Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Recherche

BUSHIDÔ

BUSHIDÔ : Code d’honneur et de comportement social qui exigeait du guerrier, Bushi ou Samouraï – ce dernier étant d’un rang plus élevé –, le sens de la justice et de l’honnêteté, le courage et le mépris de la mort, la sympathie envers tous, la politesse et le respect de l’étiquette, la sincérité et le respect de la parole donnée, la loyauté absolue envers les supérieurs et enfin la défense de l’honneur, du nom et du clan. Selon ce code, les Bushi, et plus particulièrement les Samouraï, devaient observer une étiquette sévère et consacrer leur vie et leur esprit à une ou des activités ‘dépassant l’homme ordinaire’ et transcendant la vie et la mort. Le bushidô est une manière d’être, de se comporter envers ses semblables, et une fidélité absolue à une ligne de vie (autrefois à un maître, à un supérieur), qui faisait appel au respect de soi et des autres, quels qu’ils fussent, faibles ou forts, ainsi qu’à la maîtrise parfaite de son mental, de ses pulsions et de ses passions, afin de maintenir l’esprit en harmonie (Wa) avec l’univers. Il est évident que cet idéal n’était atteint que très rarement.

D’après Louis Frédéric, Dictionnaire des Arts Martiaux (éd. Félin).

23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 14:06

Voici un article établit par NGUYEN Thanh Thiên et paru dans Dragon, magazine d'arts martiaux.

 

"A l'occasion du [1er stage européen du Hyoho Niten Ichi Ryu] organisé par Nguyen Thanh Thiên, nous avons rencontré le maître Toshio Iwami, 11e successeur du Hyoho Niten Ichi-Ryu, l'école du légendaire Miyamoto Musashi. Nous en avons profité pour lui poser quelques questions :

 

Comment se déroule l'enseignement au sein de votre école ?

Me Iwami : D'abord vous devez apprendre le kokoro, le cœur. Si vous ne comprenez pas le kokoro, alors ne prenez pas votre sabre.
Autrefois, l'élève apprenait d'abord dans le dojo les techniques avec un seul sabre, Ito. Aujourd'hui au dojo, des techniques de Ito, nous étudions 7 techniques, pas une de plus. Les techniques avec deux sabres, Nito, étaient okuden, secrètes ; le Maître ne les enseignait pas dans le dojo mais en privé. Depuis peu, les techniques Nito sont dévoilées dans le dojo et sont exhibées en démonstration publique.
Il y a quelques années, j'ai fait la rencontre de Philippe. Je lui ai donné et lui donne le keiko, entraînement, au Japon. Grâce aux nombreux keiko qu'il a reçus, nous avons pu cette année organiser un stage ici en France.

Combien de types de technique sont enseignés dans votre école ?

Me Iwami : Il existe plusieurs catégories : techniques à un sabre, techniques à deux sabres, Kodachi (sabre court), Ju-jitsu, Jitte (arme à une main qui permet de bloquer un sabre et de casser sa lame), Bo-jitsu (bâton). Les fondamentaux sont les mêmes, les techniques de base sont similaires. Dans le dojo, nous étudions principalement Ito, Nito et Kodachi (sabre long, deux sabres, et sabre court).
Chacun d'entre nous habite dans une région différente du Japon. Nous faisons plusieurs centaines de kilomètres chaque semaine pour nous entraîner ensemble.

 

Comment vous déplacez-vous avec le sabre en main ? Est-ce une marche normale ou un déplacement particulier ?

Me Iwami : Nous nous déplaçons selon la manière naturelle professée par Musashi.
Musashi marchait en se déplaçant sur le bol du pied : dans la plupart des écoles, en dojo, le pratiquant marche sur la plante des pieds. Mais dans la nature, la marche emploie le bol du pied avec les orteils relevés. Nous gardons toujours à l'esprit que l'adversaire peut attaquer à tout moment aussi nous devons toujours nous tenir prêt.

 

Durant l'un de ses duels, Musashi a lancé son sabre court sur son adversaire. Etait-ce une des techniques enseignées dans son école ?

Me Iwami : Musashi enseignait que dans le duel tous les outils peuvent être utilisés. Quand il eut son duel avec le meijin (grand maître) du kusarigama (sorte de faucille dont le manche se termine par une chaîne lestée d'une petite masse en métal) il ne put bouger son sabre à cause de la double menace de cette arme qui alterne la lame de la faucille et la masse de fer. Il lança alors son kodachi, sabre court, sur son adversaire et le frappa avec le sabre long. Il emporta ainsi le combat par une réaction tout à fait naturelle et opportune.

 

J'ai cru comprendre que Musashi utilisait beaucoup le Jitte ?

Me Iwami : Le père de Musashi, Munisaï, était un meijin (grand maître) de Jitte. Naturellement Musashi a appris Jitte par son père. A l'époque de Musashi, le hyoho, Voie de la Stratégie, est un art martial généraliste, donc il a appris le sabre, le bâton, le jitte, et le taïjutsu (ou Ju-Jitsu, techniques de corps-à-corps).

 

Ainsi Musashi utilisait également des techniques de Ju-Jitsu ?

Me Iwami : Les techniques sont importantes. Mais l'essence de l'enseignement de Musashi est la philosophie qui se dégage du Gorin No Sho, Le Traité des Cinq Roues (ou Eléments), l'ouvrage le plus connu de Musashi. Il s'agit d'un livre qu'on peut lire et relire sans cesse : une idée nouvelle surgit à chaque lecture et chacun y puise une inspiration différente.

 

Quelle est la stratégie enseignée dans votre école ?

Me Iwami : Dans notre école, nous avons le Hyoho de Kizen (Kizen no Hyoho). Nous n'attaquons jamais en premier. Il faut bien connaître et saisir l'instant où l'adversaire commence l'offensive. Ayant perçu cette occasion, nous l'employons pour frapper. Si l'adversaire attend, nous devons donner l'impression de ne pas être prêt ou d'être faible afin de l'engager à prendre l'initiative. Au moment où l'adversaire est poussé à l'attaque, nous tenons l'instant propice et ripostons. Ca s'appelle Kizen no Hyoho ou Sensen no Sen qui n'est pas qu'une question de stratégie, mais bien une façon de vivre, de se comporter, d'agir selon la situation, avec ou sans sabre. Quand vous saisissez complètement ce que votre maître vous a enseigné, vous pénétrez le vrai coeur, le kokoro, de l'être humain.

Quelle est la relation avec le bouddhisme ?

Me Iwami : Un Samouraï doit être prêt à mourir à n'importe quel moment. Le Bushido, Voie martiale, est une préparation à la mort. Mais même les femmes ou les enfants peuvent être prêts à affronter la mort. Pour Musashi, la différence est qu'un samouraï ou un Bushi, homme de la Voie martiale, doit toujours gagner, toujours être prêt, et en d'autres mots, doit toujours vivre et survivre. Cet enseignement correspond à celui du bouddhisme.

 

Pourquoi avez-vous choisi de pratiquer cette école ?

Me Iwami : Après avoir lu le Gorin No Sho, j'ai voulu en étudier les techniques et le kokoro, le coeur. Il y a une trentaine d'années, j'ai contacté le descendant de MIYAMOTO Musashi, mais lui-même ne pratique pas. Il m'a ensuite orienté vers le successeur de la dixième génération de l'école Nito, et je suis devenu son disciple.

 

Est-ce que l'école est ouverte à tout le monde et quelles sont les conditions d'admission ?

Me Iwami : Oui, elle est ouverte à tout le monde et nous n'avons jamais refusé personne. L'enseignement de Musashi est un enseignement pour le Monde entier. Ici en Europe, si vous voulez apprendre cet enseignement, vous avez besoin de l'autorisation de Philippe. Contactez Philippe, s'il vous plait.

 

Que pensez-vous du stage que vous avez dirigé ?

Me Iwami : J'apprécie beaucoup les efforts des organisateurs du stage qui s'est tenu à Saint-Brice sous Forêt, Val d'Oise, du 14 au 17 Octobre dernier. Grâce aux efforts de Philippe NGUYEN Thanh Thiên et des membres de son école, ainsi qu'avec la coopération de Monsieur le Maire Alain LORAND, j'ai pu ouvrir l'enseignement de MIYAMOTO Musashi à l'Europe.
Depuis son entrée dans le monde de Hyoho Niten Ichi Ryu, Philippe pratique toujours sérieusement et sincèrement. Il est venu au Japon plusieurs fois et a supporté des keiko (entraînements/exercices) extrêmement durs. Ce qu'il m'a montré pendant ces keiko éprouvants m'a donné confiance en lui. Je l'ai donc autorisé à organiser ce stage.
Ce fut un grand honneur pour moi d'avoir eu, à l'occasion de ce stage, la possibilité de connaître les stagiaires et leur attitude très sincère et sérieuse durant le keiko. Je dois à Musashi la chance de faire ces rencontres humaines magnifiques. J'espère que tous les stagiaires continueront à pratiquer le keiko de Hyoho Niten Ichi Ryu. Je leur donne rendez-vous pour le prochain stage du 6 au 9 Octobre 2005 au même lieu, à Saint-Brice sous Forêt en France.

 

Quels conseils donneriez-vous à un pratiquant ?

Me Iwami : Musashi a écrit dans son ouvrage majeur, le Gorin no sho, que le keiko d'un millier de jours s'appelle Tan et le keiko de dix mille jours s'appelle Ren. Mille jours représentent 3 ans et dix mille jours, 30 ans. Que cela soit trois ou trente ans, nous devons continuer le keiko sans arrêt. Ceci est un point très important : persévérer dans le keiko sans cesse.Bon courage ! "                                                                                                                                                  

 

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Shingen - dans Le Bushido
commenter cet article
27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 15:19

Pourquoi les samuraï se servaient-ils tous de leur main droite en escrime ? On sait que les gauchers (comme Miyamoto Musashi) apprenaient à dégainer, couper et trancher avec la main droite. Les croyances médiévales en France, issues souvent de représentations ou interprétations religieuses, décrivent la main droite comme étant celle du divin. La puissance créatrice de Dieu était apportée dans beaucoup de peintures, mosaïques etc… par la main droite (bas reliefs ou fresques représentant Moïse recevant les tables de la loi de sa main droite par exemple). Pour revenir au Japon féodal, peut-être cette nécessité d’employer la main droite est-elle justifiée par d’autres croyances ou pratiques. Traditionnellement, les forgerons apposaient sur le côté droit de la soie une inscription servant à protéger le guerrier. Le sabre devait donc se placer sur la hanche gauche (pour dégainer de la main droite) afin de faire pointer l’inscription vers la personne et protéger le ki.

 

Par ailleurs, d’un point de vue purement démographique, on compte souvent dans les populations plus de droitiers que de gauchers. Si la majorité des guerriers portaient leur arme au côté gauche, cela est peut-être devenu la norme. L’harmonie japonaise aurait donc voulu que les gauchers se soient conformés au groupe.

 

L’obligation d’une norme a bien sûr son utilité. Dans la bataille, il est nécessaire que tous les hommes portent leur arme du même côté. La confusion aurait bien vite régné dans les rangs, si chaque soldat dégainant d’une manière différente, tranchait le bras de son voisin qui aurait dégainé de la main opposée.
De plus, porter le fourreau d’un côté différent ou systématiquement à droite aurait amené certaines personnes à voir leur saya s’entrechoquer en marchant du côté gauche de la voie (puisque les japonais utilisent depuis longtemps la voie gauche d’un chemin pour circuler, comme en Angleterre). Et cela est considéré comme une insulte.

Si vous avez d’autres explications à ce sujet, n’hésitez pas à me contacter. Je complèterai cet article en conséquence.

 

EDIT: précisions apportées par "James"


"Tout d'abord est apparu le Ken, sabre à lame droite d'origine chinoise, qui était utilisé en Chine avec un bouclier côté gauche ensuite est apparu le Tachi qui s'utilisé d'une seule main avec la main droite contre la tsuba.
Je pense donc que la tenue du sabre japonais dans la main droite vient de l'origine Chinoise des premières armes utilisés au Japon.
Ils montaient aussi à cheval côté droit contrairement à nous pour ne pas être gêné par le Tachi.

L' autre élément est certainement culturel.
Le fait d'être gaucher est mal vu au Japon, certains professeurs et parents "obligent" encore aujourd'hui les enfants à être droitier.

Pour finir une étude faîte par le docteur Tsunoda a démontré que les Japonais fonctionnent principalement avec l'hémisphère gauche du cerveau et ce côté du cerveau qui dirige la partie droite du corps."

 

Merci pour ces informations

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Shingen - dans Le Sabre Japonais
commenter cet article
19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 13:38

MAISON DE LA CULTURE DU JAPON A PARIS

L'Esprit du Budô
L'Histoire des Arts Martiaux au Japon

 

gif.gif






du mercredi 22 avril au dimanche 5 juillet 2010

 

Salle d'exposition niveau 2

Horaires du mardi au samedi: 12h00 à 19h00

Nocturne le jeudi jusqu'à 20h00

Ouverture exceptionnelle le dimanche 5 juillet de 12h00 à 19h00

Fermé les jours fériés

 

Tarif unique: 3.00€

Gratuit pour les adhérents MCJP et les enfants de moins de 12 ans (accompagnés par un adulte)

Visites de groupe sur réservation uniquement

Partager cet article

Repost 0
Published by Shingen - dans Autres
commenter cet article
19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 13:16
Le Tamahagane est l'acier traditionnel utilisé dans la fabrication de la lame japonaise.

Voici un site internet qui développe le sujet (en anglais): SITE
Une traduction sera effectuée ultérieurement, mais vous pouvez d'ores et déjà consulter ces pages pour en apprendre plus.

http://i64.servimg.com/u/f64/11/14/75/51/tamaha10.jpg

Les vidéos suivantes peuvent compléter notre article:




Enfin, consultez également cette page (en anglais), très bien documentée sur la fabrication du sabre: LIEN

Partager cet article

Repost 0
Published by Shingen - dans Le Sabre Japonais
commenter cet article
19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 13:02
L'oshigata est une représentation de la lame d'un sabre sur du papier de riz, formant comme une empreinte.
Tout d'abord, avec de la gamme noire, le contour de la lame est restitué, puis par un frottis sur la soie, le mei est reproduit en négatif.
Les détails (hamon, hada etc...) sont refaits à la main aux mêmes dimensions.

Cette représentation permet de conserver une trace des caractéristiques de la lame.

Plus concrètement, voici à quoi ressemble un oshigata:
http://i64.servimg.com/u/f64/11/14/75/51/oshiga10.jpg


Vous pourrez aussi trouver tout un panel d'oshigata de l'ère Showa sur ce site (en anglais)
LIEN

Partager cet article

Repost 0
Published by Shingen - dans Le Sabre Japonais
commenter cet article
28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 12:17

Le Fermier et le Cheval

 

Un fermier reçoit en cadeau pour son fils un cheval blanc. Son voisin lui déclare :
- Vous avez beaucoup de chance ! Personne ne m'offrirait un aussi beau cheval!
Le fermier répond :
- Je ne sais pas si c'est une bonne ou une mauvaise chose...

Plus tard, le fils du fermier monte le cheval qui le fait tomber. Le fils du fermier se casse alors la jambe.
- Quelle horreur ! dit le voisin. Vous aviez raison de dire que cela pouvait être une mauvaise chose ! Peut-être celui qui vous a offert ce cheval voulait vous nuire. Maintenant, votre fils est estropié à vie !
- Je ne sais pas si c'est une bonne ou une mauvaise chose...
répond à nouveau le fermier.
Par la suite, la guerre éclate. Tous les jeunes gens sont mobilisés, exceptéle fils du fermier.
- Votre fils sera le seul à ne pas partir en guerre. Assurément, il a beaucoup de chance ! annonce le voisin
Le fermier répond finalement :
- Je ne sais pas si c'est une bonne ou une mauvaise chose...

 

oranges.gif

Partager cet article

Repost 0
Published by Shingen - dans Le Zen
commenter cet article
28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 11:56
Un léger apercu de la collection japonaise que vous pouvez contempler au British Museum de Londres (Juillet 2009)
La calligraphie est de Budo Shunkai, et signifie "Respect et Amour"



Photos de Shingen 

Partager cet article

Repost 0
Published by Shingen - dans Autres
commenter cet article
23 février 2009 1 23 /02 /février /2009 11:54

Un stage avec Sekiguchi Senseï est prévu dans l'Essone du 11 avril au 17 avril 2009.

Se déroulant à Savigny sur Orge (15 mn au sud de Paris), tous les participants sont acceptés, il suffit simplement de présenter un certificat médical d'aptitude ou une licence d'art martial (quelqu'il soit).

Voici les coordonnées pour tout renseignement ou inscriptions:
                                                                           06.80.38.25.66
                                                              www.komei.savigny-juku.new.fr

   
 

Partager cet article

Repost 0
Published by Shingen - dans Autres
commenter cet article
19 novembre 2008 3 19 /11 /novembre /2008 13:36

Voici un article trouvé sur le net, datant du vendredi 14 décembre 2007. Je n'ai pas encore trouvé le journal source.


Les sabres de samouraï bannis du Royaume Uni

 

Le gouvernement anglais a annoncé que les sabres japonais seraient bannis à la fin de l’année, du fait qu’ils avaient été utilisés dans certains crimes importants.

 

La vente, l’import ou la location de sabres japonais vont devenir illégaux en Angleterre. Ceux qui ne suivraient pas cette interdiction seraient punissables de six mois d’emprisonnement et de £5.000 d’amende.

 

Quoiqu’il en soit, ceux qui possèdent de véritables sabres et les experts en arts martiaux seraient exemptés de l’interdiction. Selon le rapport du gouvernement, il y a eu plus de 80 crimes importants où les imitations étaient impliquées au travers des quatre dernières années.

 

Jusqu’à présent, les sabres japonais peuvent être achetés dans les boutiques d’arts martiaux et via internet. A partir d’avril de l’année prochaine, il est prévu de bannir leur vente et de les ajouter à l’Offensive Weapons Order. Actuellement, 17 armes sont inclues dans cette liste, dont les coups de poing américains et les matraques.Vernon Coaker, du Ministère de l’Intérieur, a déclaré que ces sabres deviennent dangereux placés dans de mauvaises mains.

 

L’année dernière, onze personnes ont été blessées par un homme dans une attaque au sabre perpétrée à l’église. Un autre cas a été enregistré quand un homme a attaqué une jeune femme avec un sabre. Les nombreux cas d’utilisation de ces sabres dans des incidents représentant une menace pour la société ont aboutit à cette décision d’interdiction.

  Traduction par Shingen

Partager cet article

Repost 0
Published by Shingen - dans Autres
commenter cet article
18 novembre 2008 2 18 /11 /novembre /2008 17:06

J'ai trouvé assez peu d'informations sur ce forgeron, j'espère donc qu'il y aura peu d'approximations dans le résumé qui suit. Afin de regrouper les articles sur le sujet, j'ai ouvert dans le menu de gauche une nouvelle catégorie "Forgerons" (contemporains ou anciens).


  Takano Yukimitsu est l’ancien deshi du Mukansa Ono Yoshimitsu. Né le 15 octobre 1952 dans la préfecture de Ibaraki, ses parents s’installent à Tokyo lorsqu’il a deux ans.

Il développe très tôt  un vif intérêt pour le sabre japonais et commence à l’étudier juste après avoir quitté le collège. Il occupe également un travail à temps partiel durant les vacances au Dôjô des frères Yoshihara, en tant qu’assistant.

En 1973, il quitte l’Université de Shibaura.



Il va par la suite rencontrer Ono Yoshimitsu. Takano est si impressionné la première fois qu’il le voit produire une copie du Yamatorige qu’il lui demande immédiatement s’il l’accepterait en tant qu’élève.
Yoshimitsu l’accepte comme disciple en décembre 1986. Après avoir obtenu sa licence de forgeron le 4 avril 1992, Takano prend le nom d’artiste de Yukimitsu. Il fait partie du Shinsakutoten (concours de niveau Nihonto) depuis 1996, où il a plusieurs fois gagné le rang de Nyusen (attention, cette dénomination n’est pas un prix à proprement parler remporté par le forgeron, mais signifie seulement que la personne est acceptée dans la compétition et est classée).  

Devenu indépendant, Takano choisit de travailler ses sabres dans le style Gassan* (école dont les travaux remontent à la période Kamakura). Ces lames étaient autrefois connues sous l’appellation d’ayasugi hada, dont le grain est en forme de cèdre japonais, caractéristique que l’on retrouve donc dans les travaux de Takano.
Takano ne produit pas aujourd’hui de nombreux sabres longs, relativement difficiles à vendre dans le contexte économique actuel.
Il donne des cours d’une journée à ceux qui s’intéressent à la fabrication et à la forge des sabres japonais.

* sur le style Gassan: Gassan est une montagne en Ushu, qui donna son nom à la lignée des forgerons remontant à la période Kamakura. Comme il a été dit, le point le plus distinctif de cette école est le Ayasugi-hada. Le ayasugi-hada est obtenu par élongation puis torsion (tire-bouchon) du sunobe, avant meise en forme définitve. En voici des illustrations:



traduction d'un article de Paul Martin, membre de la Token anglaise

Partager cet article

Repost 0
Published by Shingen - dans Forgerons
commenter cet article