsuhide (général d’Oda Nobunaga qu’il finit par trahir en 1582). Cependant, il faudra attendre la bataille de Shizugatake en 1583 pour que Kiyomosa se distingue enfin à 21 ans au milieu des troupes d’arquebusiers. A cheval, et soutenu par des hommes de son clan, il montre une grande témérité au combat qu’il soutien avec sa fameuse lance. Un de ses hommes y attachera les têtes décapitées des ennemis pour intimider leurs opposants, ce qui vaudra à Katô Kiyomosa le surnom de « Shichi-hon yari », ou « les Sept Lances » de Shizugatake. A partir de cette époque, sa renommée ne fait qu’augmenter et Toyotomi lui octroie une récompense de 3000 koku. En 1585, il reçoit même le titre de Kazue-no-Kami et devient le percepteur de taxes d’Hideyoshi.
En 1586, Katô Kiyomosa gagne le territoire d’Higo et ses 250 000 koku, suite à la confiscation de la province à Sassa Narimasa qui est alors poussé au suicide. Le château de Kumamoto devient sa résidence principale, ce jusqu’à sa mort.

On sait que Katô Kiyomosa était un fervent adepte des préceptes de la secte bouddhiste Nichiren, au point d’en reprendre une expression comme devise et cri de guerre (Namu myoho renge kyo – Saluons le Lotus de la Loi Divine). Cette devise était aussi reprise sur les plates de ses fantassins et sur sa bannière (sur laquelle Nichiren lui-même aurait écrit ces mots selon la légende).

 

http://i38.servimg.com/u/f38/11/14/75/51/bannie10.png

http://i38.servimg.com/u/f38/11/14/75/51/o_uma_10.jpg

http://i38.servimg.com/u/f38/11/14/75/51/o_uma_10.png

 

De fait, Katô n’était pas un admirateur du christianisme et participa aux purges contre les chrétiens du Japon. Lors de la bataille de Hondo, il alla jusqu’à ordonner à ses hommes d’éventrer les mères enceintes chrétiennes et de décapiter les enfants. Katô se montra bien des fois sans pitié. Doté d’un état d’esprit d’une grande sévérité, il admettait peu d’écarts dans la conduite de ses hommes, banissant les amusements et se consacrant de façon très spartiate aux métiers de la guerre.


D’après lui :
« La pratique de la danse de Noh est absolument interdite. […]on devrait ordonner à un samuraï qui pratiquerait la danse – ce qui est en dehors des arts-martiaux, de se faire seppuku.»
« Lire de la poésie chinoise, des vers et des waka est interdit. On se féminiserait certainement si l’on donnait à son cœur le goût de tels délicats et élégants raffinements.»
« On devrait se lever à quatre heure du matin, s'entraîner aux techniques de sabre, prendre son repas, et s'entraîner à l'arc, aux armes à feu et à cheval »
« Ideals of the Samuraï » de William Scott Wilson – traduction par Shingen


Le fait est que Katô Kiyomosa inspira sûrement à son époque un grand respect, malgré sa cruauté, car il s’avéra un excellent meneur d’hommes, transmettant à ses troupes un esprit résolu. Ses actes lors des campagnes étrangères montrent sa détermination et sa force de caractère.


http://i38.servimg.com/u/f38/11/14/75/51/kato0310.jpgEn 1592 débute donc l’invasion de la Corée par le Japon. Toyotomi Hideyoshi, qui souhaite depuis longtemps envahir la Chine, doit passer par le territoire coréen. Cependant, le refus du roi Seonjo de le laisser passer marque l’invasion du pays.
Le commandement de la Seconde Division de l’armée est confié à Katô. Malheureusement, le leadership de la Première Division est donné à Konishi Yukinaga, d’obédience catholique. C’est là une des raisons pour lesquelles Katô et Konishi furent toujours ennemis. Une autre raison est que la Première Division avait râflé tous les butins et les honneurs à l’arrivée des hommes de Kiyomosa en Corée, tant son avancée fut rapide. Katô en prit grand ombrage et une querelle monta entre les deux hommes pour savoir qui mènerait l’offensive finale sur Seoul. Les deux divisions prirent des routes séparées et Konishi arriva à la capitale avant Katô, ce qui ne fit que renforcer la colère de ce dernier. Les détails de la campagne sont donnés notamment dans le livre de Robert O’Neill. On y découvre une opposition permanente entres les forces de Katô et celles de Konishi. Le commandement occille souvent entre les deux hommes, qui alternent chaque offensive. Katô finit cependant par se démarquer en déjouant des embuscades menées par les coréens et parvient jusqu’à Hoeryong où se trouvent les princes qu’il finit par capturer. Après quoi, il décide de marcher sur la Chine (Mandchourie) et sera le seul et unique général japonais à entrer dans ce pays durant la campagne qui se poursuit jusqu’en 1598.

Suite à une alliance sino-coréenne et la force de frappe navale des coréens, la campagne japonaise subit un large revers ainsi que de lourdes pertes, ce qui aboutit à une trêve de quatre années à partir de 1593. En ce temps, la chasse au tigre est un hobby répandu. De nombreuses peintures dépeignent Katô pratiquant ce sport avec une lance et son amour du combat, tout comme sa cruauté, lui valent le surnom de « Kishokan » ou « Général Démon ». Pour la légende, on prétend qu’un tigre qui avait été mené devant Hideyoshi tenta de se libérer ; mais Katô lui lança un tel regard que le fauve s’arrêta tout net. Ou encore, une des concubines de Katô en Corée aurait été dévorée par un tigre. Katô l’aurait tout simplement tué de colère avec sa lance pour se venger.


Par la suite, la trêve est rompue en juin 1597 et les hostilités reprennent. Katô prend alors part à la capture du château de Hwangsoksan, tout en maintenant les défenses de la forteresse d’Ulsan durant un hiver des plus rigoureux. Cette situation le marquera fortement puisqu’elle le poussera à améliorer les défenses de son propre château de Kumamoto.

 

http://i38.servimg.com/u/f38/11/14/75/51/kumamo10.jpg

 

Le 18 septembre 1598, Toyotomo Hideyoshi décède de maladie, et son fils Toyotomi Hideyori n’est pas encore en âge dehttp://i38.servimg.com/u/f38/11/14/75/51/casque10.jpg régner. La campagne de Corée est terminée mais la bataille de Sekigahara st sur le point de débuter. Les forces du pays se divisent. Alors que certains hommes restent fidèles au nom des Toyotomi, d’autres se détachent et suivent leur propre route. Tokugawa Ieyasu, qui assurait jusque là la régence d’Hideyori avec quatre autres fidèles généraux (Maeda Toshiie, Môri Terumoto, Ukita Hideie et Uesugi Kagekatsu) commence à s’allier à des familles ennemies, comme celle des Date. Il éveille les soupçons des autres régents au point d’échapper à une tentative d’assassinat en 1599. Cependant, Katô se rallie à lui dans le but de protéger l’héritier d’Hideyoshi, connaissant désormais la puissance du général. On rapporte que lors de son entretien avec Ieyasu, auquel assiste Hideyori lui-même, Katô portait sur lui une dague pour frapper Tokugawa dans le cas où la sécurité du fils d’Hideyoshi lui aurait semblé menacée.


Katô Kiyomosa soutiendra les forces Tokugawa en 1600, lors de la bataille de Sekigahara et se verra octroyer par la suite la seconde moitié du territoire d’Higo, qui était jusque là détenu par son ennemi Konishi (qui avait trouvé la mort pour avoir soutenu les forces adserves à Sekigahara).
Pourtant, on soupçonne Tokugawa Ieyasu d’avoir commandité sa mort en 1611. Katô demeurant fidèle à Toyotomi Hideyori, Ieyasu voyait en lui un possible ferment de dissenssion dans son désir d’unifier le pays et de s’imposer comme maître du Japon.


Katô fut enterré au temple Honmyô-jin, temple bouddhiste de la secte Nichiren de Kumamoto. Sa force de caractère, sa franchise comme sa compétence dans la construction de châteaux ont fait de lui une figure incontournable des champs de bataille de la période Sengoku.


« Si un homme ne s’investit pas quotidiennement dans la pratique du bushidô, il sera difficile pour lui de mourir d’une mort brave et virile. Ainsi, il est essentiel de bien graver dans son esprit son rôle de guerrier. » Katô Kiyomosa (traduction de l'anglais par Shingen)

 

gif.gif


Sources
War in Japan 1467-1615, de Stephen Turnbull
Samurai Commanders (2): 1577-1638, de Stephen Turnbull
I am Soldier: War stories, from the Ancient World to the 20th Century, de Robert O'Neill
Ideals of the Samuraï, de William Scott Wilson


Partager cet article

Repost 0
7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 17:41

http://i38.servimg.com/u/f38/11/14/75/51/30e_fa10.jpg

 

 

http://i38.servimg.com/u/f38/11/14/75/51/billet10.gif

 

C'est au prestigieux Palais des Congrès de Paris, le samedi 7 mars 2015, que la 30ème édition du Festival des Arts Martiaux aura lieu.

Un programme d'arts martiaux et de sports de combat d'enfer qui sera "joué" deux fois:

- une séance à 14h30 pour convenir aux familles;

- une séance à 20h

 

 

  Pour les fidèles de notre blog, un code Promo réservé pour bénéficier de 20% de réduction par rapport au prix public!

BU15 pour la 1ère catégorie
BH15 pour la 2ème catégorie

valable pour l'une ou l'autre des séances!

Rendez-vous sur

http://boutique.karatebushido.com/category.php?id_category=101

 

  Les meilleures places, c'est maintenant!

 

Pour en prendre plein les yeux avec le trailer officiel, cliquez ici

  http://i38.servimg.com/u/f38/11/14/75/51/youtub11.png

 

 

 

en partenariat avec

http://i38.servimg.com/u/f38/11/14/75/51/karate10.gif

Partager cet article

Repost 0
Published by Shingen - dans Evénements
commenter cet article
7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 15:43

puce.gifLa Vigne du Démon

   de Julie David

   Editions des Lutins

 

http://i38.servimg.com/u/f38/11/14/75/51/vigne11.jpg"Il attendit quelques années avant de voir que la vigne avait bien pris. Il s'occupa en rouvrant la forge et en s'adonnant corps et âme à la création de nouvelles merveilles. Il se surprit même à être doué pour la sculpture. Il s'y consacra si bien, que durant trois années, personne ne le vit plus. Au bout de toutes ces saisons, la vigne était devenue fort belle et s'enorgueillissait de ses feuilles bien vigoureuses. Le forgeron fut très satisfait, et un soir d'été, à la fraîche, il se suicida."

 

Bassin de Suruga dans le Japon féodal au 14ème siècle. L'arrivée d'un jeune forgeron dans le village isolé d'Akauchi cause le trouble et la crainte parmi les villageois qui semblent cacher un secret morbide. Des adolescents disparaissent mystérieusement dans la région depuis des années. Une étrange maison abandonnée aux murs rouges surplombe le village et épouvante les habitants à cause des bruits insolites et des ombres qui hantent la propriété. Les villageois, persuadés qu'il s'agit d'une malédiction divine liée à l'histoire de la forge, décident de chasser le nouveau venu, de crainte qu'il ne déchaîne le courroux des esprits maléfiques. Rejeté par le village, Kokuro Masayoshi, curieux et inconscient, décidé malgré tout d'élucider le mystère. 

 

 

puce.gif39-45 Carnets de Guerre. J'étais un kamikaze

de Yasuo Kuwahara

Editions Jourdan

 

http://i38.servimg.com/u/f38/11/14/75/51/kamika11.jpg

Ete 1944. Le quartier général impérial, afin de freiner la poussée ennemie, décide de constituer une untité spéciale d'attaque.

Cette unité était composée en majorité d'étudiants convoqués sous les drapeaux.

Les soldats décollaient sans parachute et ne revenaient à leur base qu'en l'absence de navires ennemis.

L'appel dans cette unité était à la fois un honneur important et une sentence de mort.

Leur dramatique histoire nous est racontée ici par le seul survivant ayant écrit ses mémoires: Kuwahara avait 15 ans quand il entra dans l'armée de l'air japonaise.

Il a vu, l'un après l'autres, ses meilleurs amis se préparer à la mort et se jeter contre les navires américains. Lui-même les aurait suivis dans la mort s'il n'y avait eu une mission qui ne trouvait pas d'objectif et quelque temps après, la capitulation.  

 

 


puce.gif101 Great Samuraï Prints

de John Grafton

Dover Publications Inc.

 

http://i38.servimg.com/u/f38/11/14/75/51/prints10.jpgRetrouver l'art du grand maître Utagawa Kuniyoshi, connu pour sa maîtrise de l'ukiyo-e, dans ce livre qui compile ses plus beaux travaux.

Les illustrations commentées vous expliqueront les détails subtils de ces oeuvres dont les mouvements et la passion du maître pour l'estampe vont vous transporter.

Un ouvrage unique pour les amateurs d'histoire japonaise férus d'héroïsme et de légendes.

Partager cet article

Repost 0
Published by Shingen - dans Bibliographie
commenter cet article
7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 15:34

http://i38.servimg.com/u/f38/11/14/75/51/happy_10.jpg

 

http://i38.servimg.com/u/f38/11/14/75/51/201510.gif

 

Bushidô n'a plus été très actif depuis plusieurs mois. Espérons que cette année de la Chèvre augure des nouveaux articles et une activité intéressante afin de faire revivre le blog et la culture nippone.

 

Au plaisir de vous revoir bientôt sur ces pages.

 

Meilleurs voeux pour 2015!

 

http://i38.servimg.com/u/f38/11/14/75/51/the-ca10.gif

Partager cet article

Repost 0
Published by Shingen - dans Autres
commenter cet article
9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 15:03

 

 

http://i39.servimg.com/u/f39/11/14/75/51/sans_t10.gif

FU RIN KA ZAN: devise des Takeda - citation du

chapitre 7 passages 13 et 14 de l'Art de la Guerre

de Sun Tzu - "Vent, feu, forêt, montagne"

 

 

1 -Akiyama Nobutomo (秋山 信友, ? 1531 – 23 Décembre 1575)

 

Nobutomo est connu pour être le général le plus féroce, ce qui lui valut le surnom de “Taureau Enragé du clan Takeda” (武田の猛牛, Takeda no Mogyu). C’est aussi un des guerriers à avoir connu la mort par crucifixion après la bataille de Nagashino, lorsqu’il tenta de tenir le château d’Iwamura.

http://i39.servimg.com/u/f39/11/14/75/51/akiyam10.jpgEn 1547 lors de la champagne d’Ina, il combattit avec courage et gagna par ses exploits la moitié nord d’Ina (actuel district de Kamina). Il poursuivit son service dans un poste essentiellement défensif en tenant des châteaux tels que Takato ou Iida. Il servit également de diplomate en 1568 au mariage du fils aîné d’Oda Nobunaga avec la fille de Takeda Shingen, au château de Gifu.

 

Après que la tâche de garder le château d’Iida lui fut assignée, on confia  à Nobutomo la campagne de la province de Mino. En 1573, il obtient le château d’Iwamura grâce à un traité, après la mort subite de Toyama Kageto qui défendait les lieux. Le moral des troupes défendant Iwamura s’effondrant, la femme de Kageto, dame Toyama, qui était en fait la tante de Nobunaga, choisit alors de se marier à Nobutomo pour obtenir sa protection. Nobutomo renvoit alors Gobomaru, le fils adoptif de Kageto, dans la province de Kai. Ce dernier allait devenir Oda Katsunaga. Nobutomo base ensuite son pouvoir dans ce château pour tenir les lignes contre la province de Mino.

 

Après la mort de Shingen, il continue de supporter Takeda Katsuyori, le fils de son seigneur, dans ses campagnes, mais en 1575, après que Katsuyori soit défait à la bataille de Nagashino, Nobutomo et le château d’Iwamura furent laissés sans aucun renfort. Sous le siège répété d’Oda Nobunaga, Nobutomo réussit à conserver le château jusqu’en novembre où Nobunaga revint avec son armée principale.

Nobutomo signa une trêve pour pouvoir rendre le château, réalisant qu’il n’avait aucune chance, mais Nobunaga brisa cette trêve. Nonutomo et sa femme furent pris et crucifiés près de la rivière Nagara.

 

A sa mort, ses biens revinrent à son fils aîné Akiyama Katsuhisa.

 

gif.gif

2 - Amari Torayasu (甘利虎泰, ? 1498 - 23 mars 1548)

 

http://i39.servimg.com/u/f39/11/14/75/51/amari-10.jpgTorayasu servit à la fois sous les règnes de Takeda Nobutora et Takeda Shingen. Il fut élevé au rang d'ancien du clan, jusqu'à sa mort à la bataille de Uedehara.

Il participa à de nombreuses batailles, notamment Sezawa en 1542 où il est blessé en combattant les troupes de Murakami Yoshikiyo.

Son fils de treize ans, Amari Masatada, est nommé par Takeda Shingen à la tête des troupes de son père.


gif.gif
3 - Anayama Baisetsu (
穴山 信君, ? 1541 - ? 1582)

 

http://i39.servimg.com/u/f39/11/14/75/51/anayam10.jpg Aussi connu sous le nom d'Anayama Nobukini, fils d'Ayama Nobutomo et neveu de Takeda Shingen.

Il épousa sa cousine, la fille de Shingen, Kenshô-in.


Il administra un fief de la province de Suruga pendant une dizaine d'années et participa à toutes les campagnes de son oncle, notamment celles de Kawanakajima (1561), Minowa (1566), Odawara (1569), Mikatagahara (1572) ou encore Nagashino.

Après quoi, il reçoit en récompense le château d'Eijiri en 1582. Mais sa mésentente avec Takeda Katsuyori le fait changer de clan. Il passe alors au service de Tokugawa Ieyasu et en est récompensé en obtenant un fief dans la province de Kai. Il fut tué peu après, dit-on, par des partisans des Takeda sur la route de la capitale. Suite à la rébellion d'Akechi Mitsuhide, il dut fuir avec Tokugawa, mais sur les conseils de son vassal Hattori Hanzo, Ieyasu prit une route différente où il trouva la mort.


gif.gif


4 - Baba Nobufusa (馬場信春, ? - 1575)


http://i39.servimg.com/u/f39/11/14/75/51/baba-n10.jpgAussi connu sous le nom de Baba Nobuharu.

Il combattit à Odawara, Mikatagahara, Kawanakajima et Mimasetoge.


Lorsque Takeda Shingen prit le château de Fukashi (ou château de Matsumoto), il le confia à Baba. A Mikatagahara en 1573, il dirigea l'avant-garde en repoussant l'armée de Tokugawa Ieyasu dans la forteresse de Hamamatsu. Mais voyant que le sportes y étaient ouvertes et les brasiers allumés, il soupçonna à tort un piège et ne repoussa pas plus en arrière les forces de Tokugawa.


Nobufusa s'opposa par contre personnellement à la bataille de Nagashino, considérant le combat comme inutile. Malgré ses objections, il mena la charge pour les Takeda et fut tué en protégeant la retraite de Takeda Katsuyori, quand deux hommes l'attaquèrent simultanément avec des lances et finirent par lui couper la tête.


Il était connu pour sa sagesse et son courage et était souvent consulté par Takeda Shingen sur beaucoup de sujets. Avant sa mort à Nagashino, il participa à presque toutes ses batailles sans recevoir une seule blessure. 


gif.gif
5 - Hara Masatane
(原昌胤,? 1531 - 29 Juin 1575)

 

http://i38.servimg.com/u/f38/11/14/75/51/hara_m10.jpgFils de Hara Masatoshi, Masatane était un des plus anciens généraux du clan Takeda et participa à de nombreuses batailles telles que Mimasetoge ou les batailles de Kawanakajima en 1561, participant là à la célèbre tactique "des ailes de la grue" (kaku-yoku) sur l'aile gauche avec Takeda Nobukado. Il fut tué sur le front à Nagashino en 1575


Il était un parent éloigné de Hara Toratane, autre général des Takeda.


gif.gif

 

6 - Hara Toratane (原 虎, ? 1497 - 11 mars 1564)

 

La famille Hara était vassale du clan de Chiba avant d'entrer au service de Takeda Nobutora. Toratane était considéré comme un des meilleurs hommes de Shingen qui se reposa sur lui dans de nombreuses campagnes, et ce malgré le fait qu'il  avait rejoint un temps le clan Hôjô vers 1553, désertant les Takeda. 


Son emploi des unités d'ashigaru est légendaire. On dit qu'il pouvait utiliser 10 ashigaru avec la même efficacité que 100 samuraï. On dit également de lui qu'il fut blessé pas moins de 50 fois dans au moins 30 batailles. Il mourut cependant de ses blessures en 1561, après la bataille de Warikadate. De façon ironique, son titre de Mino no Kami  revint à Baba Nobufasa, réputé pour n'avoir jamais été blessé pendant les guerres, ce jusqu'à sa mort.


gif.gif

 

7 - Ichijô Nobutatsu (一条 信龍, ? 1539 - 2 avril 1582)

 

Nobutatsu était le jeune frère de Shingen. Particulièrement doué en diplomatie, il permit de renforcer l'alliance entre les Takeda et leurs alliés. Il combattit aussi sous les ordres du fils de Shingen, Katsuyori.


gif.gif

 

8 - Itagaki Nobukata (板垣 信方 , 1489 - 23 mars 1548)

 

http://i39.servimg.com/u/f39/11/14/75/51/itagak10.jpg Nobukata fut l'un des maîtres conspirateurs dans le complot visant à renverser le père de Shingen, Nobutora. Après avoir placé Shingen au pouvoir, il devint rapidement une figure de pouvoir dans le clan Takeda. Il était proche conseiller de Shingen, tout comme un guerrier réputé. Il participa au siège de Fukuyo et à la bataille d'Ankokuji juste après, où il acheva Takato Yoritsugu. L'année suivante en 1546, il défit Uesugi Norimasa à Usui Toge. Il mit également en place une unité d'espions pour les Takeda. Toutes ces victoires le rendirent quelque peu vaniteux mais il ne pouvait être critiqué en raison du fait qu'il était un des plus anciens généraux de Shingen. En 1547, ses troupes furent secourues par Hara Toratane, lors de la bataille contre le clan Murakami, qui sauva Nobukata du désastre. Après quoi, Shingen lui enjoignit de changer de comportement. Nobukata fut tué à la bataille d'Uedehara par négligence, croyant la victoire aquise. Les troupes de Murakami contrattaquant, alors qu'Itagaki était en pleine cérémonie de victoire, elles tuèrent Nobukata et Amari Torayasu. 


gif.gif

 

9 - Kosaka Masanobu (高坂 昌信 , ? 1527 - 12 juin 1578)

 

http://i38.servimg.com/u/f38/11/14/75/51/kaasak10.jpgAussi connu sous le nom de Kasuga Toratsuna.

Kosaka est très célèbre de par la relation  qu'il entretenait avec Shingen. En effet, tous deux étaient liés par un pacte depuis 1543, période à laquelle ils avaient respectivement 16 et 22 ans. La pacte d'amour était à l'époque en vogue, et est connu sous le terme de shudô, qui est une forme d'homosexualité entre hommes.


Toujours est-il, Kosaka était un excellent guerrier. Il porta avec Sanada Yukitaka et Hoshina Masatoshi, le titre de Danjôchû donné par Shingen. On l'appelait également le "Nige Danjô", soit "Danjô fuyant", car il était connu pour avoir un commandement très précautionneux et d'excellentes retraites. Il commandait le château de Kaizu.

Masanobu joua un rôle crucial dans la 4ème bataille de Kawanakajima, épine dans le flanc d'Uesugi Kenshin tout au long de l'engagement. Il prévint les Takeda de l'avancée des troupes de Kenshin par des signaux de feu.


Il fut un des rares généraux à survivre à la bataille de Nagashino. Il est celui qui permit à Takeda Katsuyori et à sa garde de se retirer lors du combat. 

De par son opposition ouverte au fils de Shingen, il fut forcé de se retirer de son service. Il mourut de maladie en 1578.


gif.gif

 

10 - Naitô Masatoyo (内藤 昌豊, ? 1522, 29 juin 1575)

 

http://i38.servimg.com/u/f38/11/14/75/51/naito_10.jpgAussi connu sous le nom de Naitô Masahide.

Masatoyo était le second fils du principal vassal de Takeda Nobutora, Kudô Toratoyo. Il porta donc d'abord le nom de Kudô Sukenaga. Malheureusement, Toratoyo tomba en disgrâce auprès de Nobutora et fut tué par lui, ce qui poussa Sukenaga et son frère à s'échapper. Ils errèrent alors dans le Kantô avant d'être rappelés par Shingen, qui avait renversé son père. Shingen réinstaura la famille Kudô et lui restitua ses terres. Il déchargea publiquement Toratoyo des fautes qui lui étaient imputées et envoya une lettre, comme de l'argent à sa famille. De plus, les Kudô gagnèrent le rang de samuraï-taishô.


Comme beaucoup, Masatoyo participa à de nombreuses batailles, et se distingua tout particulièrement lors de la 4ème bataille de Kawanakajima en 1561, ainsi qu'au siège du château de Minowa cinq ans après dans la province de Kozuke. A Mikatagahara, il mena la charge contre les rangs des Tokugawa. Commandant de cavalerie, il combattit sur le front à Nagashino où il tomba, blessé par plusieurs flèches avant d'être décapité par Asahina Yasukatsu. Mentor du jeune Katsuyori, il s'opposa à lui à Nagashino avant d'y trouver la mort. 


gif.gif

 

11 - Obata Masamori (小幡昌盛 , ? 1534 - 29 mars 1582)

 

Aussi connu sous le nom d'Obata Nobusada.  

Fils d'Obata Toramori. Il rejoignit les Takeda vers 1560, après avoir fuit la province de Kozuke. Il allait devenir le seigneur du château de Kaisu à Shinano.


Malgré le fait qu'il était issu des ennemis vaincus par les Takeda (appelés sakikata-shu), il se montra d'une grande loyauté et combattit à Mimasetoge en 1569, comme à Mikatagahara en 1573. Il participa à la bataille de Nagashino en fournissant le contingent le plus important, soit 500 cavaliers et 1000 fantassins.


 

gif.gif

 

12 - Obata Toramori (小畠虎盛 ? 1491 - 14 juillet 1561)

 

Père d'Obata Masamori.

Toramori combattit pour Takeda Shingen sous le commandement de Baba Nobufusa dans de nombreuses batailles. A l'inverse de ce dernier, on rapporte qu'il fut blessé pas moins de 40 fois dans sa longue carrière. Il est connu comme ashigaru-tairô, avec pas moins de 15 cavaliers et 75 ashigaru sous son commandement.

http://i39.servimg.com/u/f39/11/14/75/51/toramo10.jpgToramori fut l'un des premiers 'supporters' de Takeda Nobutora, du temps où il s'enrôla dans les forces des Takeda. Après de nombreuses années de services, Nobutora lui permi l'utilisation du titre "tora" (tigre) dans son nom. Après la mort de Nobutora et l'accession au pouvoir de Shingen, il continua à servir ce dernier, bien que sous le commandement de Baba.

Il meurt de maladie en 1561 après la Cinquième Bataille de Kawanakajima.


gif.gif


13 - Obu Toramasa (飯富 虎昌, ? 1504 - 11 novembre 1565)

 

http://i39.servimg.com/u/f39/11/14/75/51/obu-to10.jpgOriginaire du clan Iitomi, il fut adopté par le clan Obu.

Il est frère de Yamagata Masakage.

D'abord aux ordres de Takeda Nobutora, il participe au complot contre le père de Shingen, pour ensuite servir le fils.

Son surnom était "Kai no môko", "Le Tigre Sauvage de Kai". Connu comme un très grand combattant, il défendit le château d'Uchiyama en Shinano avec seulement 800 hommes, contre les 8000 troupes d'Uesugi Kenshin.

Il était célèbre pour habiller toutes ses troupes en rouge (coutume ensuite reprise par son propre frère).
Malgré ses mérites, il est entrainé dans un complot organisé par

le fils rebelle de Shingen, Takeda Yoshinobu, après la Quatrième Bataille de Kawanakajima. Lui et Yoshinobu sont faits prisonniers par les Takeda et poussés au suicide rituel en 1565.


gif.gif

 

14 - Oyamada Nobushige (小山田 信茂 ? 1545 - 16 avril 1582)

 

http://i39.servimg.com/u/f39/11/14/75/51/oyamad10.jpgNobushige était un général émérite de Shingen, puisqu'il combattit dans de nombreuses batailles dont celles de Kawanakajima, Takiyama et Mikatagahara. Mais triste fin pour ce combattant, qui déserta Katsuyori en 1582 en faveur d'Oda Nobunaga qui le fit exécuter de son côté pour lâcheté. gif.gif

 

15 - Saigusa Moritomo

 

http://i39.servimg.com/u/f39/11/14/75/51/saigus10.jpgMoritomo fut tué aux côtés de Takeda Nobuzane à la bataille de Nagashino par les forces de Sakai Tadatsugu.

gif.gif

 

16 - Sanada Masayuki (真田 昌幸, ? 1547 - 13 juillet 1611)

 

http://i39.servimg.com/u/f39/11/14/75/51/masayu10.jpgTroisième fils (de son vrai prénom Gengoro) de Sanada Yukitaka, du clan Sanada, il est envoyé comme otage chez les Takeda en 1553. Il devient vite apprécié par Shingen qui perçoit en lui de grandes qualités.

Il participe bien sûr à de nombreuses batailles comme la Quatrième de Kawanakajima, où il combattit pour la première fois au service des Takeda, ou encore la bataille de Mimasetoge en 1569. Il fait partie de la campagne menée par Shingen contre les clans Oda et Tokugawa et participe à la bataille de Mikatagahara en 1573.

A la mort de Shingen, il servira son fils Katsuyori.

En tant que troisième fils, le clan ne devait pas lui revenir mais ses deux frères aînés meurent à la bataille de Nagashino. Il prend donc la tête du clan Sanada en 1575 (son père étant décédé l'année précédente). Son influence commence alors à s'élargir.

Il arrive à s'étendre dans la province de Kozuke en s'emparant du château de Numata appartenant au clan Hôjô, en 1580. Il place le lieu sous le contrôle des Takeda.

L'année d'après, le fils de Shingen lui demande de superviser la construction du château de Shinpû. Il contrecarre en même temps les plans de l'ancien détenteur de Numata qui tente de reprendre possession de ses biens.

En 1582, lors de la bataille de Tenmozukan (ou bataille de Toriibata) contre les forces Oda ethttp://i38.servimg.com/u/f38/11/14/75/51/sanada10.jpg Tokugawa (20 000 hommes), Masayuki conseille à Katsuyori de fuir la province de Kai pour celle de Kozuke. Ce dernier refuse et tente de se cacher dans le château d'Iwadono, tenu par Nobushige Oyamada, général des Takeda. Mais victime de trahison, Nobushige empêchant son seigneur d'entrer, Katsuyori commet seppuku et ses armées sont anéanties ce qui entraîne la chute du clan Takeda. Après quoi, Masayuki s'incline devant Oda Nobunaga et arrive à conserver son domaine. Il est alors placé sous les ordres d'un des généraux de Nobunaga. Mais très vite, l'emprise du clan Oda sur les anciens territoires des Takeda s'affaiblit puisqu'Oda Nobunaga décède en juin 1582. Les clans restants se disputent alors les terres. Les clans Tokugawa, Hôjô et Uesugi tentent de prendre le pouvoir sur les provinces de Kai, Shinano et Kôzuke. C'est durant ce conflit que Masayuki rejoint les forces Tokugawa, avant de changer à nouveau d'allégeance en 1584. Il s'oppose alors victorieusement aux forces Tokugawa au château d'Ueda (qu'il avait fait construire en 1583), après que Tokugawa Ieyasu lui ait demandé de rendre le château de Numata au clan Hôjô, ce qu'il refuse. Les forces Tokugawa sont défaites mais pour conserver la paix, Masayuki envoie son fils Nobuyuki comme otage à Hamamatsu et son autre fils Yukimura à Echigo.

Il prend part à la bataille de Sekigahara aux côtés d'Ishida Mitsunari dans l'armée de "l'ouest", alors même qu'il ordonne à son fils Nobuyuki de combattre pour le clan de "l'est" (forces Tokugawa). Masayuki et son autre fils résistent aux Tokugawa à Ueda.

Masayuki survit à Sekigahara où les forces Tokugawa sont finalement victorieuses. Alors qu'il devait être exécuté, il est plutôt exilé à Kudoyama avec Yukimura, grâcié par le fait que son fils aîné avait soutenu Ieyasu. Il décèdera en 1611. La succession du clan revient alors à Sanada Nobuyuki, son frère Yukimura décédant au siège d'Osaka en 1614-1615. 


 

gif.gif

 

17 - Sanada Nobutsuna (真田 信綱, ? 1537 - 29 juin 1575)

 

http://i39.servimg.com/u/f39/11/14/75/51/sanada11.jpgNobutsuna était un vétéran. Il tenait la place de commandant lors de la capture du château de Toishi. Il était aussi en charge d'une unité de cavalerie lors de la bataille de Nagashino. gif.gif

 

18 - Sanada Yukitaka (真田幸隆, ? 1513 - ? 1574)

 

http://i39.servimg.com/u/f39/11/14/75/51/sanada10.jpgYukitaka fut engagé par Shingen lorsque ce dernier se rendit compte de ses capacités. Il aida à la capture de nombreux châteaux durant la campagne de Shinano. C'était un excellent stratège, et avec Sanada Nobutsuna, aida à la prise du château de Toishi. Il combattit également aux batailles de Kawanakajima.

gif.gif

 

19 - Tada Mitsuyori (多田満頼, ? 1501 - ? 1563)

 

http://i38.servimg.com/u/f38/11/14/75/51/tada_m10.jpgNatif de la province de Mino, il entra d'abord au service de Takeda Nobutora, puis combattit pour Shingen sous les ordres d'Itagaki Nobukata. Capitaine d'infanterie, on dit qu'il prit part à près d'une trentaine de batailles sous ce grade, notamment Sezawa et Uehara en 1542

Ses talents en combat nocturne furent employés à bon escient par Shingen à Sezawa.

Il mourut de maladie en 1563.
     

gif.gif

20 - Takeda Nobukado (
武田 信廉, ? 1529 - ? 1582)

 

http://i39.servimg.com/u/f39/11/14/75/51/takeda10.jpgNobukado était un des frères de Shingen. Il avait bénéficié d'une très haute éducation (c'était un très bon peintre) et employa son intelligence comme conseiller de Takeda Katsuyori après la mort de Shingen. Il servit aussi avant cela de doublure pour son frère. Il combattit à Nagashino en 1575, en commandant le centre de l'armée des Takeda (plus de 3000 hommes). Il détenait le château de Takato à Shinano.

Lorsque les forces Oda envahirent les terres des Takeda, il essaya de s'enfuir mais fut capturé et décapité au temple bouddhiste Zenkô-ji où d'autres membres du clan subirent le même sort.

gif.gif


21 - Takeda Nobushige (武田信繁, ? 1525 - 10 septembre 1561)

 

http://i39.servimg.com/u/f39/11/14/75/51/takeda11.jpgNobushige (aussi appelé Tenkyû) devait être le successeur de Takeda Nobutora, jusqu'à ce que son frère Shingen se rebelle contre leur père.

Cependant, Shingen connaissait les capacités de Nobushige. Aussi lui attribua t-il le commandement de l'avant-garde de ses armées, plutôt que de le tuer. Cette décision s'avéra bénéfique puisque Nobushige fait preuve d'une très grande sagesse et perspicacité stratégique.

Nobushige est aussi célèbre pour ses écrits (Kyujûkyu Kakun, recueil de 99 règles destinées au clan Takeda, que l'on peut notamment retrouver dans l'oeuvre de W.Scott Wilson, "Ideals of the Samuraï").

Il appuya son frère dans de nombreux conflits, et fut par exemple envoyé en 1544 pour matter une rebellion au château de Kôjinyama.

Il participa à la 4ème bataille de Kawanakajima, commandant 200 cavaliers et 500 fantassins. Il s'oppose alors aux troupes largement supérieures (1500 hommes) de Kakizaki Kageie, général du clan Uesugi et trouve la morthttp://i38.servimg.com/u/f38/11/14/75/51/nobush10.jpg dans le conflit.

Des récits tels que les Chroniques des Cinq Batailles de Kawanakajima (Kawanakajima gokado kassen ki, 1605) décrivent sa fin. Il y est dit par exemple que Uesugi Kenshin avait acculé Nobushige près de la rivière Chikuwagama et lui aurait tranché la jambe gauche avec un sabre fabriqué par Nagamitsu. Nobushige serait alors tombé de cheval et se serait rompu le cou. Dans les chroniques dites Hokuetsu-gundan (1698), il est dit que Kenshin sur sa monture aurait affronté Nobushige qui était à pied et lui aurait tranché le casque de son sabre. C'est seulement dans les Discours d'Uesugi kenshin (Uesugi Kenshin mosshi jo) qu'il est raconté que Nobushige fut tué par Murakami Yoshikiyo, vassal de Kenshin.


La tête de Nobushige fut ramenée par un des hommes des Takeda du nom de Yamadera Nobuaki, qui l'avait reprise des mains de celui qui avait tué Nobushige (Kenshin ou Yoshikiyo?)

Takeda Nobushige fut enterré avec sa tête à Kawanakajima.


gif.gif

 

22 - Tsuchiya Masatsugu (土屋昌次, ? 1544 - 9 Juillet 1575)

 

Second fils de Kanamaru Chikuzen no Kami Torayoshi, Masatsugu "Uemon no Jô" est très certainement connu pour sa charge contre les barricades Oda lors de la bataille de Nagashino. Bien qu'il périt lors de l'action, ses faits d'armes lui ont survécu. 

http://i39.servimg.com/u/f39/11/14/75/51/masast10.jpgEn 1561, il participe à la Quatrième bataille de Kawanakajima, menant des unités de cavalerie avec talent.

En 1573 à la mort de Takeda Shingen, il manque de se faire seppukku (souhaitant accompagner son seigneur dans la mort), seulement empêché par Kosaka Masanobu qui le convainc de continuer à servir le clan Takeda.

Il meurt deux plus tard à Nagashino en 1575, chargeant contre les arquebusieurs. Il est tué par les balles, comme beaucoup de ses camarades. Ses trois fils mouront en 1582 lors de l'invasion de la province de Kai, après avoir supporté Takeda Katsuyori qui commet seppukku à Tenmokuzan au même moment.

 


gif.gif
23 - Yamagata Masakage
(山形昌景, ? 1524 - 25 juin 1575)

 

http://i38.servimg.com/u/f38/11/14/75/51/yamaga10.jpgNé parmi le clan Iitomi, il est d'abord connu sous le nom d'Iitomi Genshirô puis Obu Saburô après son adoption par le clan Obu.

Masakage est considéré comme le plus féroce guerrier du clan Takeda et un ami très proche de Shingen.

Sa participation à la campagne de Shinano en 1554 fut déterminante, permettant la prise du château de Kannomine.

Il participe à la 3ème bataille de Kawanakajima en 1557. Il prend à cette date le château d'Otari sur les terres Uesugi, sécurisant ainsi la route d'Itogaiwa

En 1561, il participe à la 4ème bataille de Kawanakajima. Sous les ordres de Kakizaki Kageie, il repousse les troupes ennemies et participe à la victoire. Il joua un rôle important dans d'autres batailles:  siège de Murakami, bataille de Mimasetoge en 1569 (qui fut une défaite contre le clan Hôjô) ou Mikatagahara en 1572 où il commandait 5000 hommes. Cette bataille le distingua particulièrement puisqu'il prit le château de Yoshida,  qui était une possession Tokugawa, en arrivant en premier sur les lieux avec Baba Nobufasa, et en combattant avec seulement quatre hommes les hatamoto de Tokugawa Ieyasu lors d'un combat singulier.

Après la mort de son frère aîné Obu Toramasa, mort par seppukkuhttp://i38.servimg.com/u/f38/11/14/75/51/masaka10.jpg suite à la rebellion avortée de Takeda Yoshinobu, il prit la tête des troupes de son frère et commença lui-même à habiller ses hommes en rouge, à la façon de Toramasa, ce qui fit gagner à son armée le surnom de "Régiment Rouge".

Il tomba lors de la bataille de Nagashino, abattu à cheval lors de la charge sur l'aile gauche des troupes Takeda, face aux forces d'Honda Tadakatsu. Fauché par les balles, il fut désarçonné puis décapité et aucun de ses hommes ne survécut au combat.

Triste fin, puisqu'il avait entrevu la catastrophe et avait essayé sans résultat de convaincre Takeda Katsuyori d'annuler le combat et de changer de stratégie, vision partagée par beaucoup de généraux.

Il fut toujours le premier à attaquer lors des combats, sa cavalerie semant confusion et panique dans les rangs ennemis.

Ii Naomasa, du clan Tokugawa, s'inspira de ses armées et lui rendit hommage en nommant ses propres troupes les "Brigades du Démon Rouge".

La légende veut que sur son lit de mort en 1573, Shingen fit appeler Yamagata pour lui ordonner de planter sa bannière au pont de Seta, l'entrée orientale traditionnelle de Kyôtô.

Il reste incertain à son sujet de savoir s'il révéla le complot de Takeda Yoshinobu aux Takeda, trahissant ainsi son frère Obu Toramasa.

Tokugawa Ieyasu déclara à son sujet qu'il était le guerrier qu'il aurait le plus craint d'affronter sur un champ de btaille.

Enfin, son armure est exposée au musée Tenzan dans la ville d'Hachiôji.   


gif.gif
24 - Yamamoto Kansuke,
(山本勘助, ? 1501 – ? 1561)

 

http://i38.servimg.com/u/f38/11/14/75/51/yamamo10.pngOriginaire de la province de Mikawa, et né Haruyuki Yamamoto, il souhaitait à l'origine se faire engager au service de la famille Imagawa. Cependant, il y est mal reçu et considéré en raison de ses handicaps (il était borgne et boiteux).  C'est le général des Takeda Itagaki Nobutaka qui le remarque et lui obtient audience auprès de Shingen. Shingen fut tellement impressionné par cet homme qu'il lui octroya un fief de 1000 koku. En 1543, il obtient le titre d'ashigaru-taisho, commandant d'infanterie.

Kansuke prouva sa valeur à Shinano en 1551, puisqu'on prétend qu'il imagina un engin de siège pour faire tomber la place forte. Après quoi il recut le titre de kansuke et reçut un fief de 4000 koku. Il change alors son nom en Kansuke et devient moine bouddhiste.

Il participa aux batailles de Kawanakajima, où périt son fils adoptif Yamamoto Kanzô Nobutomo. Brillant stratège, il proposa à Shingen en 1561 un plan de bataille, qui malheureusement échoue. Alors qu'Uesugi Kenshin est positionné à Saijoyama, lehttp://i38.servimg.com/u/f38/11/14/75/51/yamamo10.jpg clan Takeda campe au château de Kaizu, évitant une confrontation directe. Yamamoto suggère alors de faire diviser l'armée de 20 000 hommes en deux, une partie attaquant Saijoyama le matin, tandis que l'autre partie devait se positionner à Hachimanbara, pour attendre la supposée retraite de Kenshin. Shingen accepte et fait partir Kosaka Masanobu et Baba Nobufasa vers Saijoyama, tandis qu'il prend place sur l'arrière, après la rivière Chikuma. Kenshin déjoue ce plan, et fait charger de nuit ses 11 000 hommes. Nobushige, le jeune frère de Shingen, est tué avec son oncle Morozumi Masakiyo lors de l'attaque. Le fils de Shingen, Takeda Yoshinobu, est lui-même blessé. Croyant alors que son plan a entrainé la ruine de son clan, Kansuke s'élance dans la bataille muni d'une lance avec deux de ses hommes, Osaragi Shôzaemon et Isahaya Sagorô. Souffrant de nombreuses blessures dues à cet assaut désespéré, il se retire pour commettre seppukku. L'armée des Takeda devait cependant survivre, et affligé par la perte de Kansuke, Shingen fait enterrer son corps sur le champ de bataille.

Il est souvent dépeint avec une naginata, lui servant à soutenir sa jambe faible.

Il est l'auteur de livres de stratégie tels que le Heiho Okugi Sho, intégré dans les chroniques des Takeda (Kôyô Gunkan).

Kansuke est connu pour être l'ancêtre de Yamamoto Yaeko d'Aizu, femme guerrier de la période Bakumarsu.


gif.gif
25 - Yokota Takamatsu,
(横田高松, ? - 9 novembre 1550)

 

http://i38.servimg.com/u/f38/11/14/75/51/yokota10.jpgAussi connu sous le nom de Yokota Takatoshi.

Takamatsu débuta en tant qu'homme de rang du clan Takeda, sous les ordres de Takeda Nobutora. Il se démarqua par la suite dans les batailles et attira l'attention de Shingen en raison de ses compétences au tir à l'arc et dans les arts martiaux.

Il participe à la bataille de Shiga en 1547, contre le clan Murakami, guerre qui perdurera plusieurs années. Dans les années 1550, Takeda Shingen veut éliminer Murakami Yoshikiyo, qui est un proche allié d'Uesugi Kenshin, afin de conquérir Shinano sur laquelle il se tient. Shingen envoit Takamatsu et Yukitaka Sanada mener le siège du château de Toishi pour éliminer Murakami. En tant qu'ashigaru-taisho, il impose à ses fantassins un certain entraînement et leur fait répéter une manoeuvre peu aisée pour le combat: les ashigaru de Yokota apprennent à maintenir la pointe de leurs lances à la même hauteur, alors même qu'ils marchent sur une ligne de trois rangs (Ashigaru 1467-1649, de Stephen Turnbull).

Il est tué lors du siège de Toishi, dans un combat rapproché contre le clan Murakami en 1550. Après avoir fondu sur le château, portant une armure de dô-maru verte très reconnaissable, il s'oppose à une garnision de 1000 hommes et reçoit de nombreuses blessures avant de mourir. Ses forces ne viendront à bout des armées Murakami qu'en 1551.

Sa fin est considérée comme une grande perte par le clan, surtout pour Shingen qui le tenait en exemple pour les jeunes samuraï.


 

 

 

Lectures conseillées

"Kawanakajima - 1553-64

Samuraï Power Struggle"

de Stephen Turnbull

    ~

"Nagashino 1575:

Slaughter at the barricades"

de Stephen Turnbull

     ~

"Legends of the Samuraï"

de Hiroaki Sato

 

Partager cet article

Repost 0
9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 11:41

puce.gifSamouraïs

de Mitsuo Kure

       Editions Philippe Picquier

 

http://i39.servimg.com/u/f39/11/14/75/51/516qsy10.jpg

 Depuis le XII° siècle et durant sept cent ans, l'histoire du Japon fut d'abord celle des samouraös. A l'origine, une classe de modestes soldats aux ordres de la cour de Kyôtô; mais le pouvoir grandissant des clans provinciaux leur permit de s'affranchir rapidement de la cour impériale et de créer parallèlement leur propre gouvernement militaire qui s'imposa dans tout le Japon. Des siècles de guerres, de rébellions, de traitrises et de renversements d'alliances virent des familles de samouraïs se livrer à une lutte acharnée pour le contrôle des territoires. Et des clans fondés par des aventuriers impitoyables dominèrent les provinces avant d'êtres balayés par d'autres plus puissants. Enfin surgirent trois grands chefs qui imposèrent l'unification du pays sous le commandement d'un seul seigneur: Oda Nobunaga, puis son lieutenant qui lui succéda, Toyotomi Hideyoshi et enfin, Tokugawa Ieyasu, qui, à force de batailles, de complots et de massacres régna sur tout le Japon. Ce livre, abondamment illustré d'estampes, de dessins et de peintures, raconte l'histoire de ces samouraïs, leurs armes et leurs châteaux. Il restitue avec rigueur une réalité historique souvent mal connue en Occident.

 


 

puce.gifHistoires de samouraïs

de Roland Habersetzer

       Budô Editions

 

http://i39.servimg.com/u/f39/11/14/75/51/51xlvt10.jpgIls sont les chevaliers de l'Extrême-Orient. Symboles de fierté, de courage et d'honneur, leurs aventures sont souvent des leçons de vie. Que n'a-t-on écrit sur leurs vies mouvementées, leurs destins souvent tragiques? Comme celle des preux de nos chansons de geste ou encore celle des héros des sagas des pays nordiques, leur histoire se confond désormais avec le mythe; et les récits de leurs hauts faits, qu'ils soient plus près de la réalité ou de la légende, ont été colportés jusqu'à nous par les générations successives d'un peuple admiratif. La samouraï fut une figure pathétique et poignante plus souvent qu'il n'a été un héros invincible, et alors que l'Occident retient surtout ses héros victorieux, le Japon, avec sa sensibilité propre, est surtout ému par ses héros malheureux. Ils y sont depuis toujours les figures hautes en couleur des théâtres Kabuki et Nô, des contes, des ballades et des films. ..En ce siècle où nous avons tous besoin d'un peu d'exaltation et de rêve, ces héros des temps jadis sont la rosée à l'aurore, la poussière sous le vent et leur histoire reste une touche de rêve sur fond de nostalgie. 

 


Partager cet article

Repost 0
Published by Shingen - dans Bibliographie
commenter cet article
9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 11:23

http://i39.servimg.com/u/f39/11/14/75/51/consul10.gif

http://i39.servimg.com/u/f39/11/14/75/51/nihong10.gif

Partager cet article

Repost 0
Published by Shingen - dans Japonais
commenter cet article
14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 08:42

de Thomas L. Buck

Editions Lloyd & Tutle Publishing

 

http://i58.servimg.com/u/f58/11/14/75/51/tsukam10.jpgLe tsukamaki est l'art de tresser la poignée du sabre. Le travail de Thomas Buck présente l'évolution historique du sabre japonais et de ses accessoires, ainsi que des instructions pas à pas et des diagrammes de 25 types de laçages différents de tsukas. Le livre inclue un glossaire visuel du sabre japonais, ainsi que des patrons de ligne de trempe et les caractères les plus communs rencontrés dans les signatures. En tant que livre de référence, c'est à la fois une excellente introduction à l'art du tsukamaki, et un guide pratique complet pour le tsukamaki-shi débutant.

 

Ce livre est en anglais, disponible en livre de poche.

 

Vous pouvez visiter le site de Thomas L. Buck pour découvrir un article sur le tsukamaki.

Partager cet article

Repost 0
Published by Shingen - dans Bibliographie
commenter cet article
28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 16:45

http://i58.servimg.com/u/f58/11/14/75/51/pin11.gif

Certains d'entre vous connaissent peut-être l'anecdote sur Miyamoto Musashi, relatant l'exploit de ce dernier face à un adversaire: en poussant un cri inaudible, Musashi aurait étourdi un scorpion, qui se serait évanoui (ou qui serait tombé mort). Musashi aurait ainsi fait fuir son opposant. On peut trouver ce fait très invraisemblable, mais il existe pourtant au Japon un art du kiai (kiai-jutsu), témoignant de l'importance de cette capacité.
Qu'est-ce que le kiai?
On lit souvent sur Internet qu'il s'agit du "cri qui tue" (référence probable à l'histoire de Musashi et du scorpion). Cette idée est assez simpliste : elle ne prend pas en compte le concept d'énergie et de respiration qui permet d'effectuer un bon kiai (qui peut être silencieux). Au contraire, on le décrit simplement comme un cri puissant qui peut être effectué sans concentration. Les auteurs cités ci-après expliquent chacun cette notion et dévoilent la place qu'elle tient dans la pratique des arts martiaux, et donc dans la maîtrise de notre propre corps.

Tout d’abord, le kiai-jutsu n’est pas un art ésotérique et mystérieux. Si le kiai peut être synonyme de pouvoir immatériel, il résulte d’un entraînement et d’expériences propres qui renforcent la suggestion et la projection de l’esprit du combattant lors d’un combat.

Miyamoto Musashi explique cela de façon très claire dans son Traité des Cinq Roues, section des "Trois Cris" – Chapitre IV – Feu. Il divise le kiai en plusieurs catégories, à utiliser en différentes occasions:

  • dans un contexte de guerre (tactique de masse), il y aurait trois types de kiai:
  • l'initial (avant la bataille),
  • le moyen (pendant la bataille) 
  • le final (après la bataille). Le premier servirait à se "motiver", comme à impressionner l'ennemi. Le second permettrait en frappant durant les combats de donner plus de force à ses coups. Le dernier serait poussé en tant que cri de victoire.
  • dans un contexte de combat (tactique individuelle), il y en aurait deux:
  • l'initial 
  • le final.

Le kiai peut ainsi être catalogué en fonction de son utilité. Par conséquent on trouve plusieurs types de kiai qui varient en intensité ou tonalité et ont un effet variable. Si le cri peut être plus ou moins fort, c’est qu’il a des conséquences différentes selon la tonalité qui lui est donnée. Il doit être employé en fonction de l’adversaire et de la situation et peut être modulé par celui qui l’exécute. Selon Gabrielle Habersetzer, dans l’Encyclopédie technique, historique, biographique et culturelle des arts martiaux "Chaque être humain possède ki ; le seul problème est de savoir le mobiliser à volonté et l’utiliser intelligemment." Mais quel est le rapport entre le ki et le kiai ici ?Pour comprendre, il est utile d’analyser les idéogrammes qui en composent le terme.
Selon E.J. Harrison (
The Fighting Spirit of Japan), le terme kiai est composé de :

  •  ki () qui a plusieurs significations telles que "esprit", "volonté", "humeur", "air"
  •  ai (, ou 合い), provenant du verbe "awasu" (  ), "unifier".

Aussi, le sens général du terme serait alors de "concentrer ou unifier l’esprit".
Pour pousser l’analyse étymologique:

  • ai est composé de : "assembler, réunir" (亼, formé des radicaux "entrer/rejoindre" ( ) et "un" ( ) ) et "bouche" ( )
  • ki est formé "d’esprit/air/vapeur" ( ), et qui serait soit une forme ancienne du nombre cinq, soit le caractère du riz. 

 

Pour Patrice Franchet d’Espérey, dans un ouvrage qui a priori n’a rien à voir avec le budô, (La Main du maître: Réflexions sur l'héritage équestre), "l’énergie, c’est l’air qui sort du riz qui cuit."

Cette énergie, (ou qi chinois , dont l'idéogramme est très proche), est l'essence de vie.

Cette essence ou force peut être maîtrisée puisqu'inhérente à l'être humain comme le précise ci-dessus Habersetzer.

Pour en terminer avec l’analyse étymologique, il est bon de rappeler que les termes kiaï et aïki s’écrivent avec les mêmes idéogrammes.

http://i58.servimg.com/u/f58/11/14/75/51/kiaika10.png


Utiliser intelligemment son kiai peut être une gageure. Cette capacité n’est pas innée et tout comme beaucoup de nos systèmes et pratiques (écriture, langue etc…), il ne peut devenir compréhensible/palpable et applicable pour la personne qu’après un certain temps. Notre expérience affecte et renforce notre maitrise du kiai, tout comme notre vision et connaissance du monde grandit avec l’âge et l’intérêt que nous y portons.
Mais en quoi la pratique permet-elle de développer le kiai ? En vérité, c’est essentiellement la maitrise de notre respiration qui pourra donner un bon kiai. Savoir respirer mène à un état d’esprit supérieur. Dans le zazen, on aligne respiration, posture et esprit. La respiration est abdominale et l’expiration en est la phase la plus importante, l’énergie descendant dans le bas-ventre lorsque les poumons se vident. Or nous savons que dans la croyance asiatique, la force de notre corps se situe dans le hara, (ou tanden), source d’énergie mais également endroit où les mauvais esprits peuvent être piégés et évacués. Il est donc essentiel d’avoir une respiration correcte, qui vient elle-même d’une posture correcte (la colonne doit être droite pour ne pas casser le flux). Avec la pratique, cette respiration, même si maitrisée, devient naturelle et douce et n’est plus forcée volontairement. Il en va de même pour le kiai. Une très belle citation de maître Suga Toshiro exprime cette idée : "Le kiaï est une respiration profonde. L'entendre permet d'évaluer une personne. Un kiaï correct est très probablement la marque d'un haut niveau parce qu'il est lié à une respiration juste. Martialement le kiaï est très important. Il sert à se donner du courage, à encourager ses compagnons, à effrayer ses adversaires, à rassembler son énergie, à évacuer la tension. Le kiaï est une vibration qui doit venir du seïka tanden. C'est très important de pouvoir faire des kiaï corrects. On dit qu'on pouvait entendre les kiaï de maître Ueshiba à deux kilomètres de distance. Sa voix était très particulière." Il faut comprendre ici que
le kiai est considéré comme une manifestation ou émission de notre énergie/volonté, qui ne peut être totale et réussie que lorsque l’unité de l’artiste martial est atteinte. Par la concentration et une respiration correcte (kokyû), le combattant parviendra à maîtriser son ki. Toujours selon Harrison, "le kiai est l’art de concentrer parfaitement toute son énergie physique et mentale sur un objet donné, avec la détermination inébranlable de l’achever ou de le soumettre." Un cri sans intention ne soumettra aucun adversaire et nuira à la technique par l’énergie gaspillée. Cette énergie doit être concentrée, et non dispersée. Elle peut-être confinée au point d’obtenir un kiaï silencieux. En effet, la voix n’est que l’expression audible du kiai qui reste subordonné à la conscience. Dans son unité, l’artiste martial pourra manifester de façons diverses le kiai qui traduit "l’attitude esthétique et l’état d’esprit de l’artiste" ainsi que "des intentions et émotions individuelles." (Charles V. Gruzanski - page 87 du livre Ninja Weapons: Chain and Shuriken). Il n’y a donc pas qu’une seule forme de kiaï, tout comme il n’y a pas qu’un seul état d’esprit chez le pratiquant, ni une seule manière d’appliquer une technique On trouve des variantes à chaque technique, puisque ces variantes sont des interprétations du mouvement de base et des paramètres dans lesquels est appliquée la technique. En ce sens, il existe plusieurs formes de kiaï, y compris une forme silencieuse. L’intérêt dans ce cas est selon moi surtout d’apporter "de la force à une technique au travers d’une respiration correcte." (page 43 - Secrets of the samurai: a survey of the martial arts of feudal Japan, par Oscar Ratti et Adele Westbrook)

Pour finir, voici comment développer son kiaï, en restant très prudent quant à l’application des consignes donnée dans Japan's ultimate martial art: Jujitsu before 1882, the Classical Japanese Art of Self-Defense, de Darrell Max Craig :

"au Japon le meilleur kiai est habituellement entendu dans les halls ou dôjô de kendô. Je suppose que cela est parce qu'en kendô, vous annoncez toujours la zone que vous allez couper, laissant ainsi connaître vos intentions à l'autre kendôka. Ainsi, vous inspirez toujours de l'air  dans votre bas-ventre, ce qui est bien sûr, la vraie méthode pour développer son kiai. Comment quelqu'un peut développer ce pouvoir mystérieux sur lequel nous semblons connaître si peu de choses? Un sensei de jujitsu suggère de prendre une large pièce de tissu de coton d'à peu près 12 inches sur 8 pieds, de la plier en deux à la moitié (c'est-à dire à une largeur de 6 inches), et de l'enrouler autour de votre estomac deux ou trois fois juste en dessous des côtes flottantes. Soyez sûrs de serrer vos muscles de l'estomac autant que possible. Asseyez-vous maintenant en seiza (une position droite) ou en anza (paisible), inhalez l'air par votre nez, et essayez de pousser l'air au fond de votre estomac. Les japonais appellent cette zone shitahara. Inhalez et exhalez lentement deux ou trois cent fois chaque jour jusqu'à ce que vous puissiez le faire mille fois ou plus. Vous devez commencer très lentement et vous fortifier.  Vous serez étourdi au début, soyez extrêmement prudent. En pratiquant cette respiration avec votre abdomen, maintenez votre corps détendu. Le bout de votre nez devrait être aligné avec votre nombril, vos épaules devraient être rondes, et votre dos devrait être légèrement en avant. Quand vous aurez développé correctement votre shitahara, commencez à pratiquer le kiai. Souvenez-vous, démarrez lentement depuis votre estomac, en restant détendu en pratiquant le kiai. Relâchez chaque muscle sauf vos mollets. Lorsque vous pouvez effectuer cela, détendez chaque muscle sauf ceux des mollets et des avants bras. Ensuite, maintenez rigide chaque partie de votre corps à la fois lorsque vous faites le kiai, à voix basse et lentement.
Sensei Hata a dit que lorsque vous pouvez contrôler les muscles de votre corps et développer le kiai, votre corps répondra inconsciemment à votre kiai. Ainsi, les muscles resteront souples et flexibles jusqu'au moment précis où vous y faites appel; à ce moment ils deviendront rigides mais seulement pour le court instant où on en a besoin.
"

http://i58.servimg.com/u/f58/11/14/75/51/torii10.gif

Partager cet article

Repost 0
Published by Shingen - dans Le Bushido
commenter cet article