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BUSHIDÔ

BUSHIDÔ : Code d’honneur et de comportement social qui exigeait du guerrier, Bushi ou Samouraï – ce dernier étant d’un rang plus élevé –, le sens de la justice et de l’honnêteté, le courage et le mépris de la mort, la sympathie envers tous, la politesse et le respect de l’étiquette, la sincérité et le respect de la parole donnée, la loyauté absolue envers les supérieurs et enfin la défense de l’honneur, du nom et du clan. Selon ce code, les Bushi, et plus particulièrement les Samouraï, devaient observer une étiquette sévère et consacrer leur vie et leur esprit à une ou des activités ‘dépassant l’homme ordinaire’ et transcendant la vie et la mort. Le bushidô est une manière d’être, de se comporter envers ses semblables, et une fidélité absolue à une ligne de vie (autrefois à un maître, à un supérieur), qui faisait appel au respect de soi et des autres, quels qu’ils fussent, faibles ou forts, ainsi qu’à la maîtrise parfaite de son mental, de ses pulsions et de ses passions, afin de maintenir l’esprit en harmonie (Wa) avec l’univers. Il est évident que cet idéal n’était atteint que très rarement.

D’après Louis Frédéric, Dictionnaire des Arts Martiaux (éd. Félin).

4 octobre 2007 4 04 /10 /octobre /2007 13:31

puce.gifLe Katana : Le sabre du Samouraï
de Gilles Bongrain

     Editions Crépin-Leblond

 

livre-le-katana-copie-1.jpg 

 

 Le katana est devenu le symbole du samouraï, cependant, au-delà du mythe, il représente l'arme de coupe la plus efficace, mais aussi une œuvre d'art. Tout ce qui entoure ce sabre, de sa fabrication à son escrime, est empreint d'une dimension spirituelle. Son nom est connu de tous, mais au-delà de cela, il reste souvent méconnu dès que l'on en approfondit le sujet. Dans la conception de cet ouvrage, l'auteur s'est efforcé de vulgariser tous les éléments nécessaires à la compréhension de cette arme, de son contexte historique et de son utilisation. Sont présentés successivement l'histoire, l'anatomie, la terminologie du katana. Dans une troisième partie, l'auteur a tenté de répondre à toutes les questions que l'on peut être susceptible de se poser en tant que collectionneur ou pratiquant d'arts martiaux. Enfin, la dernière partie traite exhaustivement la fabrication du katana, de l'extraction du minerai aux tests finaux de la lame.



puce.gifSecrets of the Samurai: A Survey of the Martial Arts of Feudal Japan
de Oscar Ratti et Adèle Westbrook

     Editions Book Sales

 

livre-secret-samurai-copie-1.jpg 

Au travers de nombreux détails issus de sources historiques, Secrets of the Samuraï  trace le développement, les principes et les effets de la culture samouraï du Japon féodal. Les auteurs fournissent des détails sur les armes, les techniques, stratégies et principes des arts martiaux samouraï, ressuscitant ces connaissances perdues pour le lecteur moderne qui souhaiterait les incorporer à son propre entraînement. Ce livre est essentiellement une enquête sur les combats naissants entre les seigneurs de guerre se disputant le pouvoir politique, les samouraï terrorisant la campagne et ces formidables guerriers qui protégeaient les biens et les valeurs de leur entourage.  

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25 décembre 2006 1 25 /12 /décembre /2006 20:30

Le réveil du Samouraï 

de Pierre Fayard

     Polia Editions

 

Face aux défis contemporains, le Japon a puisé dans sa culture pour forger des réponses adaptées et innovantes. Dans un monde ouvert, interdépendant et incertain où les technologies de l’interaction jouent un rôle sans cesse croissant, le modèle des communautés de connaissance représente une alternative stimulante aux méthodes de management traditionnelles.
Dans cet ouvrage, le lecteur découvrira trois clefs qui introduisent à cette voie japonaise : le Budo de la connaissance intuitive, le Ba de la connaissance collaborative et le Kata de la création de connaissance. Il poussera ensuite quatre portes : culture, espace, communauté et technologie, qui ouvrent sur une sélection de témoignages d’entreprises emblématiques et de chercheurs. En illustration, quelques scènes de la vie courante donnent à percevoir certaines caractéristiques cachées de la société japonaise.
Incitatif, ce livre est une source d’inspiration pour repenser la stratégie des organisations et les adapter de manière créative aux réalités du monde actuel.

 

Sommaire:

Introduction : Amerissage. Clefs. Le Budo de la connaissance intuitive. Le Ba de la connaissance collaborative. Le Kata de la création de connaissance. Portes. Culture. Espace. Communauté. Technologie. Conclusion : L'esprit samouraï ou la dynamique exigeante de l'harmonie.

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21 août 2006 1 21 /08 /août /2006 14:49

 

Budo, par Morihei Ueshiba

« Budo », en japonais veut dire la « voie du guerrier ». À l'époque moderne, ce terme a pris une connotation très morale et spirituelle et il n'a peut-être jamais été autant personnifié que par le maître Ueshiba Morihei, le créateur de l'aïkido. Cette discipline martiale héritée des techniques de saisies à mains nues et des techniques de sabre des anciens samourais est aujourd'hui l'une des écoles martiales les plus appréciées par ceux qui veulent voir dans les arts martiaux une école du coeur et de l?esprit. Cette oeuvre capitale contient l'ensemble des réflexions personnelles du fondateur sur les principes premiers de son art, exprimées dans une prose très dense et très riche, ainsi qu'en vers mystiques. Cet ouvrage, manuel technique qui expose les buts ultimes et l'esprit de la discipline est très important pour les aïkidokas, car il s'agit de l'unique ouvrage technique en image de O Sensei Ueshiba. Plus de 400 photos du Fondateur en mouvement, illustrant essentiellement la période d'avant-guerre, époque à laquelle il achève de concevoir l'aïki-budo, l'aïkido des origines.
 
 

L'essence du Zen, par Sekkei Harada

Beaucoup de gens pensent que le zen est quelque chose de difficile. C'est une méprise. Les caractères chinois utilisés pour le mot « zen » signifient : « Démontrer la simplicité. » Le zen est donc un enseignement extrêmement clair et concis.
Qui crée ce labyrinthe où l'esprit et le corps sont noués dans des troubles et des complications, à tel point qu'il lui est impossible de bouger ? Où que vous viviez, en Orient ou en Occident, c'est vous-même. La cause n'est autre que l'Ignorance de la vraie nature du Soi.
« Te connais-tu toi-même ? », « Qui es-tu ? » Si l?on vous posait ces questions, que répondriez-vous ? En réponse au sincère désir de connaître l'essence du Soi, ce qui veut dire de rencontrer la vraie nature du Soi, le zen offre la quête de ce vrai Soi et elle peut commencer n'importe où et n'importe quand.

Ce livre est écrit pour ceux qui veulent pratiquer, mais qui n'ont jamais été jusqu'à expérimenter. Le livre donne une explication simple et concrète de la théorie et des principes du zen, aussi bien que de sa réalité et de son essence.

Sekkei Harada , né en 1926, est le Abbé du temple zen Hosshin-ji de Fukui au Japon. Il entra au temple en 1953 et termina son séminaire en 1957. En 1974 il devient père supérieur puis abbé du temple. Il est reconnu par le groupe zen Soto comme Shike (maître) en 1976. Il est aussi l'auteur de plusieurs livres sur le zen en japonais et anglais
.
 
 
 
Le Sabre et le Divin, par Risuke Otake
 
 
L'école Tenshin Shoden Katori Shinto Ryu est renommée pour l'excellence de sa technique dans le domaine des armes et pour son haut niveau culturel. Cette école qui est au fondement et à l'origine des arts martiaux japonais est connue dans le monde entier et a su entretenir à la fois un art de combat fort remarquable et une civilisation raffinée et profonde. A notre époque qui a tendance à perdre de vue la signification réelle de l'art du sabre, comme le souligne dans sa préface le grand-maître de l'école, le travail de maître Otake qui s'inscrit dans la grande tradition des arts martiaux classiques japonais constitue une contribution spirituelle indéniable.
En France très nombreux sont les pratiquants de disciplines martiales diverses, dont ceux de la sphère aïki, qui se reconnaissent dans la Katori Shinto Ryu et qui basent leur étude des armes sur son enseignement.
Ce livre contient l'intégralité de l'enseignement de cette grande école d?escrime : sabres, bâton, hallebarde, lance.

Risuke OTAKE, est le plus éminent expert de l?école Tenshin Shoden Katori Shintô Ryû. Sa technique est reconnue par tous comme la plus pure en matière d'escrime japonaise.
 
 

Points vitaux, par Henry Plee (voir aussi Points de vie ,par Henry Plee et Fujita Saiko)

 

Ce livre, attendu depuis des dizaines d'années, recèle rien de moins que l'ensemble du savoir conservé jalousement depuis les temps les plus anciens par les écoles traditionnelles japonaises et chinoises sur l'étude des points vitaux. Ce savoir fut remis sur ordre de l'État-Major japonais pour sauver l'empire japonais de la débâcle de la Seconde Guerre mondiale. Maître Fujita Saikô, 10e dan de ninjutsu et kenpô, nous présente les résultats des recherches médicales militaires ; Maître Henry Plée, 9e dan et père du karaté européen, nous dévoile le résultat de son savoir, de ses expériences. Ce livre est leur héritage qu'ils vous lèguent. À vous de faire l'usage que mérite cet art ultime.Avec les archives secrètes des 32 écoles traditionnelles japonaises. Le livre phénomène de cette fin de siècle ! 

 

L'essence du ninjutsu, par Masaaki Hatsumi

Tiré des textes anciens des maîtres du passé, et de techniques démontrées en dojo (par des photos, dessins, peintures) le dernier grand maître de l'art du ninjutsu encore vivant, Dr. Masaaki Hatsumi, présente ce qui est l'essence du ninjutsu : Les Neufs Traditions. Il y explique pourquoi, après plus de 900 ans, l'art des guerriers de l'ombre continue à inspirer et à servir les pratiquants du monde entier. Ce livre de Dr. Hatsumi contient des rouleaux historiques des ninjas et décrit des techniques de self-défense, démysifie des tours qui sont atrribués aux ninjas, mais qui proviennent plus de tours de cirque que des arts martiaux. L'essence du ninjutsu est un ouvrage qui fait référence en la matière, met en lumière les origines du ninjutsu, expliquant comment cet art continue à enrichir la vie des pratiquants d?aujourd'hui.

Masaaki HATSUMI né en 1931 au Japon, est le maître de ninjutsu le plus gradé et le plus mondialement connu. Il est le grand-maître et l'héritier (sôke) de neuf écoles traditionnelles d'arts martiaux dont trois écoles de ninjutsu. Il est le promoteur du ninjutsu international qu'il a fait sortir de la clandestinité dans les années 1980 par ses efforts d'adaptation à l'esprit occidental et a ouvert à plus de réalisme. Tous les experts occidentaux d'aujourd'hui ont été ses élèves.
Son école le Bujinkan a fusionné l'ensemble de ses connaissances sous le terme de Budô Tai-jutsu, signifiant ainsi que son enseignement va bien au-dela du ninjutsu.
 
 
 
 

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21 mai 2006 7 21 /05 /mai /2006 13:46

"The Zen Way to the Martial Arts" de Taisen Deshimaru

"Esprit Zen Esprit Neuf" par Shunryû Suzuki

 



Shunryu Suzuki, de la lignée du Zen Soto, était un descendant spirituel direct du grand Dogen. En 1958, à cinquante-trois ans, maître zen déjà profondément respecté au Japon, Suzuki-roshi vint aux États-Unis et s'installa à San Francisco. Ceux qui voulaient se joindre à sa pratique firent éclore sous sa direction le groupe de méditation dit Zen Center qui a essaimé en sept centres, y compris le Zen Mountain Center, premier monastère zen hors d'Asie. Il était sans conteste l'un des plus influents maîtres zen de nos jours. Ce livre est né d'entretiens familiers, en Californie.

 

"L'Esprit Indomptable" par Takuan Soho



Dans leur ensemble, les trois écrits qui constituent cet ouvrage s'adressent à la classe des samouraïs, et ont pour objet d'unifier l'esprit du zen à l'esprit du sabre. Le conseil donné mêle les aspects pratiques, techniques et philosophiques qui président à toute confrontation et apportent à l'individu la connaissance de soi, qui deviendra à terme un art de vivre. En établissant clairement l'unité du zen et du sabre, Takuan a influencé les écrits de grands maîtres qui continuent à être lus et leurs préceptes à être appliqués ; c'est le cas du Heik-o Kadensho de Yagy-u Munenori et surtout du Gorin no Sho (Le Livre des Cinq roues) de Miyamoto Musashi. Le style de ces hommes varie, mais leurs conclusions s'imprègnent d'un haut niveau d'introspection et de compréhension, qu'elles soient exprimées en termes de «liberté et de spontanéité» par Musashi, ou «d'esprit ordinaire qui ne connaît aucune règle» par Munenori ou encore «d'esprit indomptable» par Takuan.


(autre ouvrage de Takuan Soho: "Mystère de la Sagesse Immobile")

 

 

"Le Sabre de Vie" par Yagyu Munenori

Le sabre de vie, de son titre japonais " Heihô Kadensho ", est un des trois grands classiques de l'escrime japonaise au côté du " Livre des cinq roues " de Miyamoto Musashi et du " Récit mystérieux de la sagesse immuable " (L'esprit indomptable) de Takuan Soho. Alors que Takuan Soho, en tant que moine, met dans son récit l'accent sur l'aspect spirituel de l'escrime, Miyamoto Musashi, escrimeur renommé, s'attache au côté pragmatique. Yagyiu Munenori tente d'emprunter la ligne étroite qui sépare les deux extrêmes en proposant à la fois une approche philosophique de fond sur la pratique et la pratique elle-même en l'illustrant d'exemples concrets. Le sabre de vie est pour celui qui s'intéresse à l'esprit du samouraï une source de connaissances indispensable.
YAGYU Munenori (1571-1646), fut sans doute le plus grand maître de sabre de la maison des shôguns Tokugawa. Fils du célèbre mettre de sabre fondateur de l'école Yagyù Shinkage-ryu, Yagyû Sekishusai Muneyoshi (1527-1606), il devint, sur recommandation de son père, le maître de sabre des shôguns Tokugawa leyasu (1542-1616), Hidetaka (1579-1632) et lemitsu (1604-1651). Issu de la petite noblesse de la région de Kyoto, Munemori fut anobli en 1636, prit le titre de Tajima-no-Kami et fut le bras droit de lemitsu allant jusqu'à contrôler, au nom du shôgun, les autres seigneurs. Il rencontra le célèbre moine Takuan Soho (1573-1645) à qui il inspira ses deux écrits Fudôchi-shinmyo-roku et Taiaki.


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7 mai 2006 7 07 /05 /mai /2006 12:01

Une petite réflexion sur le Traîté de Musashi.

 

En parcourant le net, j'ai pu lire quelques commentaires sur le livre, des commentaires montrant la déception de certains lecteurs sur le contenu de l'oeuvre (contenu plus pratique que philosophique).

Il faut se rappeler qu'à l'époque de Musashi, la victoire était impérative dans la mesure où la défaite entraînait le déshonneur. Pour arriver à la victoire, la Pratique était donc essentielle. Musashi fait ici essentiellement référence à la Voie de la Tactique. On sait que le Traité des Cinq Roues est une oeuvre largement stratégique. Mais n'importe quelle Voie n'est-elle pas aussi bonne à prendre, si elle est exercée justement? Le fait que Musashi fasse référence en permanence à la Tactique ne signifie pas qu'elle soit l'unique Voie. La Voie du Thé (Chadô), la Voie du Zen (Zendô), la Voie de la Calligraphie (Shodô), la Voie des Fleurs (Kadô).. étaient pratiquées par les samouraï.
Bien sûr, Musashi met plus en avant la Pratique de la Tactique. Or n'est-elle pas la Voie même du samouraï ("La Tactique est la Loi du samouraï") ? La persévérance, l'endurance, l'entraînement et le renoncement de soi qu'implique cette Pratique passent par une spiritualité (même militaire).

La Voie de la Tactique est essentielle à la victoire. Il faut remporter la bataille par tous les moyens: l'étude des conditions géographiques et climatiques, la connaissance des différentes écoles de sabres (ce qui implique l'étude de leurs qualités et défauts)... Certaines personnes ne voient aucune spiritualité dans cette approche. Pourtant, il est facile de se perdre dans cette Voie si on ne la pratique pas en respectant certains principes. Penser par exemple qu'elle est l'Unique voie est une erreur. Musashi le précise. S'exercer dans un seul art est une erreur. Car toutes les Voies sont complémentaires.  Si l'on ne s'entraîne que dans un domaine, certes, on excellera dans cette voie mais des lacunes surviendront par ailleurs.

Musashi ne dit-il pas "J'ai appliqué les principes de la Tactique à tous les arts. En conséquence, dans aucun domaine je n'ai de maître" et "L'escrime n'est qu'une forme de la Tactique" ?

Il faut s'exercer en tout. Bien sûr, la Tactique est cruciale; elle l'est d'autant plus qu'elle donne un avantage psychologique et stratégique sur l'ennemi. Si par la Tactique, vous anticipez les intentions de l'ennemi alors l'équilibre mental de ce dernier sera perdu. N'y a t-il pas dans ce point de vue une vraie spiritualité? Connaître les autres, c'est se connaître soi-même. Pour connaître les autres, il faut donc pratiquer la Tactique. Mais on ne peut la pratiquer qu'en l'exercant d'abord pour nous-même? Dans le cas contraire, "une Tactique non mûrie est à l'origine de grandes blessures".

 

Enfin, sur la chapitre "VIDE":

Qu'est-ce que le Vide?

Pour la plupart d'entre nous, c'est ce qui est dénué de sens, ce que l'on ne comprend pas.
Pour Musashi, cette idée du Vide n'est pas la bonne. En vérité, le Vide est de n'avoir plus aucun point obscur sur la Voie à pratiquer (de n'importe laquelle dont il s'agisse). "Voir et regarder, et ainsi n'avoir aucun point d'ombre".
Bien connaître un art, pour finalement s'en détacher et ne plus se raccrocher à des techniques qui entravent l'esprit, voilà ce qu'est le Vide (ou du moins en partie :) )

 

Voici quelques citations tirées du Gorin no Sho


"Tant que l'on ne connait pas la Voie véritable, chacun doit avancer sur le bon chemin et se croit dans le vrai sans s'appuyer sur les lois du Bouddha ni les lois de la terre. Mais lorsque nous les regardons avec les yeux de la Voie véritable de l'esprit et selon les grandes règles du monde humain, on les voit trahir la Voie véritable à cause de leur propre égoïsme et de leur mauvaise vue. Connaissez l'Esprit! Reposez-vous sur le domaine franchemen juste! Faites de l'Esprit réel la Voie! "


"Lorsque je réfléchis à ce que doit être un samouraï, je suis convaincu qu'il doit être intime avec l'idée de la mort, mais la Voie de la Mort n'est pas le seul fait des samouraï".


"Lorsque l'on possède complètement une théorie, alors il faut s'en détacher".

 


 

 

 

Musashi écrivit d'autres textes, difficiles à trouver. Il s'agit du:

 

Hyodokyo, le Miroir de la Voie de la Stratégie

 

Hyoho Sanjugo Kajo, Les Trente-Cinq Instructions sur la Stratégie

 

Hyoho Shijuni Kajo, Les Quarante-Deux Instructions sur la Stratégie

 

Dokkodo, La Voie à Suivre Seul



 

 

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26 mars 2006 7 26 /03 /mars /2006 19:45

Tsunetomo Yamamoto , était aussi connu sous le nom de Yamamoto Jocho, nom qu’il prit à son retirement.

 

 

 

Né le 12 juin 1656 à Katatae (une région du fief des Nabeshima, la préfecture de Saga), Yamamoto Tsunetomo entra aux ordres du clan Nabeshima à l’âge de 9 ans. Son seigneur était alors Mitsushige Nabeshima, troisième daimyo de cette région. Yamamoto lui fut dévoué pendant trente ans, jusqu’à la mort de ce dernier à l’âge de 69 ans, le 16 mai 1700. Yamamoto avait alors 42 ans.

Yamamoto ne commit pas tsuifuku, Mitsushige Nabeshima ayant exprimé son désaccord envers cette pratique. Par sympathie et loyauté, et parce qu’il était en désaccord avec les successeurs de son seigneur, Yamamoto demanda à se retirer et prit la tonsure, devenant moine bouddhiste dans les montagnes. Il se retira donc dans un petit ermitage appelé Kurotsuchibaru, à environ 12 kilomètres au nord du château de Saga, et vécut là-bas en semi réclusion. En 1710, un jeune samouraï du nom de Tashiro Tsuramoto commença à lui rendre visite. Jusqu’en 1716, Yamamoto lui conta ses pensées, et Tsuramoto arrangea ces paroles en un recueil nommé Hagakure, connu aussi comme . Trois ans plus tard, Yamamoto décédait.

Le fief des Nabeshima se situait sur l’île de Kyushu au sud-ouest du Japon. Le premier seigneur fut Naoshige Nabeshima (1538-1618). Son successeur fut son fils, Katsushige Nabeshima (1580-1657) ; Mitsushige Nabeshima prit sa suite. Bon nombre d’anecdotes se rapportent à ces trois hommes, rappellant à quel point le dévouement du samouraï était important et nécessaire pour l’accomplissement de la Voie. L’auteur exprime dans le livre ses plus profonds sentiments. Il apparaît comme un samouraï accompli, regardant la mort comme l’acte le plus abouti et le plus sincère qu’un guerrier puisse faire envers son maître. L’Hagakure n’est pas baigné d’une atmosphère sombre et glauque. Au contraire, les pensées de Yamamoto sont pures, toujours justifiées par l’idéal de servir au mieux le clan, sans avoir de doute ni de retenue dans les actions et les jugements.

Pendant des années, l’Hagakure est resté la propriété du clan Nabeshima. Yamamoto lui-même n’avait pas eu l’intention de le publier, et aurait exigé que tous les 11 chapitres composant le recueil soient jetés au feu, citant son propre père


"Après avoir lu des livres, il est mieux de les brûler ou les jeter. On dit que la lecture est l’apanage de la Cour Impériale, mais la Maison de Nakano est fondée sur des valeurs martiales, elle qui utilise le bâton de bois (de chêne) ".


Dans les années 1930, l’Hagakure est devenu le travail le plus représentatif du Bushido. Les Kamikaze durant la Seconde Guerre emportaient avec eux un exemplaire du recueil, un grand nombre de ces pilotes étant originaires de Saga.

Un de ces hommes composa un Haiku, en février 1945, à l’âge de 22 ans :

 

"Si seulement nous pouvions tomber (mourir) comme les fleurs de cerisier si pures et radieuses."

 

A retenir

Nous devrions nous préparer chaque jour à la mort pour que, lorsque le temps arrive, nous puissions mourir en paix. Il est stupide de se tourmenter à l’avance par de vaines chimères.

Se tranquilliser l’esprit chaque matin et imaginer le moment où l’on pourrait être déchiré et mutilé par des flèches, des armes, des lances et des sabres, emporté par la foudre, secoué par des tremblements de terre, mourant de maladie ou tué par un accident. Mourir chaque matin en son esprit, c’est ne plus craindre la mort.

 

 

 

                                                       La tombe de Yamamoto à Yaemachi

 

 

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19 mars 2006 7 19 /03 /mars /2006 21:49

"Concernant la valeur martiale, le mérite repose plus dans le fait de mourir pour son maître que d'abattre son ennemi."

 

Cette citation tirée de l'Hagakure résume l'ensemble du traité de Yamamoto: c'est un guide centré sur la façon de vivre et de mourir.

A partir des deux paragraphes d'ouverture, l'Hagakure fournit un puissant message destiné à l'esprit du samouraï. Il offre des croyances difficiles à saisir pour nos esprits occidentaux, pourtant fascinants dans leur poursuite de service absolu.

Né en 1659, Tsunetomo Yamamoto a dévoué sa vie au service de son maître, le Shogun Mitsushige Nabeshima et son clan, réussissant à s'élever au rang de respecté samouraï. A la mort de son maître en 1700, Yamamoto renonce au monde et se retire en hermitage. Pendant sa retraite, un ami proche et disciple de Yamamoto va recueillir les pensées de son maître. Bien que Yamamoto demanda à ce que le travail ne soit jamais publié, l'Hagakure ("Dissimulé Derrière les Feuilles"), a survécu, en infuencant le développement d'une culture et servant de base au Bushido, la Voie du Samouraï.

Ici sont rapportés des extraits du livre Bushido, The Way of the Samuraï (de Justin F. Stone, éditions SQUAREONE CLASSICS), qui constitue une explication de texte de l'Hagakure. Bushido reprend certains passages importants et marquants de l'Hagakure pour mieux les développer.

 

                         

 

 

"I have found the essence of Bushido: to die! In other words, when you have a choice between life and death, then always choose death: this is all that you must remember. It is neither troublesome or difficult. You have only to go on with a clenched stomach. Any other ideas are unnecessary and futile"

 

How can you reform others if you disgrace them?

It is of utmost importance to admonish others with the intention of helping them to overcome their faults; and not put others to shame, which is the same as abuse or insult.

 

People you can trust

If you abandon those who have made blunders, you cannot hope to make great people out of them. It is those who have never made a mistake who are in great danger.

 

Models to imitate

Even a bad calligraphy (handwritting) will be fairly improved if a good model is used for imitation.
Also, you have better take one good, strong point from each person and construct one good model out of individual merits.

 

Friend's loyalty

Of those who once helped you, you must not drift apart from them throughout your life. It is in these unfortunate circumstances that your friend's sincerity is made clear.

 

The Liked and the Disliked

Those who like to be of help to others who even take delight in humbling themselves to work under the authority of their own colleagues - surely they are liked.

 

Consulting others

If you judge and manage every affair while depending only on your own small learning and wisdom, ou will fall contrary to the Way of Heaven and become partial and evil. Be eager to be given advice and talk to other persons not involved in your problem. They are impartial standpoints and will prevent you from lack of warning. You won't repeat wrongdoings the rest of your life.

 

Handlings difficulties

If the water rises, the ship rises too.

 

To win is to overcome yourself

Hyogo Narutomi once said: "to win is to overcome your own side. To win, your own side must overcome itself. To win one's self is to overcome the body with the mind. Unless you train your spirit and your body every day to such an extent that there is none comparable to you among the tens of thousands of samuraï on your side, it will be impossible for you to defeat your enemies.

 

Success and failure

Small mistakes do not spoil a great accomplishment. Only those who have made some mistakes can also accomplish great works. If you have great principles, your small faults can easily be justified.

 

 

 

 

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19 mars 2006 7 19 /03 /mars /2006 19:30

 

 

 

 

 

Budô: l'Esprit des Arts Martiaux, de Michel Coquet

 

Budô Shoshinshu, le code du jeune Samuraï, de Daidôji Yûzan

 

Bushido, l'Ame du Japon, d'Inazo Nitobe

 

Esprit Zen, Esprit Neuf, de Shunryu Suzuki

 

Hagakure, de Yamamoto Tsunetomo

 

Histoires de Samouraï, Récits de Temps Héroïques, de Roland Habersetzer


La Pierre et le Sabre, d'Eiji Yoshikawa (roman sur la vie de Miyamoto Musashi)

 

La Pratique du Zen, de Taisen Deshimaru

 

Le Bol et le Bâton - 120 contes zen, de Taisen Deshimaru


Le Code d'Honneur du Samouraï, de Thomas Cleary

 

Le Katana: le Sabre du Samouraï, de Gilles Bongrain

 

Le Masque du Samouraï, d'Aude Fieschi

 

Les 47 Rônin: Le Trésor des Loyaux Samouraï, de Georges Soulié de Morant

 

Le Sabre de Vie: Les Enseignements Secrets de la Maison du Shogun, de Yagyû Munenori

 

L'Esprit Indomptable, de Takuan Soho


Le Traité des Cinq Roues (Gorin no Sho), de Miyamoto Musashi

 

Nippon-to, le Sabre Japonais, de Serge Degore

 

Questions à un Maître Zen, de Taisen Deshimaru

 

Samouraïs, de Mitsuo Kure

 

Samouraï: Armes, Armures, Costumes, de Mitsuo Kure

 

Samouraï: Techniques de Batailles et Armes du XIII° au XIX° siècle, de Thomas D. Conlan

 

Shodoka, de Taisen Deshimaru

 

Zen et Arts Martiaux, de Taisen Deshimaru

 

 

 

 

Bushido, The Way of the Samuraï de Justin F. Stone (explication de l'Hagakure, apportant des éclaircissement sur certains passages du recueil de Tsunetomo)

 

Heike Monogatari, le Conte des Heike - épopée retraçant la lutte entre les clans Minamoto et Taira

 

 Ideals of the Samuraï, de William Scott Wilson, comprennant 12 textes écrits par des guerriers du XIII° au XVI° siècle:

- The Message of Master Gokurakuji,de Hojo Shigetoki

- The Chikubasho, de Shiba Yoshimasa

- The Regulations of Imagawa Ryoshun

- The Seventeen Articles of Asakura Toshikage

- The Twenty-One Precepts of Hojo Soun, de Hojo Nagauji

- The Recorded Words of Asakura Soteki, de Asakura Norikage

- The Iwamizudera Monogatari, de Takeda Shingen

- Opinions in Ninety-Nine Articles, de Takeda Nobushige

- Lord Nabeshima's Wall Inscriptions, de Nabeshima Naoshige

- The Last Statement of Torii Mototada, de Torii Mototada

- The Precepts of Kato Kiyomosa, de Kato Kiyomosa

- Notes on Regulations, de Kuroda Nagamasa

 

Kôyô Gunkan, de Masanobu Kosaka (qui compile dans les 20 volumes de l'oeuvre les exploits militaires des Takeda)

 

Miyamoto Musashi: His Life and Writings, de Kenji Tokitsu

 

Rokuhara-dono-gokakun, the Precepts of the lord of Rokuhara, de Hojo Shigetoki

 

Samuraï Religion, de Catarina Blomberg

 

Samuraï, the World of the Warrior, de Stephen Turnbull

 

Secrets of the Samuraï; A Survey of the Martial Arts of Feodal Japan, de Oscar Ratti

 

The Last Samuraï: The Life and Battles of Saigo Takamori, de Mark Ravina (oeuvre retraçant les faits de Saigo Takamori, chef de la rébellion de Satsuma en 1877)

 

The Samuraï, de Anthony J.Bryant 

 

The Sogun Inheritance: Japan and the Legacy of the Samuraï, de Michael MacIntyre

 

Yojokun, Five Lessons from a Samuraï, de Kaibara Ekiken

 

Yoshisadaki, de Nitta Yoshisada

 

 

 

 

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L'art de la Guerre, de Sun-Tzu

 

Daxue - La Grande Etude, de Confucius et Zengi

 

36 JI - Les 36 Stratagèmes, auteur inconnu

 

Lun Yu - Les Entretiens de Confucius

 

Zhongyong - la Doctrine du Milieu (ou le Juste Milieu)

 

Yi Jing - le Livre des Mutations

 

Pi Yen Lu - Le Recueil de la Falaise Bleue (Hekiganroku, en japonais), compilation de 100 koan zen par Xuedu Chongxian

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Published by Shingen - dans Bibliographie
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