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BUSHIDÔ

BUSHIDÔ : Code d’honneur et de comportement social qui exigeait du guerrier, Bushi ou Samouraï – ce dernier étant d’un rang plus élevé –, le sens de la justice et de l’honnêteté, le courage et le mépris de la mort, la sympathie envers tous, la politesse et le respect de l’étiquette, la sincérité et le respect de la parole donnée, la loyauté absolue envers les supérieurs et enfin la défense de l’honneur, du nom et du clan. Selon ce code, les Bushi, et plus particulièrement les Samouraï, devaient observer une étiquette sévère et consacrer leur vie et leur esprit à une ou des activités ‘dépassant l’homme ordinaire’ et transcendant la vie et la mort. Le bushidô est une manière d’être, de se comporter envers ses semblables, et une fidélité absolue à une ligne de vie (autrefois à un maître, à un supérieur), qui faisait appel au respect de soi et des autres, quels qu’ils fussent, faibles ou forts, ainsi qu’à la maîtrise parfaite de son mental, de ses pulsions et de ses passions, afin de maintenir l’esprit en harmonie (Wa) avec l’univers. Il est évident que cet idéal n’était atteint que très rarement.

D’après Louis Frédéric, Dictionnaire des Arts Martiaux (éd. Félin).

30 octobre 2007 2 30 /10 /octobre /2007 15:59
On sait que pour les japonais, la victoire était primordiale, la défaite amenant la mort. Cependant, on sait que selon Miyamoto Musashi, le plus important était d'abord de se vaincre soi-même ("vainquez le moi d'hier et demain, vainquez celui qui vous est inférieur, puis un autre jour vous vaincrez ceux qui vous sont supérieurs")
Pour y arriver, il faut passer au-delà de son ego. Des anecdotes mettant en scène Tsukahara Bokuden illustrent ce principe.

En voici une:

Alors que Bokuden traversait le lac Biwa sur un radeau, un des passagers, un autre samuraï, se vantait sans cesse de manier le sabre mieux que quiconque. Tous étaient à l'écouter mais Bokuden ne disait mot, détaché de la conversation. Vexé par ce manque d'intérêt, le samuraï alla voir Bokuden et lui demanda quelle était la raison de son silence, voyant qu'il était aussi samuraï. Alors Bokuden répondit:
"Mon art est bien différent du tien. il consiste non pas à vaincre les autres mais à ne pas être vaincu."
L'autre samuraï resta perplexe.
"Mais alors, quelle est ton école?" demanda t-il
"C'est l'art de combattre sans armes."
"Mais dans ce cas, pourquoi portes-tu des sabres?"
"Cela m'oblige à rester maître de moi pour ne pas répondre aux provocations. C'est un défi de tous les jours."
"Tu penses pouvoir combattre contre moi sans sabres?"
lança le samuraï excédé.
"Pourquoi pas. Il est même possible que je gagne" fit Bokuden.
Sur ce, le samuraï ordonna qu'on les dépose sur le rivage, mais Bokuden proposa plutôt d'aller se battre sur une île où ils seraient à l'abris des regards et des attroupements. En vue de l'île, le samuraï sauta à terre, mais Bokuden se saisit alors de la perche du rameur et renvoya le radeau au loin, laissant le samuraï sur les berges de l'île. Il lui cria alors:
"Tu vois, c'est cela combattre sans armes!"

enso_by_shodo_harada.jpg



Il faut savoir vaincre par la dissuasion avant de vaincre par la technique. C'est un état d'esprit.

Une dernière histoire pour illustrer cet article.

Nous connaissons tous les deux grands forgerons qu'étaient Masamune et Muramasa. On disait du premier qu'il était un homme de paix, juste et honnête, alors que le second était enclin à la colère. De ce fait, bien que sa technique de forge était parfaite, Muramasa avait passé son aura maléfique dans ses lames, qui imprégnées de violence, causaient grand tort à qui les portait.

Pour reconnaître de qui étaient les lames, la légende dit qu'il fallait placer les sabre dans le courts d'une rivière, tranchant vers l'amont. Les feuilles apportées par le courant étaient tranchées par la lame de Muramasa, alors qu'on disait qu'elles évitaient le tranchant de Masamune.

Ainsi doit être l'esprit du guerrier, qui impose la paix par sa seule présence...

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30 octobre 2007 2 30 /10 /octobre /2007 15:59

Un petit extrait du Traité des Cinq Roues qui peut nous aider:

"Lorsque, au cours d’un combat qui reste à l’état de mêlée, rien n’avance plus, abandonnez vos idées premières, rénovez-vous en tout et prenez un nouveau rythme. Ainsi découvrez le chemin de la victoire. Chaque fois que vous jugez qu’entre votre adversaire et vous tout grince, changez d’intentions immédiatement et parvenez à la victoire en recherchant d’autres moyens avantageux pour vous."

A méditer et mettre en pratique autant dans les arts martiaux que dans la vie de tous les jours...

samurai-copie-1.jpg

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30 octobre 2007 2 30 /10 /octobre /2007 15:59

Pour faire suite à un article précédemment édité, voici des informations complémentaires.

Le kissaki est la pointe de la lame. La courbure de cette partie est appelée fukura, et peut être soit tsuku (courbe), soit kareru (droite ou presque droite). Le kissaki et le boshi sont souvent confondus: le boshi n'est que la ligne de trempe (hamon) du kissaki!

Voici les différentes formes de kissaki:

KO KISSAKI
Il s'agit d'un petit kissaki, dont la largeur est plus importante que la longueur. Cette forme est présente sur les tachi du 12ème siècle.

ko-kissaki.gif







CHÛ KISSAKI

Kissaki moyen: le rapport largeur / longueur est à  peu près proportionnel (la longueur étant légèrement plus importante que la largeur).
C'est le type le plus courant sur les armes postérieures au 15ème siècle.

chu-kissaki.gif








Ô KISSAKI

Long kissaki, où la longueur est plus importante que la largeur.
C'est une forme souvent présente sur les tachi du 14ème siècle à longue lame, et qui restera avec le chû kissaki, la forme la plus commune après le 15ème siècle.

o-kissaki.gif








IKUBI KISSAKI

(forme dite "cou de sanglier")
Presque similaire au chû kissaki, cette forme a une longueur légèrement plus courte que le saki haba (largeur de la lame mesurée au yokote). C'est le type courant que l'on trouve sur les lames du milieu de la période Kamakura.

ikubi-kissaki.gif








IKARI KISSAKI

Cette forme présente une courbure allongée et redressée à l'extrémité.

ikari-kissaki.gif








KAMASU KISSAKI

(forme dite "barracuda")
Ce kissaki est très large avec un bord presque droit, ayant l'inconvénient de se briser facilement, du fait d'être très tranchant.
Cette forme est présente sur les lames antérieures au 14ème siècle.

kamasu-kissaki.gif

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16 octobre 2007 2 16 /10 /octobre /2007 16:12

http://i38.servimg.com/u/f38/11/14/75/51/gif10.png

 

Lance faisant principalement partie de l’équipement des guerriers à pied (ashigaru). La yari consistait en un bâton de tous les diamètres et les longueurs possibles, fait de bois de saison (nakae) et surmonté d’une lame. La base était laminée de bambou et ensuite laquée pour la rendre imperméable. Un pommeau de fer (ishizuki) était fixé à l’opposé de la lame pour faire contre poids, et dans certains cas, des anneaux (semegane) étaient fixés autour du bâton pour le renforcer, pour améliorer la saisie et le placement des mains, ou simplement en tant que décorations.

 

http://i38.servimg.com/u/f38/11/14/75/51/murama10.jpg

 

La lame était faite dans le même métal que celui des sabres. Les têtes étaient de formes et longueurs très variées, chacune créée dans un but particulier. On trouve dans le livre de W.M. Hawley sur les lances, une allusion à Toyotomi Hideyoshi qui avait effectué des recherches sur les yari. Il avait découvert que les combattants étaient plus effrayés par des armes longues. Il avait donc équipé ses soldats de lames longues sur les yari.

Les fers étaient fixés au bâton soit par la soie (nakago) insérée dans le bois, soit par une douille placée au bout de la hampe. Un fourreau (saya) complétait l’équipement.

 

Les noms des armes étaient donnés en fonction de la longueur et de la forme des lames. Selon le livre de Don Drager, « Les Arts de Combat Asiatiques », pendant la période Sengoku Jidai, on trouvait plus de 700 types différents de lances. On pouvait classer ces armes dans trois groupes principaux selon :

1)     les formes de la lame

2)     les ornements et accessoires

3)     l’emploi de l’arme
 

Un autre classement est possible selon que la yari est une te-yari (lance de main, entre 0,9 m e 1,2 m) ou une mochi-yari ou tae-yari, terme visant des yari plus courtes employées  pour la défense des châteaux et par les samouraï à cheval. Les yari les plus longues étaient appelées nagae-yari (plus de 4m). Takeda Shingen équipait ses troupes de yari mesurant près de 4.8m de long, tout comme Uesugi Kenshin ou Date Masamune. Mais c’est Oda Nobunaga qui détient le record avec une yari de près de 5.6m !

 

La yari était prolongée par divers types de fers permettant de la classifier en deux principales familles.

 

 

SU YARI ou CHOKU YARI

lances simples droites, ou encore KACHI YARI (terme de la période Muromachi)

 

- Choku-so - autre terme générique pour désigner une lance droite de n'importe quelle longueur;

- Taishin-so - lance apparentée à la catégorie des su-yari;

- Shakujo-yari - lance de type su-yari camouflée en un bâton terminé par des anneaux, semblable à celui des moines mendiants ou des yamabushi

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- Omi no Yari – très longue Su Yari


http://i38.servimg.com/u/f38/11/14/75/51/omi_ya10.png

- Kuda Yari – lance tube, dont la poignée était un tube de métal creux  permettant de faire jaillir brusquement la pointe de la yari. Style de Sojutsu utilisé par la Owari Kan Ryû.

- Kikuchi Yari – (assez rare) possède un seul tranchant et de style soit kira zukuri (lame qui ne possède pas de shinogi et qui est donc presque plate) ou shobu zukuri (même style que shinogi zukuri mais sans yokote). Ce type de yari fut nommé d’après la famille Kikuchi d’Higo durant la période Nambokucho (1336 – 1392). Les kikuchi yari ressemblent à des tantô posés sur de longues hampes. Les fers approchent les 1.86m à 2.48m. Les hampes sont généralement laquées et peuvent porter des nacres. Il s’agit presque d’une naginata à lame droite.

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- Fukuro Yari – « lance du sac », modèle court dont la pointe est aussi raccourcie. La lame et le manchon étaient forgées d’un seul tenant. Petite et facile à camoufler, cette Yari était utilisée par les Ninja.

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- Naga-Su-Yari lame droite à double tranchant  

 


 

KAMA YARI

les lances faucilles

 

http://i38.servimg.com/u/f38/11/14/75/51/jumonj10.png- Magari-yari, Jumonji-yari,  Chidori Jumonji Yari ou Kosha Yari (ancien terme) (chidori : cornes de vaches)

lames en forme de croix. Yari composée de trois lames : une centrale et deux de chaque côté recourbées vers le haut. La lame centrale est aiguisée des deux côtés, tandis que les lames latérales ne sont aiguisées que sur le côté supérieur. Les lames latérales sont de longueurs égales contrairement aux katakama yari.

Variantes : 

 Jogekama Yari – jumonji yari ayant une lame latérale pointant vers le bas et une lame latérale

pointant vers le haut ;

 Karigata Yari – jumonji yari avec les deux lames latérales pointant vers le bas;

 Gyaku Yari – jumonji yari dont les deux lames latérales ressemblant à des cornes de buffle;

 

 

- Bishamon-yari  arme dotée d'une lame centrale flanquée de deux lames latérales en forme de croissant de lune;

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http://i38.servimg.com/u/f38/11/14/75/51/futoma10.jpg- Hoko type de lance précédant la yari. Les premières lances hoko de fer sont apparues à la période Nara;

- Futomata-yari (ou Gekken, Sasumata ou Kutoji no Yari) arme à lame en forme de fourche;
- Kagi Yari – en crochet, arme de type Hoko munie d’un crochet latéral au lieu d’une lame;

  

- Katakama Yari – lance faucille à un côté. On trouve une lame centrale dans le prolongement de la hampe et une lame secondaire sur le côté, perpendiculaire ou légèrement courbée et plus courte que la lame principale; 

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-Kumade arme de type grappin, habituellement formée d'une lame courbe dotée d'un ou de deux crochets;

-Tsuki Nari Yari – (tsuki = lune) hampe surmontée d’une lame en forme de croissant de lune orienté vers le haut, dont le côté intérieur est tranchant

http://i38.servimg.com/u/f38/11/14/75/51/tsuki_10.jpg


 

 

Autres types de  lances

 

- Oma-yari, omi-yari  lame à douille, comprenant :

                             - Fukuro Yari – certaines yari étaient faites avec des douilles qui se fixaient sur le bout des hampes,

                                        plutôt qu’un long nakago que l’on glissait dans la hampe.

- Yumi-yari fer de lance à douille destiné à être fixé au bout d'un arc.

- Yajiri Nari Yari yari à tête ayant une forme de large bêche.

- Sasasho Yari yari dont la lame rappelle la forme d’une feuille de bambou

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- Tetsu Yari – lance faite uniquement de métal

- Futayama Yari – lance dont le bâton est surmonté de barbelé ou pics, à la tête fourchue

- Kyu Shaku e no Yari – une lance de près de 3m utilisées par les ashigaru

 

 

Voici d’autres types de lances, destinées à certains usages :

- Kuda-Yari  lance dissimulée à l'intérieur d'un long bâton creux

- Take-hoko ou Take-Yari lance taillée dans une longueur de bambou

- Uchi-ne court javelot à empennage de plumes

- Nage-yari, Nagari et Naguya arme de jet de type javelot

- Inoshishi-no-yari  lance utilisée pour la chasse au sanglier

- Makura-yari  petite lance légère placée à côté du lit pendant la nuit

- Mori – harpon

- Chishima-yari  lance pour la pêche

 

 

  

Les sections de la lame (tsukurikomi)


- construction en triangle (Sankaku yari ou Seisankaku Yari ou Hira Sankaku Zukuri) (sankaku = triangle).

Du fait de sa forme ne possède pas de tranchant mais uniquement une pointe très acérée. Elle était donc plus adaptée qu’une

yari simple pour percer les armures. Fait partie des su-yari

http://i38.servimg.com/u/f38/11/14/75/51/sankak10.png

- construction en forme de diamant (Ryo-shinogi-yari)


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http://i38.servimg.com/u/f38/11/14/75/51/quelqu10.pnghttp://i38.servimg.com/u/f38/11/14/75/51/fourre10.png

 

Sources 

Leitfaden zum japanischen Schwert

 de Markus Sesko
Secrets of the Samurai; A Survey of the Martial Arts of Feudal Japan 

d'Oscar Ratti
The Connoisseur's Book of Japanese Swords
 

de Kôkan Nagayama 

Les Arts de Combats Asiatiques

de Don Drager

 

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Ancien article Bushidô.overblog téléchargeable:
http://harukiya.chez-alice.fr/formes_de_yari.doc,

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10 octobre 2007 3 10 /10 /octobre /2007 16:43

Voici la traduction des pages du site très complet de Richard Stein sur le sabre japonais.

La dernière section sur les lames Koa Isshin ne paraîtra peut-être pas claire, j'essaie de trouver d'autres sources.

Télécharger le document

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8 octobre 2007 1 08 /10 /octobre /2007 12:54

(TRADUCTION DU SITE RICHARD STEIN’S JAPANESE SWORD GUIDE)


Il existe des milliers d’idéogrammes Kanji utilisés par les forgerons pour graver leurs signatures (mei) sur la soie (nakago) des sabres qu’ils forgeaient. Ces pages contiennent seulement quelques centaines des Kanji les plus communs trouvés sur les nakago. Normalement, il y a plusieurs Kanji possibles pour une simple syllabe Romanji et vice versa ; (soit plusieurs moyens de traduire des Romanji en Kanji). Ces pages font abstraction des accents et des signes diacritiques ; de ce fait, tou apparaît sous la forme to, etc. Il est à espérer que cela ne causera pas de confusion trop excessive. Lire les mei des sabres est une tâche très difficile, même pour des experts. J’espère que les tableaux suivants seront d’une quelconque aide dans la traduction des signatures de forgerons.


CONSEILS POUR LA LECTURE DU MEI

Les signatures des sabres japonais varient en style et en complexité. La plus simple est un mei à deux caractères, qui est seulement le nom de l’artisan. Si on trouve trois caractères, le troisième sera normalement « saku », qui signifie « fabriqué par »

Des mei plus longs sont plus compliqués à traduire. Dans ces signatures (à lire de bas en haut), on peut trouver le lieu de résidence (province) – normalement deux caractères, dont le second symbole est communément « shu » suivi du caractère « ju » ou « kuni » signifiant « résident de ». Ceux-ci peuvent être suivis par un titre honorifique tel que « kami » ou « daijo ».
Ensuite, on peut trouver le nom de famille ou du clan du forgeron, tel que Taira, Fujiwara, Tachibana ou Minamoto.
Le dernier caractère dans un mei « long » sera normalement le surnom donné au forgeron, suivi de « saku » (qui a fabriqué – cette lame)

 

Sachez également que pour les sabres datant de la Deuxième Guerre Mondiale, une signature ne garantit pas que la lame ait été forgée à la main. Plusieurs de ces sabres furent fabriqués industriellement ou ont été partiellement forgés, mais portent quand même un mei. Voir la page des forgerons gendai pour plus de détails (à venir sur le blog). Si les deux côtés du nakago portent une inscription, l’un d’eux porte normalement une celle datant l’époque où la lame a été faite. Pour apprendre comment traduire ces inscriptions, voir la page sur les inscriptions et les datations (à venir également).

EXEMPLE DE MEI 
traduction02-copie-3.JPG

 

 

Ne soyez pas découragé ou trop frustré si vous n’arrivez pas à traduire les signatures facilement. Les experts ont parfois du mal et trouvent les traductions difficiles. Lire les mei est comme essayer de lire l’écriture désordonnée de quelqu’un dont on ne comprend pas la langue.

N’hésitez pas à imprimer et / ou sauvegarder ces pages de Kanji pour un usage hors ligne personnel.

Tenter de déchiffrer un mei prend beaucoup de temps !


 

 

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4 octobre 2007 4 04 /10 /octobre /2007 13:31

puce.gifLe Katana : Le sabre du Samouraï
de Gilles Bongrain

     Editions Crépin-Leblond

 

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 Le katana est devenu le symbole du samouraï, cependant, au-delà du mythe, il représente l'arme de coupe la plus efficace, mais aussi une œuvre d'art. Tout ce qui entoure ce sabre, de sa fabrication à son escrime, est empreint d'une dimension spirituelle. Son nom est connu de tous, mais au-delà de cela, il reste souvent méconnu dès que l'on en approfondit le sujet. Dans la conception de cet ouvrage, l'auteur s'est efforcé de vulgariser tous les éléments nécessaires à la compréhension de cette arme, de son contexte historique et de son utilisation. Sont présentés successivement l'histoire, l'anatomie, la terminologie du katana. Dans une troisième partie, l'auteur a tenté de répondre à toutes les questions que l'on peut être susceptible de se poser en tant que collectionneur ou pratiquant d'arts martiaux. Enfin, la dernière partie traite exhaustivement la fabrication du katana, de l'extraction du minerai aux tests finaux de la lame.



puce.gifSecrets of the Samurai: A Survey of the Martial Arts of Feudal Japan
de Oscar Ratti et Adèle Westbrook

     Editions Book Sales

 

livre-secret-samurai-copie-1.jpg 

Au travers de nombreux détails issus de sources historiques, Secrets of the Samuraï  trace le développement, les principes et les effets de la culture samouraï du Japon féodal. Les auteurs fournissent des détails sur les armes, les techniques, stratégies et principes des arts martiaux samouraï, ressuscitant ces connaissances perdues pour le lecteur moderne qui souhaiterait les incorporer à son propre entraînement. Ce livre est essentiellement une enquête sur les combats naissants entre les seigneurs de guerre se disputant le pouvoir politique, les samouraï terrorisant la campagne et ces formidables guerriers qui protégeaient les biens et les valeurs de leur entourage.  

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25 septembre 2007 2 25 /09 /septembre /2007 12:27



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Me contacter pour tout oubli ou erreur.

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2 septembre 2007 7 02 /09 /septembre /2007 18:36

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2 septembre 2007 7 02 /09 /septembre /2007 17:08
Certains d’entre vous connaissent l’ouvrage " Le Sabre de Vie ", traduction du " Heiho Kadensho " (Enseignements Secrets de la Maison du Shogun) de Yagyu Munenori, maître de sabre du Yagyu Shinkage-ryu et des shôguns Tokugawa leyasu (1542-1616), Hidetaka (1579-1632) et lemitsu (1604-1651)
Pour ceux qui ne l’auraient pas lu, ce livre est une approche à la fois philosophique et pragmatique de la pratique du sabre. Le titre de l’ouvrage paraît souvent paradoxal aux non pratiquants. Une arme aussi radicale que le sabre japonais est-elle capable de « donner la vie » ? A proprement parler non, évidemment, mais le sabre est un outil à la construction de soi-même, qui permet donc d’être en harmonie avec ce qui nous entoure. Aujourd’hui, le sabre en tant qu’arme est « en paix » et n’est plus qu’un « outil »  dans la pratique. Mais attention à ce dernier terme : le considérer comme un simple outil et le manipuler sans respect de l’autre ni de ce que l’arme représente serait dangereux. Les pratiquants devraient se pencher sur le principe de Katsu Jin Ken pour éviter ces dérives. Ce concept, à l’opposé de Satsu Jin Ken, « le Sabre Qui Prend la Vie », permet au pratiquant de résoudre les conflits sans violence, en respectant l’autre, aboutissant de ce fait à une amélioration personnelle. Chacun d’entre nous dans sa pratique, quelle qu’elle soit (visant n’importe quel bugei), devrait garder à l’esprit que la violence n’est pas la finalité de l’art. André Cognard dans son livre « L’Esprit des Arts Martiaux » déclare que « la violence est toujours un échec de l’art ». Nul ne peut pratiquer en ayant en tête de dominer l’autre et d’utiliser sans discernement les techniques qui lui sont enseignées. On ne peut pratiquer les arts martiaux si l’on est dénué de fibre morale. Le pratiquant n’en tirera aucun bénéfice dans sa vie quotidienne et sera toujours en compétition avec les autres. Oubliez l’ego ! Lorsque vous entrez sur le tatami, souvenez-vous de ceci :

Le Sabre est le cœur.
Si le coeur n'est pas droit,
Le Sabre ne l'est pas.
Si l'on veut apprendre le Sabre,
Il faut d'abord apprendre le coeur.

Cela ne s’applique pas seulement en Kendô ou Iaïdô. L’idéogramme pour « Ninja » n’est-il pas fait de l’image du sabre et du cœur ? Hatsumi Masaaki, sôke des 9 écoles du Bujinkan (Budô Ninpô Taijutsu) n’a-t-il pas dit : « Oubliez votre peine, colère, rancune et haine. Laissez-les passer comme la fumée prise par la brise. Vous ne devriez pas dévier du chemin de la droiture: vous devriez mener la vie d'un homme de bien. Ne soyez pas possédé par l'avarice, la luxure, ou votre ego. Vous devriez accepter le chagrin, la peine et la haine comme elles sont et les considérer comme une chance et une épreuve donnée par les pouvoirs (les puissances divines)...une bénédiction donnée par la nature. Engagez totalement à la fois votre esprit et votre temps dans le budo et ayez votre esprit profondément ancré dans le bujutsu. » ? (article du 25 décembre 2006 – Citations).
Dans chaque art martial, soyez dénué d’intentions. Ne cherchez pas à détruire et ne soyez pas arrogant. Votre cœur doit être délesté de tout désir. C’est votre art qui doit vous apporter la sérénité et vous éclairer. Le pratiquant ne la trouvera pas en détruisant l’harmonie entre lui et les autres. Son art ne doit pas le mettre en danger ni ceux autour de lui. Détournez-vous de Satsu Jin Ken, qui est un principe malsain et inutile de nos jours. Les pratiquants devraient entraîner leurs cœurs et leurs esprits constamment en recherchant l’échange et en développant une amitié constructive. Kobayashi Senseï disait: « Changez le cœur de l’adversaire » (Aïte no kokoro kawaru). De même, O Senseï Ueshiba déclarait : « Enveloppez votre adversaire dans votre cœur ». Il s’agit de transformer les énergies négatives, tout en évitant le conflit (le meilleur des sabres est celui qui reste dans son fourreau – vaincre d’abord, couper ensuite). Il ne s’agit pas de vaincre l’adversaire mais de se vaincre « soi-même ». A partir de là, une fois les doutes, les peurs et la fierté effacés, il est possible de résoudre les conflits sans violence. Comme le dit André Cognard, on aura à ce moment élevé « la notion de combat au niveau de la compassion ».
On trouve en Kendô cette expression : « Yakusoku-geiko ». C’est la promesse permanente que se font les Kendoka de se donner l’un à l’autre la chance d’apprendre et de progresser. Il n’y a pas dans cet esprit de volonté de victoire (gagner par tous les moyens) et chacun repart en ayant assimilé des principes et techniques. Ainsi, le sabre ou l’art devient un outil de vérité. On parle parfois de Sabre de l’Illumination, celui qui a abattu le mal (en nous) et qui donc préserve la vie (adage attribué à l’instructeur des Shogun Tokugawa). Pour cela, il faut que :

« Ken Shin Itchi » (sabre et cœur ne font qu’un)

« Shin Gi Itchi » (cœur et technique ne font qu’un)

« Shin Shin Ichi Nyo » ou « Shin To Shintai » (cœur et corps ne font qu’un) 

En définitive, dans Katsu Jin Ken, le sabre est le miroir du cœur et l’esprit doit être au bout du sabre.

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