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BUSHIDÔ

BUSHIDÔ : Code d’honneur et de comportement social qui exigeait du guerrier, Bushi ou Samouraï – ce dernier étant d’un rang plus élevé –, le sens de la justice et de l’honnêteté, le courage et le mépris de la mort, la sympathie envers tous, la politesse et le respect de l’étiquette, la sincérité et le respect de la parole donnée, la loyauté absolue envers les supérieurs et enfin la défense de l’honneur, du nom et du clan. Selon ce code, les Bushi, et plus particulièrement les Samouraï, devaient observer une étiquette sévère et consacrer leur vie et leur esprit à une ou des activités ‘dépassant l’homme ordinaire’ et transcendant la vie et la mort. Le bushidô est une manière d’être, de se comporter envers ses semblables, et une fidélité absolue à une ligne de vie (autrefois à un maître, à un supérieur), qui faisait appel au respect de soi et des autres, quels qu’ils fussent, faibles ou forts, ainsi qu’à la maîtrise parfaite de son mental, de ses pulsions et de ses passions, afin de maintenir l’esprit en harmonie (Wa) avec l’univers. Il est évident que cet idéal n’était atteint que très rarement.

D’après Louis Frédéric, Dictionnaire des Arts Martiaux (éd. Félin).

9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 11:23

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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 08:42

de Thomas L. Buck

Editions Lloyd & Tutle Publishing

 

http://i58.servimg.com/u/f58/11/14/75/51/tsukam10.jpgLe tsukamaki est l'art de tresser la poignée du sabre. Le travail de Thomas Buck présente l'évolution historique du sabre japonais et de ses accessoires, ainsi que des instructions pas à pas et des diagrammes de 25 types de laçages différents de tsukas. Le livre inclue un glossaire visuel du sabre japonais, ainsi que des patrons de ligne de trempe et les caractères les plus communs rencontrés dans les signatures. En tant que livre de référence, c'est à la fois une excellente introduction à l'art du tsukamaki, et un guide pratique complet pour le tsukamaki-shi débutant.

 

Ce livre est en anglais, disponible en livre de poche.

 

Vous pouvez visiter le site de Thomas L. Buck pour découvrir un article sur le tsukamaki.

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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 16:45

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Certains d'entre vous connaissent peut-être l'anecdote sur Miyamoto Musashi, relatant l'exploit de ce dernier face à un adversaire: en poussant un cri inaudible, Musashi aurait étourdi un scorpion, qui se serait évanoui (ou qui serait tombé mort). Musashi aurait ainsi fait fuir son opposant. On peut trouver ce fait très invraisemblable, mais il existe pourtant au Japon un art du kiai (kiai-jutsu), témoignant de l'importance de cette capacité.
Qu'est-ce que le kiai?
On lit souvent sur Internet qu'il s'agit du "cri qui tue" (référence probable à l'histoire de Musashi et du scorpion). Cette idée est assez simpliste : elle ne prend pas en compte le concept d'énergie et de respiration qui permet d'effectuer un bon kiai (qui peut être silencieux). Au contraire, on le décrit simplement comme un cri puissant qui peut être effectué sans concentration. Les auteurs cités ci-après expliquent chacun cette notion et dévoilent la place qu'elle tient dans la pratique des arts martiaux, et donc dans la maîtrise de notre propre corps.

Tout d’abord, le kiai-jutsu n’est pas un art ésotérique et mystérieux. Si le kiai peut être synonyme de pouvoir immatériel, il résulte d’un entraînement et d’expériences propres qui renforcent la suggestion et la projection de l’esprit du combattant lors d’un combat.

Miyamoto Musashi explique cela de façon très claire dans son Traité des Cinq Roues, section des "Trois Cris" – Chapitre IV – Feu. Il divise le kiai en plusieurs catégories, à utiliser en différentes occasions:

  • dans un contexte de guerre (tactique de masse), il y aurait trois types de kiai:
  • l'initial (avant la bataille),
  • le moyen (pendant la bataille) 
  • le final (après la bataille). Le premier servirait à se "motiver", comme à impressionner l'ennemi. Le second permettrait en frappant durant les combats de donner plus de force à ses coups. Le dernier serait poussé en tant que cri de victoire.
  • dans un contexte de combat (tactique individuelle), il y en aurait deux:
  • l'initial 
  • le final.

Le kiai peut ainsi être catalogué en fonction de son utilité. Par conséquent on trouve plusieurs types de kiai qui varient en intensité ou tonalité et ont un effet variable. Si le cri peut être plus ou moins fort, c’est qu’il a des conséquences différentes selon la tonalité qui lui est donnée. Il doit être employé en fonction de l’adversaire et de la situation et peut être modulé par celui qui l’exécute. Selon Gabrielle Habersetzer, dans l’Encyclopédie technique, historique, biographique et culturelle des arts martiaux "Chaque être humain possède ki ; le seul problème est de savoir le mobiliser à volonté et l’utiliser intelligemment." Mais quel est le rapport entre le ki et le kiai ici ?Pour comprendre, il est utile d’analyser les idéogrammes qui en composent le terme.
Selon E.J. Harrison (
The Fighting Spirit of Japan), le terme kiai est composé de :

  •  ki () qui a plusieurs significations telles que "esprit", "volonté", "humeur", "air"
  •  ai (, ou 合い), provenant du verbe "awasu" (  ), "unifier".

Aussi, le sens général du terme serait alors de "concentrer ou unifier l’esprit".
Pour pousser l’analyse étymologique:

  • ai est composé de : "assembler, réunir" (亼, formé des radicaux "entrer/rejoindre" ( ) et "un" ( ) ) et "bouche" ( )
  • ki est formé "d’esprit/air/vapeur" ( ), et qui serait soit une forme ancienne du nombre cinq, soit le caractère du riz. 

 

Pour Patrice Franchet d’Espérey, dans un ouvrage qui a priori n’a rien à voir avec le budô, (La Main du maître: Réflexions sur l'héritage équestre), "l’énergie, c’est l’air qui sort du riz qui cuit."

Cette énergie, (ou qi chinois , dont l'idéogramme est très proche), est l'essence de vie.

Cette essence ou force peut être maîtrisée puisqu'inhérente à l'être humain comme le précise ci-dessus Habersetzer.

Pour en terminer avec l’analyse étymologique, il est bon de rappeler que les termes kiaï et aïki s’écrivent avec les mêmes idéogrammes.

http://i58.servimg.com/u/f58/11/14/75/51/kiaika10.png


Utiliser intelligemment son kiai peut être une gageure. Cette capacité n’est pas innée et tout comme beaucoup de nos systèmes et pratiques (écriture, langue etc…), il ne peut devenir compréhensible/palpable et applicable pour la personne qu’après un certain temps. Notre expérience affecte et renforce notre maitrise du kiai, tout comme notre vision et connaissance du monde grandit avec l’âge et l’intérêt que nous y portons.
Mais en quoi la pratique permet-elle de développer le kiai ? En vérité, c’est essentiellement la maitrise de notre respiration qui pourra donner un bon kiai. Savoir respirer mène à un état d’esprit supérieur. Dans le zazen, on aligne respiration, posture et esprit. La respiration est abdominale et l’expiration en est la phase la plus importante, l’énergie descendant dans le bas-ventre lorsque les poumons se vident. Or nous savons que dans la croyance asiatique, la force de notre corps se situe dans le hara, (ou tanden), source d’énergie mais également endroit où les mauvais esprits peuvent être piégés et évacués. Il est donc essentiel d’avoir une respiration correcte, qui vient elle-même d’une posture correcte (la colonne doit être droite pour ne pas casser le flux). Avec la pratique, cette respiration, même si maitrisée, devient naturelle et douce et n’est plus forcée volontairement. Il en va de même pour le kiai. Une très belle citation de maître Suga Toshiro exprime cette idée : "Le kiaï est une respiration profonde. L'entendre permet d'évaluer une personne. Un kiaï correct est très probablement la marque d'un haut niveau parce qu'il est lié à une respiration juste. Martialement le kiaï est très important. Il sert à se donner du courage, à encourager ses compagnons, à effrayer ses adversaires, à rassembler son énergie, à évacuer la tension. Le kiaï est une vibration qui doit venir du seïka tanden. C'est très important de pouvoir faire des kiaï corrects. On dit qu'on pouvait entendre les kiaï de maître Ueshiba à deux kilomètres de distance. Sa voix était très particulière." Il faut comprendre ici que
le kiai est considéré comme une manifestation ou émission de notre énergie/volonté, qui ne peut être totale et réussie que lorsque l’unité de l’artiste martial est atteinte. Par la concentration et une respiration correcte (kokyû), le combattant parviendra à maîtriser son ki. Toujours selon Harrison, "le kiai est l’art de concentrer parfaitement toute son énergie physique et mentale sur un objet donné, avec la détermination inébranlable de l’achever ou de le soumettre." Un cri sans intention ne soumettra aucun adversaire et nuira à la technique par l’énergie gaspillée. Cette énergie doit être concentrée, et non dispersée. Elle peut-être confinée au point d’obtenir un kiaï silencieux. En effet, la voix n’est que l’expression audible du kiai qui reste subordonné à la conscience. Dans son unité, l’artiste martial pourra manifester de façons diverses le kiai qui traduit "l’attitude esthétique et l’état d’esprit de l’artiste" ainsi que "des intentions et émotions individuelles." (Charles V. Gruzanski - page 87 du livre Ninja Weapons: Chain and Shuriken). Il n’y a donc pas qu’une seule forme de kiaï, tout comme il n’y a pas qu’un seul état d’esprit chez le pratiquant, ni une seule manière d’appliquer une technique On trouve des variantes à chaque technique, puisque ces variantes sont des interprétations du mouvement de base et des paramètres dans lesquels est appliquée la technique. En ce sens, il existe plusieurs formes de kiaï, y compris une forme silencieuse. L’intérêt dans ce cas est selon moi surtout d’apporter "de la force à une technique au travers d’une respiration correcte." (page 43 - Secrets of the samurai: a survey of the martial arts of feudal Japan, par Oscar Ratti et Adele Westbrook)

Pour finir, voici comment développer son kiaï, en restant très prudent quant à l’application des consignes donnée dans Japan's ultimate martial art: Jujitsu before 1882, the Classical Japanese Art of Self-Defense, de Darrell Max Craig :

"au Japon le meilleur kiai est habituellement entendu dans les halls ou dôjô de kendô. Je suppose que cela est parce qu'en kendô, vous annoncez toujours la zone que vous allez couper, laissant ainsi connaître vos intentions à l'autre kendôka. Ainsi, vous inspirez toujours de l'air  dans votre bas-ventre, ce qui est bien sûr, la vraie méthode pour développer son kiai. Comment quelqu'un peut développer ce pouvoir mystérieux sur lequel nous semblons connaître si peu de choses? Un sensei de jujitsu suggère de prendre une large pièce de tissu de coton d'à peu près 12 inches sur 8 pieds, de la plier en deux à la moitié (c'est-à dire à une largeur de 6 inches), et de l'enrouler autour de votre estomac deux ou trois fois juste en dessous des côtes flottantes. Soyez sûrs de serrer vos muscles de l'estomac autant que possible. Asseyez-vous maintenant en seiza (une position droite) ou en anza (paisible), inhalez l'air par votre nez, et essayez de pousser l'air au fond de votre estomac. Les japonais appellent cette zone shitahara. Inhalez et exhalez lentement deux ou trois cent fois chaque jour jusqu'à ce que vous puissiez le faire mille fois ou plus. Vous devez commencer très lentement et vous fortifier.  Vous serez étourdi au début, soyez extrêmement prudent. En pratiquant cette respiration avec votre abdomen, maintenez votre corps détendu. Le bout de votre nez devrait être aligné avec votre nombril, vos épaules devraient être rondes, et votre dos devrait être légèrement en avant. Quand vous aurez développé correctement votre shitahara, commencez à pratiquer le kiai. Souvenez-vous, démarrez lentement depuis votre estomac, en restant détendu en pratiquant le kiai. Relâchez chaque muscle sauf vos mollets. Lorsque vous pouvez effectuer cela, détendez chaque muscle sauf ceux des mollets et des avants bras. Ensuite, maintenez rigide chaque partie de votre corps à la fois lorsque vous faites le kiai, à voix basse et lentement.
Sensei Hata a dit que lorsque vous pouvez contrôler les muscles de votre corps et développer le kiai, votre corps répondra inconsciemment à votre kiai. Ainsi, les muscles resteront souples et flexibles jusqu'au moment précis où vous y faites appel; à ce moment ils deviendront rigides mais seulement pour le court instant où on en a besoin.
"

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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 20:07

http://i58.servimg.com/u/f58/11/14/75/51/masand10.jpgQuelle est l'essence du Shinto?

"[...] L'amour entre l'homme et la femme est l'origine de tout. En Occident l'individu est au centre. Mais un individu seul ne peut donner naissance à un autre être. Il faut qu'il y ait musubi."

 

Qu'est-ce que le musubi?

"Lorsqu'un homme et une femme s'unissent, un enfant naît. Les opposés qui s'unissent est l'essence du musubi. L'être humain naît du musubi du corps du père et de la mère. Musubi est l'union des contraires qui permet l'équilibre. [...] L'esprit du musubi est le coeur de l'âme japonaise. Ainsi le Japon a unifié bun et bu, la culture et le guerrier."

 

Comment doit-on considérer le corps?

"Le corps de l'homme est le corps des dieux. La journée nous l'utilisons, la nuit il retourne aux dieux.  [...] Nous ne sommes que des utilisateurs, nous ne possédons pas le corps, nous en avons l'usufruit."

 

Qu'est-ce que le Bushidô?

"[...] Mais le Bushidô n'est pas le chemin de la mort. Le Bushidô est une voie où l'omniprésence de la possibilité de la mort nous amène à réfléchir sur la façon de vivre. Cette présence de la mort nous amène à vivre pleinement et intensément chaque instant sans crainte. Et si cela s'avère nécessaire, à sacrifier son existence. Livrer un combat juste et nécessaire même en sachant que la seule issue possible est la défaite est aussi l'âme du samouraï. Mais le Budô est la vie."

 

Vous considérez que le Japon a oeuvré pour l'indépendance des pays d'Asie?

"[...] Le coeur de l'homme est pensée et empathie, compassion. Mais des deux l'essentiel est la compassion. La pensée n'a de valeur que lorsqu'elle renforce l'altruisme et la compassion."

 

Quelle est la spécificité de l'Aïkidô par rapport aux autres Budô?

"[...] L'Aïkidô est le dernier des Budô, son achèvement. Il contient l'esprit de la paix dans le monde."

 

Source: Dragon Magazine n°10

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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 19:56

http://i58.servimg.com/u/f58/11/14/75/51/tamura10.jpg

 

 "Etudier un dô, c'est suivre un chemin vers l'homme qui est en nous. Un chemin que chacun peut emprunter et qui a été créé pour pouvoir être suivi par tous."

 

"Le Budô est une voie de purification. C'est le misogi haraï. Ce n'est pas une voie de destruction de l'adversaire. C'est un voie qui est au-delà de la victoire et la défaite."

 

"La mère qui protège ses enfants est la véritable signification du bu et a le même sens que le aï de l'Aïkidô. C'est le contraire absolu de la recherche de la destruction de l'autre."

 

"L'Aïkidô est une voie qui permet de se découvrir soi-même et de se construire en tant qu'être humain afin de vivre une vie pleine et heureuse."

 

Source: Dragon magazine - Hors série n°1 - Spécial Aïkidô

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 10:00

Voici un article tiré du magazine HISTOIRE & BATAILLES (n°2, Août-Sept-Oct 2012).

par Umberto Vasco

 

http://i34.servimg.com/u/f34/11/14/75/51/hb10.jpg

 

Bonne lecture.

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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 16:40

"On ne trouve la vie qu'à travers la conquête de la peur et de la mort dans sa propre intimité, son propre esprit. Vider l'esprit de toutes les formes d'attachement, charger et conquérir l'adversaire dans un éclair décisif."

Togo Shigekata

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"Conquérir le mal et non l'adversaire, voilà l'essence de l'homme d'épée."  

Yagyu Munenori

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"Une position efficace ne doit être attachée ni à l'épée de l'adversaire ni à son épée."

Yagyu Toshiyoshi
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"L' esprit paisible est comme l'eau calme réfléchissant l'éclat de la lune. Vider l'esprit et vous réaliserez un esprit paisible."

Yagyu Jubei
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"L'esprit insensible aux conditions extérieures produit une mobilité corporelle."
Yagyu Renyasai

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"Ne pas vaciller devant l'adversaire et son épée est l'essence de l'homme d'épée."

Miyamoto Musashi
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"Lorsqu'une école cherche avant tout à se garantir une clientèle en affichant les trophés gagnés en tournoi, elle trompe l'élève quant à la Voie du Combattant."

Miyamoto Musashi

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"Le sabre doit être plus qu'une simple arme; il doit être la réponse à des questions de la vie."

Miyamoto Musashi

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"Se conquérir soi-même, c'est conquérir l'adversaire."

Takuan Soho
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"Un samouraï ne devrait ni être pompeux ni arrogant."
Tsukahara Bokuden  
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"Un cristal brut ne brille pas; un samouraï indiscipliné n'a pas d'éclat. Un samouraï devrait donc cultiver
son esprit."

Anonyme

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"Celui qui apprend mais ne met point en pratique l'enseignement, celui-là est comparable à un pauvre hère occupé à compter le trésor des autres. Beaucoup de beaux discours, mais pas la moindre vertu intérieure - voilà la caractéristique de ceux qui oublient la pratique!" 

Sutra de l'Ornementation Fleurie

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"Sans vertu, un samuraï, fut-il célèbre, intelligent, grand orateur et plein d'esprit, ne serait qu'un vaurien. Un homme qui méconnait la vertu n'est pas un samuraï. Loyauté, esprit de justice, bravoure sont les trois vertus naturelles du samuraï"

Daidoji Yuzan

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"Le sabre est bien employé s'il subjugue les barbares alors qu'il repose, brillant, dans son fourreau. S'il quitte le fourreau, son utilisation ne peut être que mauvaise."

Tokugawa Ieyasu

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"Les arts martiaux sont comme un miroir, dans lequel vous vous regardez avant de vous laver le visage le matin. Vous vous voyez, simplement, tels que vous êtes."

Jiddu Krishnnamurti

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"La Voie du Sabre et la Voie du Zen sont identiques, car elles ont le même but; celui de tuer l'ego."

Yamada Jirokichi

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"Le sabre et l'esprit doivent être unis. La technique seule est insuffisante, et l'esprit seul n'est pas assez."

Yamada Jirokichi

 

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"Il est mieux d'éviter que de bloquer;

Il est mieux de bloquer que de frapper;

Il est mieux de frapper que de blesser;

Il est mieux de blesser que de mutiler;

Il est mieux de mutiler que de tuer;

Il est mieux de tuer que d'être tué;

Chaque vie est précieuse et aucune ne peut être remplacée."

Principe du Kung-Fu

 

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 15:17

puce.gif Male Colors: the Construction of Homosexuality in Tokugawa Japan

de Gary Leupp

éditions University of California Press

 

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Certains d'entre vous trouveront le choix de ce mois surprenant. Pourtant, la culture japonaise est empreinte de ce qu'on appelle "nanchoku", "wakashudô", "nandô" ou encore "bidô", tous ces termes étant synonymes d'un amour impliquant exclusivement des hommes.

Il faut savoir que l'homosexualité durant les périodes historiques du Japon (et pas seulement la période Tokugawa!) n'était pas interdite; elle était tout à fait tolérée, et même encouragée, car considérée comme honorable. Il était viril de la part d'un homme de ne pas succomber à la tentation d'avoir des relations charnelles avec une femme; aussi l'amour entre hommes était très répandu et celui qui appréciait les femmes était parfois même considéré comme efféminé. Beaucoup de daimyô, de guerriers et d'hommes de la Cour possédaient des amants. Certains n'eureut même jamais de relations hétérosexuelles. Comme le dit l'auteur, n'est-il pas écrit dans l'Ise Monogatari, qui date de 951:

 

Je ne peux pas croire que

tu sois loin,

car je ne peux jamais t'oublier,

et donc ton visage

est toujours devant moi


Ce poème est écrit par un homme pour un de ses amis. Et ce n'est pas là le seul exemple que l'on peut trouver dans la littérature. Ainsi, selon Ijiri Suzuke (1482): "Dans notre empire du Japon, cette voie a fleuri depuis l'époque du grand maître Kobo. [...] Cette voie doit être vraiment respectée et ne doit jamais disparaître." Quelle étrange chose pour nous, Occidentaux. Et pourtant, l'amour mâle a toujours existé et fut toujours toléré, en premier lieu par la religion bouddhiste. Pour les moines, quelque soit la sexualité, l'important est qu'elle respecte les autres.

 

J'ai choisi cette oeuvre car elle s'inscrit dans le cadre de notre compréhension du Bushidô. Car pour ceux qui l'auraient oublié, Yamamoto Tsunetomo fait lui aussi référence à l'homosexualité dans son oeuvre, Hagakure. De ce fait, puisque cette sexualité semble avoir régit pendant longtemps les moeurs des guerriers et des nobles, elle est une source de connaissances et nous permet d'appréhender un peu plus l'esprit des hommes qui ont fait et construit le Japon.

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 12:39

"En dehors du Japon, les gens pensent que le Bushidô est synonyme d'hara-kiri. En fait, le sens du Bushidô est d'accomplir quelque chose en ce monde et d'être ensuite capable d'abandonner son corps et d'accepter la mort. Mais ce concept est très facilement incompris. C'est très différent du simple fait de simplement s'en aller et mourir. Si vous échouez à accomplir quelque chose et vous dites: "Oh, je dois me suicider", ce n'est pas une façon de penser très productive. Le Bushidô rejète cette façon de penser irresponsable. Il y a aussi dans le Bushidô le concept de continuer  à vivre bien que vous ayez à vivre dans la honte. S'il y a un moyen de rectifier le mal que vous avez fait, alors vous devriez le faire. C'est le véritable Bushidô."

Risuke Otake

 

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 12:20

"Le pardon est la parure du guerrier." Gandhi

 

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"Sachant ce qui est juste, ne pas le faire démontre l'absence de courage. Donc, le courage est de faire ce qui est juste." Confucius

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"La sincérité est la fin et le commencement de toutes choses, sans la sincérité, rien n'existerait." Confucius


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"Le but de toute étiquette est de cultiver votre esprit de telle manière que, même lorsque vous êtes tranquillement assis, l'idée ne puisse même pas venir au plus grossier des hommes d'oser vous attaquer." Maxime de l'Ecole Ogasawara


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" Quand d'autres te blâment, ne les blâme pas. Quand d'autres sont en colère contre toi, ne le sois pas contre eux. La joie ne vient que lorsque la passion et le désir sont partis." Kumazawa

 

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" Il est dans la nature de tout homme d'aimer l'honneur, mais ce qui est vraiment honorable réside en chacun et non ailleurs. L'honneur que les hommes confèrent n'est pas le véritable honneur ". Meng-Tseu

 

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"Il est dans la nature de tout homme d'aimer l'honneur, mais ce qui est vraiment honorable réside en chacun et non ailleurs. L'honneur que les hommes confèrent n'est pas le véritable honneur." Meng-Tseu

 

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"La bienveillance emporte avec elle tout ce qui tente de lui faire obstacle, aussi facilement que l'eau domine le feu." Meng-Tseu

 

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"Quand les autres disent du mal de toi, ne rends pas le mal pour le mal, mais réfléchis que tu n'as pas été non plus toujours fidèle dans l'accomplissement de tes devoirs." Ogawa

 

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"Le déshonneur est pareil à une cicatrice sur un arbre que le temps, au lieu d'effacer, agrandit tous les jours." Anonyme

 

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