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BUSHIDÔ

BUSHIDÔ : Code d’honneur et de comportement social qui exigeait du guerrier, Bushi ou Samouraï – ce dernier étant d’un rang plus élevé –, le sens de la justice et de l’honnêteté, le courage et le mépris de la mort, la sympathie envers tous, la politesse et le respect de l’étiquette, la sincérité et le respect de la parole donnée, la loyauté absolue envers les supérieurs et enfin la défense de l’honneur, du nom et du clan. Selon ce code, les Bushi, et plus particulièrement les Samouraï, devaient observer une étiquette sévère et consacrer leur vie et leur esprit à une ou des activités ‘dépassant l’homme ordinaire’ et transcendant la vie et la mort. Le bushidô est une manière d’être, de se comporter envers ses semblables, et une fidélité absolue à une ligne de vie (autrefois à un maître, à un supérieur), qui faisait appel au respect de soi et des autres, quels qu’ils fussent, faibles ou forts, ainsi qu’à la maîtrise parfaite de son mental, de ses pulsions et de ses passions, afin de maintenir l’esprit en harmonie (Wa) avec l’univers. Il est évident que cet idéal n’était atteint que très rarement.

D’après Louis Frédéric, Dictionnaire des Arts Martiaux (éd. Félin).

24 octobre 2008 5 24 /10 /octobre /2008 15:38

Pour faire suite à la proposition de Mikaeru, voici un premier article sur les forgerons contemporains au Japon.
En cherchant sur Internet, voici ce que j'ai pu trouver sur Kiyota Jirokunietsu (dont Pierre Nadeau est l'apprenti).




Né Hiroki Kiyota, à Amagazaki, entre Osaka et Kobe, au Japon, il suit le parcours commun des jeunes Japonais jusqu’à l’école secondaire supérieure. De là, il décide de joindre une institution dont le programme est enrichi d’apprentissages artistiques et artisanaux.

Les étudiants japonais choisissent la suite des événements environ un an avant la fin de leurs études. Bien que Hiroki considère plusieurs options (professeur d’art, architecte, cuisinier), l’idée d’être un artisan et plus particulièrement un fabriquant de sabre lui passe par la tête. Comme son professeur ne sait trop quoi lui conseiller à ce sujet, Hiroki entreprend de s’informer et visite l’organisme en charge de la préservation des sabres japonais et du musée qui y est rattaché, le Nihon Bijutsu Token Hozon Kyokai, ou NBTHK.




 

 Il est impressionné par la beauté raffinée des sabres et se dit qu’il deviendra peut-être forgeron. C’est lors de sa deuxième visite, alors qu’il a formellement pris rendez-vous avec le curateur du musée, qu’on le met en contact avec celui qui deviendra son maître, Kawachi Kunihira. M.Kawachi l’accepte aussitôt pour l’année suivante, soit juste après la complétion de ses études secondaires. Son apprentissage débute — deshi-iri — en juillet 1994. Il est le deuxième apprenti, sous Takami Tarokuniichi. À ce moment, Hiroki s’engage en s’allouant la liberté d’abandonner aussitôt s’il n’est pas séduit.

Il est pourtant aussitôt convaincu qu’il fera tout son possible pour devenir forgeron. Durant ses six années d’apprentissage, l’idée n’abandonner ne lui traverse pas une seule fois l’esprit. C’est en 1999 que son maître l’invite à aller passer le test co-organisé par le Ministère de la Culture et le NBTHK et qui a lieu dans la préfecture de Shimane, dans le sud du Japon. Le test, pour les forgerons en devenir, consiste en la fabrication d’un sabre de la matière brute jusqu’au polissage de base, en environ une semaine. Après avoir obtenu sa licence de forgeron, nécessaire au Japon pour pouvoir légalement produire des lames, c’est alors qu’il reçoit de son maître son nom de forgeron, Jirokunietsu. Il demeurera encore un an chez son maître, période durant laquelle il produira le sabre illustré par l’oshigata (tracé et relevé d’un sabre) - un tachi de style Bizen, nagasa 2 shaku; 4 sun; 2 bu.

Il s’installe en tant que forgeron d’arme indépendant à Shimizu (désormais Aridagawa), dans la préfecture de Wakayama, en 2000. Chaque année, le NBTHK organise des concours pour les différents métiers reliés au sabre japonais. Hiroki a, à ce jour, soumis six lames à l’événement annuel. Cinq ont été “acceptées” dans le classement général (Nyusen; la plupart dans les dix premières positions) et un a obtenu le troisième prix (Doryokusho).

Ce classement est très important au Japon puisqu’il détermine le prix au marché des sabres d’un forgeron donné. On dit que pour survivre, un artisan doit se positionner dans les 30 premières places (ceci inclue les places des premier et deuxième prix, qui peuvent être attribuées à plusieurs artisans). Au-delà de ces catégories existe un peu moins d’une dizaine de prix mentions spéciales tel que le Prix Honoraire de l’Empereur, celui du Président du NBTHK, etc. Si un artisan se place 7 fois dans ces prix, il est classé comme Mukansa (hors-compétition). M.Kawachi est un de ces rarissimes personnages. Encore plus rare est l’attribution souvent traduite par “Trésor National Vivant“, qui existe pour les corps de métiers traditionnels au Japon, pour autant qu’un artisan qui s’y qualifie existe. Pour chaque domaine, il n’y jamais plus d’un ou deux individus, s’il en est un, incarnant toute l’essence et la maîtrise idéales.

Pour Hiroki, les forgerons de sabre japonais d’aujourd’hui sont sur une pente ascendante en ce qui a trait à la qualité de leur art, bien qu’il les considère encore loin des idéaux du métier. «Notre plus importante responsabilité est de poursuivre la tradition déjà vieille de plus de 1300 ans et de préserver les standards de qualité.» Il tente donc de saisir l’essence des meilleurs sabres jamais produits — durant l’âge d’or, soit les périodes Heian et Kamakura, du IXe au XIVe siècles, afin de recréer leur raffinement et leur vérité propre, «mais sans vraiment refaire les mêmes sabres.»

«Le monde des sabres japonais en est un de collectionneurs et d’appréciateurs, pas de fabricants, dit-il. Lorsque j’apprécie un sabre, je tente plutôt de comprendre dans quel état d’esprit était son créateur, quelle était son intention, au lieu de simplement le juger pour ses propriétés esthétiques.»

Bien conscient que la plupart des gens soient incapables de s'offrir un sabre japonais, il souhaite toutefois que le public vienne à comprendre leur beauté raffinée et ainsi respecte son travail.

source : SOULSMITHING (portail sur le monde du forgeron KIYOTA et son apprenti, Pierre Nadeau)



Chaque année, le NBTHK organise des compétitions dans les différents domaines artistiques liés au sabre japonais.

Kiyota a soumis un sabre pratiquement chaque année depuis qu’il est devenu indépendant en 2000.

Ses sabres de compétition ont toujours reflété son attention portée au groupe de forgerons de Bizen, qui employaient le nom de Sukesada 祐定.

La compétition permet à ceux qui se qualifient d’obtenir un Prix Spécial, tel que le prix du Président du NBTHK, ou d’être classé dans une de ces trios catégories: Yushu-sho (Prix de l’Incroyable Performance), Doryoku-sho (Prix de l’Effort de la Tentative), et Nyu-sen ("choisi"), qui offre un classement des forgerons restants dont les travaux ont été qualifiés.


Un forgeron qui reçoit un de ces Prix Spéciaux dix fois, est élevé au rang de Mukansa. Cela lui interdira de participer à des futures compétitions, et d’agir plutôt en tant que juge.

En 2004, Kiyota est entré dans la catégorie Doryoku-sho pour la première fois, et répète l'exploit une seconde fois. Un certificat est présenté ci-dessous.



 


Pierre Nadeau

Traduction: Shingen, le 24/10/08

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16 septembre 2008 2 16 /09 /septembre /2008 16:13

Le Taiko 太鼓 ou plutôt appelé Wadaiko au Japon est justement le « tambour japonais », considéré comme sacré dans le pays. Ce terme se change en Daiko quand avec un préfixe il désigne une famille de tambours. Voici donc un panel de ces différents tambours japonais.


Le shime-daiko est un terme désignant les petits tambours dont les cordes sont tendues par encordage, soit par visserie soit par tourillons.
Le terme "shime-daiko" provident du mot "tsukeshime-daiko” apparaissant souvent sous la forme simplifiée de "shime-daiko" ou "shime". Ce tambour possède un corps court mais large et de ce fait, un timbre élevé.
Les shime-daiko sont très employés dans les formes de musique telles que nagauta, hayashi ou min’you

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Le byou-daiko ou  byou uchi-daiko désigne les tambours taillés dans une seule pièce de bois avec des peaux clouées (« byou » signifie « clou »).
Font partie de cette section :

-les hira daiko : tambours à fût court. Le terme « hira » signifie « plat », désignant la forme du tambour. Ils sont en général de petite dimension. Le diamètre de ce tambour est toujours plus grand que sa profondeur.
Les gaku-daiko sont une version décorée et ornementée du hira daiko. Ils étaient à l’origine employés dans le théâtre Gagaku, d’où est dérivé le nom. Suspendu à un cadre, ce tambour est joué à la verticale, le joueur étant assis.

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-le nagado daiko (lui-même regroupant les taiko les plus communs)
Le nagado-daiko est le plus répandu : il a un long fût dont la longueur est souvent égale ou supérieure au diamètre qui est de 18 à 36 inches. En effet, le terme nagado-daiko signifie littéralement « long tambour ». Il est employé lors de festivals et de cérémonies religieuses dans les temples (on l’appelle alors miya daiko). Il possède un son tonitruant très caractéristique.
Ce tambour prend différentes appellations selon ses dimensions :
-ko daiko, pour des dimensions de 1.0 shaku à 1.5 shaku
-chu daiko (« tambour moyen »), pour des dimensions de 1.6 shaku à 2.8 shaku (48.5 cm to 85 cm – 1 shaku = 30cm)
-o daiko (« gros tambour »), entre 2.9 shaku et 6 shaku voir plus. Ces tambours ont été rendus célèbres par les premiers groupes japonais de taiko tels que Kodo ou Ondekoza. Ces groupes peignent parfois un mitsudomoe (symbole triple du ying/yang) sur les peaux de l’o-daiko. Les joueurs sont situés de chaque côté de l’instrument qui est généralement placé à l’horizontale (position kagami uchi).
Il y a différentes façons de jouer de ce tambour, avec toute une variété de reposoirs (dai) qui peuvent soutenir le nagado daiko dans différentes positions (kagami uchi – position horizontale, beta uchi – à plat etc…)


Les oke-daiko, ou  okedo, ont un fût en lattes assemblées et des peaux tendues par des cordages. A l’origine, ils étaient faits à partir de seaux ou tonneaux appelés « oke » et s’opposent aux tambours taillés dans une seule pièce de bois. Ces taiko ont généralement un diamètre de 36 inches ou plus, et une longueur de 4 à 6 pieds. On en joue le tambour posé sur un dai, et la tension des cordes ajuste la sonorité.
Ces tambours sont plus allongés que ceux de la famille des nagado daiko.
Parmi les okedo long, on trouve les tambours appelés ojime, nambu-yoo et nebuta.
Parmi les okedo courts, on trouve les tambours daibyoshi, nenbutsu, tsuchibyoshi et eitetsu-gata (ou kakko-daiko. L’eitetsu okedo est nommé d’après Eitetsu Hayashi, un des fondateurs de « Ondekoza ». Les peaux de ces tambours sont maintenus par une corde, comme les shime daiko et les larges okedo)

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Le tsuzumi est un tambour en forme de sablier. Un cordage relie les deux têtes faites de cercles de bois plus larges que le fût. On varie la hauteur du son à la main sur le cordage. Ces tambours sont souvent très décorés.
La famille du tsuzumi est divisée en deux catégories :
-ikko : les petits tsuzumi (kotsuzumi)
-sanko : les tsuzumi plus larges (ôtsuzumi ou okawa)
Ces deux catégories sont complémentaires dans des ensembles de musique tels que nagauta (musique traditionnelle accompagnant le kabuki) et hayashi (section de musique d’accompagnement dans le théâtre et la danse)

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Le tsuri-daiko ressemble à un gong. Il est connu sous le nom de « tambour suspendu ». C’est un instrument peu profond et rond, suspendu à un cadre circulaire de bois ou de métal avec un reposoir. Le cadre est laqué et gravé, et présente souvent une flamme en ornement faite de laiton. En chinois, cet ornement est appelé kwa-yen.
Le tsuri daiko possède deux maillets rembourrés disposés sur le côté avec lesquels on frappe le tambour d’un seul côté.
Il est utilisé pour la musique de style gagaku (qui signifie « musique élégante »)

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L’uchiwa daiko
, à la forme d’éventail, présente une peau étirée autour d’un anneau en métal. Il n’a pas à proprement parler de « corps », juste un anneau à poignée, se présentant sous diverses tailles.

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Le paranku ressemble à un tambourin. C’est un petit tambour fin que l’on tient à la main.

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20 mars 2008 4 20 /03 /mars /2008 12:42
La naginata est une arme d’hast japonaise, proche du fauchard. Elle est constituée d’un long bâton (où était parfois placée une tsuba entre la lame et le manche de bois) surmonté d’une lame courbe mesurant entre deux et trois shaku (les signes chinois la désignant pouvaient être traduits par « long sabre »).Tout comme pour les sabres, les lames des naginata étaient des lames forgées, comportant différents degrés de dureté. Si certaines  lames de naginata étaient des lames « recyclées » de katana sur des montures de naginata, certaines naginata ou nagamaki ont été transformées en wakizashi. Dans ce cas, on parle de naginata/nagamaki naoshi.
La soie s’insérant dans le bâton était aussi longue que la lame elle-même. Quant à l’autre extrémité de la naginata, elle était surmontée d’un ishizuki, faisant office de contrepoids, mais qui pouvait également servir pour percer les armures.


Pour la pratique, on distingue deux sortes de type de naginata :
- le type kihon yo : arme fabriquée d’un seul tenant dans du bois de chêne et employée dans la pratique des kata. Cette forme de naginata est relativement légère et présente ou non une tsuba.
- le type shiai yo : dans ce cas, l’arme est toujours faite de bois mais la lame est en bambou et remplaçable puisque pouvant casser sous les coups.

De même, on distingue deux types de pratiques dans le naginata-jutsu :
- la pratique classique : dite koryû, c’est à dire travaillant les techniques des écoles anciennes pratiquant le naginata-jutsu comme la Tendo-ryû, la Jikishin-kage-ryû, Yoshin-ryû, Toda-ha-bukoryû ou Higo-koryû. Dans cette pratique, la naginata est opposée à toute sorte d’autres armes.
- la pratique moderne : atarashi naginata (terme choisi par la Fédération Japonaise pour désigner la synthèse des techniques de naginata issues des écoles anciennes, et dont les prémisses datent de la seconde guerre mondiale). Cette « discipline » n’oppose pas la naginata à d’autres armes. Le travail se base sur les happo-buri (où on pratique seul) et les shikake ooji (techniques de base, appelée avant 1953 Monbushô Seitei Kata). Les entraînements restent traditionnels mais conduisent  au combat réel dit « gikeiko » et aux compétitions « shiai ».

La famille des naginata se divise ainsi :

- les su-naginata : naginata droites

- les kagitsuki naginata : naginata « barrées »

 

Dans cette division, on distingue ensuite :

 - la tsukushi-naginata : elle présente une lame fixée par douille et courbée vers l'arrière au-delà de l'axe du manche.
- la naginata-no-saki : la lame est munie d'une douille pour recevoir le manche.

- u-no-kubi-zukuri-naginata : présente une lame « à tête de cormoran ».

- shobuzukuri-naginata : arme dotée d'une longue lame à très longue soie.

- kammuri-otoshi-zukuri-naginata : naginata présentant une lame à shinogi-ji plus mince et ornée de deux fins bonji.

- naginata à lame droite : le yakiba se poursuit tout autour de la lame.
- nagamaki ou nagatsuka-no-katana : naginata dotée d'une très longue lame à très longue soie, ou formée d'un katana monté sur une hampe de lance.

Historique

Le terme naginata apparaît dès le VIII° siècle dans le Kojiki ; quant à l’utilisation de cette arme, elle émerge dès la période Nara (750 après JC) car employée par les Sohei. C’est un peu plus tard, lors des Tengyô no Ran (troubles de l’ère Tengyô vers 930) que l’emploi militaire se développe : l’arme est  employée d’abord par les soldats à pied. On trouve sur des peintures illustrant des scènes de guerre de cette période des guerriers utilisant cette arme.
La naginata ne sera par la suite plus employée par les moines (vers 1400), les temples n’étant plus les cibles d’attaques. Elle devient l’attribut des samuraï qui les emploient à cheval pour couper les jarrets des montures ou contre de nombreux ennemis, la longueur de la lame et du manche faisant de la naginata une arme très efficace dans les combats à mi-distance contre des guerriers à pied.
Cependant, la naginata cessera d'être utilisée comme arme de bataille, supplantée par la Yari puis par l'introduction des armes à feu. A la période Edo, elle est employée par les médecins et femmes de samuraï (qui étaient censées savoir la manier complètement vers 18 ans), raison pour laquelle la longueur de l’arme fut considérablement réduite. L’apparence même de l’arme évolue : le manche devient beaucoup plus décoré, devenant par la même un article essentiel dans la dot.

À partir de la période Meiji, l’art de la naginata a été employé dans les écoles comme manière de développer le bien-être spirituel et physique des filles, alors que les garçons pratiquaient le kendô dans le même but.

Il existe trois théories quant à son apparition :
- il s’agirait d’un outil agraire proche de la faux qui aurait évolué. Employé dès le III° siècle avant J.C., cet outil était fait d’un manche de bois où étaient attachées des pierres, remplacées par la suite par du métal.
- il s’agirait d’une hallebarde chinoise, « importée » au Japon durant les migrations du III° siècle. La plupart des experts s’accordent à dire que même si l’arme est d’origine étrangère, les japonais l’ont largement améliorée.
- enfin, selon la dernière théorie, la naginata serait apparue immédiatement en tant qu’arme. Les premières lames auraient été faites de bronze. Avec la découverte de l’acier, elles seraient devenues beaucoup plus efficaces.

 

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20 mars 2008 4 20 /03 /mars /2008 12:26
En attendant l'article sur la naginata...

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17 mars 2008 1 17 /03 /mars /2008 12:24

L'association Rhône Alpes Jeux de Rôles (RAJR) organise le week-end du 28/29 juin la troisième édition de son jeu de rôle grandeur nature à Fort les Bancs, basé sur la Chine et le Japon médiéval (thème: la Légende des 5 Anneaux)
 
Il n'y a plus de places pour les nouveaux inscrits en tant que joueurs malheureusement, mais l'équipe recherche toujours des personnes pouvant tenir de petits rôles et aider à l'organisation.

Informations et inscriptions:site de la RAJR

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16 mars 2008 7 16 /03 /mars /2008 13:32
On entend souvent dire que le dôjô est le « lieu de l’éveil ». Littéralement en japonais, signifie la voie, donc le dôjô est le lieu où l'on étudie et cherche la Voie. Pour Bodhimanda, dôjô se traduit également en sanscrit par  le « lieu d'édification ».

Historiquement le dojo était la salle d’un temple religieux consacré à la méditation bouddhiste zen. Ces salles ont aussi été utilisées par la suite pour l'enseignement des arts martiaux. Dans le cas du dôjô où l'on étudie les arts martiaux comme dans le cas des dôjô servant de centre de méditation, des règles strictes sont instituées.

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L’orientation

Traditionnellement, le dôjô obéit à des règles concernant son orientation, règles fixées par l'Empereur Kammu (736-805), pendant l'ère Heïan, en 794 lors de l'édification du Butokuden ou « Salle de la Vertu chevaleresque », dojo situé dans le parc du Palais Impérial de Heïan Jingu à Kyoto (construit en l'honneur de Sakanoue Tamuramaro qui, après une campagne militaire reçut le titre de Sei I Tai Shogun ou « Généralissime Dompteur des Barbares »)

Le côté honorifique, dit kamiza -上座 (le côté élevé) est situé face au Sud. C'est “l'Assise (Za) des Esprits (Kami)”.
Kami signifie littéralement Feu (Ka) et Eau (Mi). Les Kami, divinités de l'Eau et du Feu, protègent le Japon. Ainsi les pilotes se jetant sur les porte-avions américains à la fin de la Seconde Guerre Mondiale se nommaient “Kamikaze”. Kaze, dans ce cas représente le Vent. Le Kamikaze est donc le “Vent Divin Protecteur du Japon” mais aussi le “Vent de Feu et d'Eau”.
Le kamiza dispose d’un autel : le Tokonoma, où l’on peut déposer de nombreux éléments décoratifs. A l'origine cet autel était constitué d'une niche représentant symboliquement la grotte céleste dans laquelle s'était réfugiée Amateratsu O Mi Kami “Grande Auguste Kami Illuminant du Ciel” et qui est à l'origine des dynasties impériales.
Dans cette niche, l'Empereur conservait les “Trois Joyaux” du Japon : un miroir de bronze poli, une épée droite, un joyau écarlate.
Le miroir servit à faire sortir Amateratsu de sa retraite en lui renvoyant son propre reflet qu'elle prit pour une concurrente.
L'épée droite fut trouvée dans un dragon tué par Hayasusanoo No Makoto le “Prince Masculin Puissant et Impérieux”.
Cette épée nommée “Fauchant l'Herbe” (Kusanagi No Tsurugi) sauva des flammes le Prince Shotoku (572 - 622) qui échappa grâce à elle à un incendie allumé par des conspirateurs.
Il s'agit, en réalité, d'une merveilleuse épée chinoise (Jian) à double tranchant qui servit de modèle aux premiers sabres japonais (Ken).
Le joyau écarlate est d'origine inconnue et seul l'empereur peut le contempler.

A côté du miroir ou de petites cloches de bronze, on déposa par la suite dans le tokonoma le Daisho. Dans des périodes moins troublées, on y déposa des éléments plus pacifiques tels qu’un kakemono. Aujourd’hui, il est le plus souvent décoré d'un portrait ou de tout autre objet symbolique de la discipline enseignée. C’est le lien de l'Est, qui correspond à l'Energie du Bois et au Dragon Vert, donc à la bravoure chevaleresque. Il est traditionnel d'y déposer un bouquet (Ikebana) ou un Bonsaï qui matérialisera les forces de la Nature. En fait on peut utiliser de nombreux éléments décoratifs : pierre ou poterie ancienne, statuette de bronze, éventail de fer, casque (Kabuto), ou même une armure ancienne. Parfois dans les dôjô traditionnels, ce mur était composé d'une cloison de bois permettant d'y disposer divers rangements.
On y dissimulait des armes ainsi que les archives du dôjô dont les fameux rouleaux (Maki) comportant les enseignements ésotériques de l'école (Himitsudo).
 L'enseignant s'assied dos au kamiza. C'est aussi de ce côté qu'est placé un invité de marque.

Le mur d'en face est le shimoza - 下座 (côté bas), où sont assis les élèves. C'est l'Assise (Za) des Ancêtres (Shimo - du japonais ancien Shimeru : être à l'origine). Le Shimoza représente à la fois le culte des ancêtres et la piété filiale ainsi que la force des anciennes traditions. Il correspond à la justice et à l'équité (le Tigre Blanc). Il est dédié au “Kami des Naissances Divines”.
Les élèves y sont rangés selon un ordre coutumier. Le Migi Gawa (sur le côté Est, considéré comme Ura, donc Yin et féminin) est traditionnellement réservé aux plus anciens.
Le Hidari Gawa (côté gauche, considéré comme Omote, donc Yang et masculin) est occupé par les débutants.
Cette disposition s’explique ainsi : les débutants se trouvant près de l'aire d'attente dans le coin sud-ouest sont près de la porte d'entrée et de sortie. C'est le coin des « sans-grade »  et « sans nom » (Mukyu – ceux qui n’ont pas leur nom sur une plaque à l’entrée), soit ceux qui se faisaient tuer en premier lorsque le dôjô était attaqué.  A l'opposé les plus hauts gradés protégeaient le Maître de leur sabre.
C'est également à l'Ouest que sont placés les visiteurs éventuels, tandis que les assistants de l'enseignant s'asseyent dos au côté Est de la salle (Jozeki, au Sud).
Cette orientation a une signification symbolique. Face au Sud, l'enseignant reçoit la lumière du soleil, qui est la connaissance qu'il doit transmettre. Les élèves ne peuvent voir cette lumière qu'au travers de la réflection qu'en offre l'enseignant, qui se doit donc d'être le miroir le plus fidèle possible. Les pratiquants anciens sont du côté du soleil levant : de par leur ancienneté, ils commencent à comprendre les principes essentiels de leur discipline, alors que les débutants sont encore dans l'ombre.
Le placement des invités du côté des débutants (Shimozeki, au Nord) est également un héritage historique. Quand il existait de nombreuses écoles concurrentes, mettre les invités du côté des débutants et loin des anciens rendait difficile aux éventuels espions envoyés par les autres écoles de voir les techniques particulières à ce dôjô.

Cette disposition spécifique du dôjô implique des déplacements tout aussi particuliers. Il faut donc savoir évoluer suivant les règles du dôjô : le Kihontai

Source : notamment article de Georges Charles

Liens: 
http://shotokancrsa.com/ethiquedojo.htm
http://www.etik.asso.fr/Journal/J3/page5.html

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8 mars 2008 6 08 /03 /mars /2008 15:10

Le Maître en Arts Martiaux est, d'abord, le disciple de son ou de ses Maîtres. Il reste leur disciple et se conduit comme tel. Il a subi une formation technique, physique et psychique qu'il peut transmettre à son tour. S'il a été bien formé, il est suffisamment modeste pour connaître les limites de sa connaissance. Mais, ce qu'il connaît, il peut le transmettre. Si donc il enseigne, il doit sans fausse modestie, prendre la responsabilité de la transformation de son disciple. Il doit l'assumer courageusement et se conduire de telle façon qu'il puisse lui servir d'exemple, non seulement de technique, mais aussi de caractère, de maîtrise et des autres aspects du BUSHIDO. Cette prise de responsabilité implique du courage, mais aussi la Tendresse du guerrier pour le disciple. C'est le respect du Maître pour le futur Maître qui dort en son disciple. Le disciple à son tour accepte d'être formé, même douloureusement, par son Maître et le respecte profondément. Ainsi Maîtres et disciples se forment mutuellement et se respectent réciproquement.

extrait de l'article Bushido, code d'honneur et de morale

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4 mars 2008 2 04 /03 /mars /2008 12:33

Le Voleur et le Moine


Dans les environs de Heian-Kyo vivait un moine du nom de Shichiri Kojun. Alors qu'il récitait des sutra dans son temple, un voleur fit irruption et le menaça sans scrupules:
- Moine, hurla t-il en brandissant son épée, donne moi toutes les offrandes du temple ou je te coupe la tête!
Shichiri, assis au sol en Siddhasana, ne bougea pas et répondit:
- Prends l'argent qui est dans le vase des offrandes et ne me dérange pas dans mes prières.
Le voleur s'exécuta et commença à remplir ses poches des dons faits au temple. Au bout d'un moment, le moine précisa:
- Ne prends pas tout l'argent, je dois payer l'impôt du temple demain matin.
Le voleur fut alors impressionné par le sang froid du moine et le ton sur lequel avaient été dites ces paroles. Il ne put rien faire d'autre que de laisser un peu d'argent au fond du vase. Alors qu'il partait avec son butin, Shichiri lui dit encore:
- Quand on reçoit un présent, on doit remercier. Fais-le!
Le voleur, fasciné par cet aplomb, marmonna un merci discret et s'enfuit.

Un an plus tard, il fut arrêté. Il avoua avoir commis le vol du temple, forfait puni de peine de mort. Mais une fois confronté au moine, voici ce qu'il se passa:
- Moi, Shichiri, dit le bonze, je déclare que cet homme n'a pas profané le temple, je lui ai donné en grande partie l'argent des offrandes, et il ma remercié pour cela. Tout est réglé.
Le voleur ne fut condamné qu'à cinq ans de prison. Une fois libéré, il alla retrouver Shichiro Kojun dans son temple et devint son disciple.

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6 février 2008 3 06 /02 /février /2008 12:59
Tachi-mei et Katana-mei

Les signatures sont normalement faites sur le côté omote du nakago (soit le côté face à l’extérieur quand le sabre est porté). Les Tachi sont portés tranchant vers le bas, contrairement au katana. De ce fait, ces deux sabres ne sont pas signés du même côté : il y a donc deux appellations différentes. A savoir que la date de fabrication est normalement inscrite du côté ura.


Dai-mei

Le disciple d’un forgeron signe la lame de son maître avec sa permission ou crée une lame dans le style de son maître en la signant avec son autorisation.

 

Daisaku-mei

Dans ce cas, c’est la signature de l'élève ou du forgeron qui est placée sur la lame forgée par l'élève. Cela était parfois le cas quand le père, où le maître forgeron, était trop âgé pour fabriquer des lames, mais n’a pas encore passé le titre à son fils ou son apprenti.

 

 

Shu-mei

Une signature de laque rouge ajoutée par un expert.

 

 Gi-mei

Fausse signature


Ato-mei
“Ato” signifie “après” ou “plus tard”. Il s’agit d’une inscription ajoutée par la suite, sans permission ou connaissance du forgeron. L’ato-mei peut prendre plusieurs formes, beaucoup étant en incrustation d’or ou de laque rouge. Cette signature est souvent faite par un expert. 

Gaku-mei
Lorsqu’un sabre est raccourci, la signature peut être enlevée avec l’acier qui l’entoure pour être rajoutée sur le nakago raccourci.


Orikaeshi-mei
Signature qui a été repliée avec l’acier pour être incrustée dans la nakago raccourci.


Niji-mei
Une signature comportant deux caractères.


Kin-mei
Incrustation d’or sur le nakago, normalement placée par un expert.

Suite à un commentaire de Lamentoc, petite précision sur les mei:

"En ce qui concerne les kinzogan-mei (incrustation d'or) il ne furent fait que par la famille Hon'ami. Il existe aussi (très rares) des ginzogan-mei (incrustation d'argent).
De plus il ne faut pas confondfre les Kinzogan-mei avec les kinpun-mei qui eux sont faits à partir de poudre d'or mélangée à de la laque."

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Published by Shingen - dans Le Sabre Japonais
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2 novembre 2007 5 02 /11 /novembre /2007 12:00

La notion de mushin est importante mais difficile à appréhender pour les débutants. 
Mushin signifie "sans pensée" et le vrai terme est mushin no shin, expression zen pouvant être traduite par "pensée sans pensée". C'est un état du combattant qui n'est pas fixé sur une émotion et qui libère l'esprit de crontrainte spirituelle mais aussi physique. Penser à une technique dans l'attaque amène souvent à l'échec de cette technique. C'est souvent parce qu'elle n'a pas encore été assimilée par le pratiquant, qui n'est donc pas capable de la restituer naturellement sans y penser.

L'état de mushin est aussi lié à l'ego. Il faut arriver à se détacher des peurs et de la colère, tout comme l'envie de dominer l'autre. C'est un défaut qu'on retrouve chez beaucoup de pratiquants et qui entrave la progression.

Mushin, c'est être capable de bouger sans hésitation et de sentir instinctivement se qui se passe autour, sans toutefois se concentrer dessus. Le combattant n'essaye de deviner dans ce cas ce que va faire l'autre, il devient l'autre

Selon Takuan Soho:
"L'esprit devrait toujours être dans un état de fluidité, cera lorsqu'il s'arrête sur quelque chose le flux est interrompu et c'est l'interruption qui est préjudiciable au bien-être de l'esprit. Dans le cas d'un sabreur, cela signifie la mort. Quand le sabreur se tient devant son adversaire, il ne pense pas à son ennemi, ni à lui-même, ni aux mouvements du sabre de son adversaire. Il se tient juste là avec son sabre, qui oubliant toute technique, est prêt à suivre uniquement ce que lui dicte le subconscient. L'homme s'est effacé en maniant le sabre. Quand il frappe, ce n'est pas l'homme mais le sabre dans les mains du subconscient de la personne, qui frappe."

mushin-copie-1.jpg

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Published by Shingen - dans Le Bushido
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