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BUSHIDÔ

BUSHIDÔ : Code d’honneur et de comportement social qui exigeait du guerrier, Bushi ou Samouraï – ce dernier étant d’un rang plus élevé –, le sens de la justice et de l’honnêteté, le courage et le mépris de la mort, la sympathie envers tous, la politesse et le respect de l’étiquette, la sincérité et le respect de la parole donnée, la loyauté absolue envers les supérieurs et enfin la défense de l’honneur, du nom et du clan. Selon ce code, les Bushi, et plus particulièrement les Samouraï, devaient observer une étiquette sévère et consacrer leur vie et leur esprit à une ou des activités ‘dépassant l’homme ordinaire’ et transcendant la vie et la mort. Le bushidô est une manière d’être, de se comporter envers ses semblables, et une fidélité absolue à une ligne de vie (autrefois à un maître, à un supérieur), qui faisait appel au respect de soi et des autres, quels qu’ils fussent, faibles ou forts, ainsi qu’à la maîtrise parfaite de son mental, de ses pulsions et de ses passions, afin de maintenir l’esprit en harmonie (Wa) avec l’univers. Il est évident que cet idéal n’était atteint que très rarement.

D’après Louis Frédéric, Dictionnaire des Arts Martiaux (éd. Félin).

30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 16:53

"Le menkô est un masque de métal couvrant soit toutes les parties, présentant des trous pour les yeux et les narines, dans quel cas il est appelé Menpô, soit plus petit, couvrant seulement les joues et la portion du visage sous le nez, auquel cas il est appelé Ho-Ate" Josiah Conder.

 

En vérité, on peut classer la protection du visage (généralement appelée men yoro, mengu ou katchu-men) en plus de groupes que cette répartition donnée par Conder:

 

puce.gifHappuri – masque couvrant le front et les joues (utilisé par les ashigaru). Il n'y a pas de nodowa

puce.gifHanbo (ou tsubame-bo, tsubakuro-bo, tsubame-gata, embigata, yembi-gata) – demi-masque, couvrant la gorge et le menton, appelé "queue d'hirondelle"

puce.gifHoate (ou saru-bô "visage de singe") – demi masque, couvrant la gorge, le menton et les joues

puce.gifMenpo – demi-masque, couvrant tout le visage jusqu'au  niveau des yeux. Dans ce cas, la partie du nez peut être amovible

puce.gifSômen (parfois So-Mempô; Matt Garbutt l'appelle menbô) – masque complet couvrant tout le visage.

D'après Anthony J. Bryant, les sômen "n'étaient pas très bien étudiés, car, tandis qu'ils servaient de protection, ils limitaient la respiration et la vision; de ce fait, ils étaient rarement portés".

 Le guerrier ne pouvant pas ouvrir la bouche en portant son masque devait par exemple s'il était assoiffé, utiliser la tige de bambou qui formait les flèches pour boire. (Garbutt)

 

   

Je ne compte pas dans cette division le Nodowa (gorgerin) qui pouvait parfois se porter seul, sans masque. On peut voir ci-contre la forme de cet accessoire.

 

Le gorgerin était porté par des bushi de haut rang. Il était fait de 2 ou 3 rangs de plates lacées fermement sur une lame plus large en forme de U. Les meilleurs Nodowa sont faits de kozane. Cet accessoire s'est développé à partir du 6° siècle et dérive d'un collier cuirassé en plaques de métal ou en peau de requin anciennement porté sous le do et attaché à un support matelassé de cuir ou de tissu appelé eri-mawari.


Il y a différents types de gorgerins, qui dérivent tous de la forme basique Nodowa:

puce.gifNodawa – gorgerin attaché par des cordes à l'arrière du cou

puce.gifMeguriwa – gorgerin attaché au kabuto par des crochets

puce.gifEriwa – gorgerin attaché par une boucle

puce.gifGuruwa – extension du nodowa, se présentant comme des ailettes ou un anneau de métal entourant complètement le cou. Il pouvait disposer d'une charnière sur un des côtés et d'un bouton pour le maintenir sur le côté opposé; ou bien être simplement noué par une cordelette.

 

GURUWA

 

  

Avant d'enfiler le masque, les bushi devaient se munir d'un tissu (fukuza) qu'ils plaçaient sur le menton. Ils attachaient ensuite le masque avec des cordelettes nouées derrière la tête. La face interne du mempô était laquée pour ne pas irriter la peau (d'une couleur correspondant au reste de l'armure).

"Le milieu d'une corde souple et lourde était attaché à l'anneau situé à l'arrière du casque et la corde était lacée depuis les anneaux aux attaches du mempô et finalement nouée sous le menton du porteur". (Stone)


Le masque pouvait présenter des trous pour faire s'écouler la sueur. Ces trous sont appelés asenagashi-no-ana (ou asenagashi-no-kan)  situé sous le menton, parfois agrémentés d'un tube appelé tsuyo-otoshi-no-kubo.

 impress. sur bois - Hayakawa Kyuukei

Afin de montrer une apparence redoutable, les men yoroi portaient des accessoires exagérés tels que des verrues, des moustaches, des barbes ou des dents en or ou en argent. On leur donnait également l'apparence de démons ou d'esprits maléfiques.

   

"Ces masques étaient faits de façon à représenter des visages d'hommes, de démons ou d'animaux et étaient très intelligemment faits, les hommes âgés portant des masques de jeunes hommes et vice-versa." (Gilbertson et Kowaki)

 

Ci-après, voici les dénominations que l'on peut donner au masque en fonction de l'apparence: 


http://i44.servimg.com/u/f44/11/14/75/51/puce10.gifAkuryo-bo - représentation d'un mauvais esprithttp://i44.servimg.com/u/f44/11/14/75/51/yasuri11.gif

http://i44.servimg.com/u/f44/11/14/75/51/puce10.gifBijo-bo - visage féminin sans dent, à la peau lisse et à la grande bouche

http://i44.servimg.com/u/f44/11/14/75/51/puce10.gifEmi-bo - masque avec un très large sourire

http://i44.servimg.com/u/f44/11/14/75/51/puce10.gifEtchu-bo (ou etchu-men, yasuri-men) -  masque strié

http://i44.servimg.com/u/f44/11/14/75/51/puce10.gifGenjoraku-bo - le genjoraku est un personnage de la mythologie indienne apparaissant dans les danses de type Bugaku et Gigaku (forme archaïque du gigaku, disparue à la période Edo)

http://i44.servimg.com/u/f44/11/14/75/51/puce10.gifKarasu-bo - masque avec un bec de corbeau (voir masque rouge ci-dessous)

http://i44.servimg.com/u/f44/11/14/75/51/puce10.gifKarura-ho - Garuda est un oiseau mythique dans la mythologie hindoue, monture de Vishnu. Il est appelé Karura en japonais. 

http://i44.servimg.com/u/f44/11/14/75/51/puce10.gifKorai-bo - masque de visage coréen

http://i44.servimg.com/u/f44/11/14/75/51/puce10.gifKotakuraku-men - masque avec un bec de corbeau beaucoup plus long que celui du type Karasu, tombant plus vers le sol

http://i44.servimg.com/u/f44/11/14/75/51/puce10.gifKuro-urushi mempo - masque laqué de noir (laque noire: kuro)

http://i44.servimg.com/u/f44/11/14/75/51/puce10.gifKusari-mempô - à la place du yodarekake se trouve une kusari, pièce de tissu recouverte de maillons

http://i44.servimg.com/u/f44/11/14/75/51/puce10.gifMoriyo - visage de fantôme

http://i44.servimg.com/u/f44/11/14/75/51/puce10.gifNeri-ho - masque fait de cuir bouilli et durci 

http://i44.servimg.com/u/f44/11/14/75/51/puce10.gifOie-bo - type très rare de masque, qui aurait été inventé par Iwai Yozaemon

http://i44.servimg.com/u/f44/11/14/75/51/puce10.gifOkina-bo - visage de vieil home avec longue barbe et moustache (dérivé du masque de théâtre Noh)

http://i44.servimg.com/u/f44/11/14/75/51/puce10.gifOnimen: masque de démon (parfois avec des crocs, comme pour le démon Hannya)

http://i44.servimg.com/u/f44/11/14/75/51/puce10.gifOnna-men - visage de femme

http://i44.servimg.com/u/f44/11/14/75/51/puce10.gifRessei-men "puissance furieuse" (ou shiwa-men, shiwa = ride) - masque présentant des rides, des dents et souvent des moustaches avec une expression violente. 

             http://i44.servimg.com/u/f44/11/14/75/51/puce10.gifNara-men - type de ressei-men, présentant de nombreuses rides sur le nez, produit massivement durant la période Nara

http://i44.servimg.com/u/f44/11/14/75/51/puce10.gifRyubu-bo - un masque présentant peu de rides, sans moustache et avec une expression sereine et noble

http://i44.servimg.com/u/f44/11/14/75/51/puce10.gifShishiguchi-men: masque dérivé du théâtre Noh représentant un lion chinois. La bouche est souvent carréeavec des crocs et une large langue rouge.

http://i44.servimg.com/u/f44/11/14/75/51/puce10.gifTengu-bo - visage de tengu, personnage mystérieux, soit avec un long nez (tori-tengu), soit avec un bec de corbeau (dans ce cas, il s'agit d'un karasu-bo)

http://i44.servimg.com/u/f44/11/14/75/51/puce10.gifWarawazura - visage de garcon

http://i44.servimg.com/u/f44/11/14/75/51/puce10.gifUba-ho - visage de femme âgée, sans dents, avec une petite bouche sans ride

 

http://i44.servimg.com/u/f44/11/14/75/51/karasu11.gif

http://i44.servimg.com/u/f44/11/14/75/51/myochi11.jpg

Il faut savoir que les masques pouvaient être signés. On trouve notamment des signatures de Muneharu, M unehide ou  Muneakira tous de l'école Myôchin (fondée par Myôchin Munesuke). On peut voir ci-contre à droite une signature qui pourrait être celle de Munekata, forgeron qui fut employé par le clan Tsugara. Il vécut à la période Edo et était fils de Myôchin Jirobei.

Les mengu de l'école sont caractérisés par des traits typiques: pommettes prononcées, oreilles réalistes, menton proéminent et parfois exagéré, rides marquées.

On connait d'autres écoles telles qu'Iwai connue pour ses harikake-mempo et Haruta. Ces dernières se spécialisèrent dans le montage et le façonnage des armures produites par l'école Myôchin.

 

http://i44.servimg.com/u/f44/11/14/75/51/mempo_10.gif

http://i44.servimg.com/u/f44/11/14/75/51/termin10.gif


http://i44.servimg.com/u/f44/11/14/75/51/puce10.gifHoshi: rivets 

http://i44.servimg.com/u/f44/11/14/75/51/puce10.gifIta-yodarekake: gorgerin à 3 plates au lieu de quatre

http://i44.servimg.com/u/f44/11/14/75/51/puce10.gifKuchi: bouche du masque

http://i44.servimg.com/u/f44/11/14/75/51/puce10.gifHachi-tsuke-no-ita: la plate supérieure

http://i44.servimg.com/u/f44/11/14/75/51/puce10.gifHishinui-no-ita: plate inférieure

http://i44.servimg.com/u/f44/11/14/75/51/puce10.gifOrikugi (ou "odayori-no-kugi", "ogarami", "o tasuke-no-kugi", "otayori-no-kugi","odome") : crochets ou anneaux sur le côté du masque au niveau des joues. Servaient à attacher les cordes du kabuto (shinobi-no-o).

http://i44.servimg.com/u/f44/11/14/75/51/puce10.gifUe-ge: "cheveux transplantés" - cheveux ou moustaches sur le masque faits de crins de chevaux.

Si en poils d'ours: shiro-kuma-ge (ours polaire: haguma - ours brun: shaguma). Si en poils de yak: kuchi-hige.

http://i44.servimg.com/u/f44/11/14/75/51/puce10.gifYadome: protection sur le côté contre les flèches

http://i44.servimg.com/u/f44/11/14/75/51/mempo_10.pngLE LACAGE DU YODARE-KAKE OU DU NODOWA

http://i44.servimg.com/u/f44/11/14/75/51/puce10.gifHi-odoshi: laçage rouge

 http://i44.servimg.com/u/f44/11/14/75/51/puce10.gifKebiki-odoshi: laçage serré

http://i44.servimg.com/u/f44/11/14/75/51/puce10.gifKon-ito-kebiki-odoshi: laçage serré bleu foncé

http://i44.servimg.com/u/f44/11/14/75/51/puce10.gifMurasaki-odoshi: laçage pourpre

http://i44.servimg.com/u/f44/11/14/75/51/puce10.gifOdoshi-ge: le tissu pour laçage

 http://i44.servimg.com/u/f44/11/14/75/51/puce10.gifSugake-otoshi: laçage espacé


LA LAQUE (URUSHI)

http://i44.servimg.com/u/f44/11/14/75/51/puce10.gifSabi-nuri: laque imitant le fer naturel oxydé

http://i44.servimg.com/u/f44/11/14/75/51/puce10.gifShu-urushi: laque rouge. Cette laque permettait en se reflétant sur le visage du guerrier de lui donner un aspect plus féroce.

 

http://i44.servimg.com/u/f44/11/14/75/51/imafuk11.jpg

Imafuku Zenkuro Koretada (un des 24 généraux de la

province de Kai) mettant son mempô - British Museum

 

 

Sources

 

Secrets of the samurai: a survey of the martial arts of feudal Japan, de Oscar Ratti, Adele Westbrook

A Glossary of the Construction, Decoration and Use of Arms and Armor, de George Cameron Stone

The Watanabe Art Musuem Samurai Armour CollectionVolume I ~ Kabuto & Mengu, de Trevor Absolon

Encyclopédie technique, historique, biographique et culturelle des arts, de Gabrielle Habersetzer, Roland Habersetzer 

Oriental Armour, de H. Russell Robinson

The Ethos of Noh: Actors And Their Art, de Eric C. Rath

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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 15:28

Voici un article qui je l'espère s'avérera le plus clair et le mieux renseigné possible.

D'après les informations du livre SAMOURAÏ, de Mitsuo Kure, voici une synthèse du chapitre 28 (complétée par d'autres informations) pour connaître l'évolution de l'armure vers le style oyoroi et ses caractéristiques.

 

 ~ NOMENCLATURE DE L'OYOROI (à venir - selon le livre de Mitsuo Kure) ~

 

Jusqu'à la période Nara, deux types d'armures étaient principalement utilisés (datant de la période Kofun - III° et VIII° siècle).

 

Un petit descriptif de ces armures est nécessaire:

 

le type tankô (IV° - VI° siècle) se caractérise par son maintien au niveau des hanches. Sur la photo suivante, on distingue la forme évasée du plastron qui se resserre vers la taille.

L'armure s'ouvrait sur un côté, pivotant sur des charnières.

Concernant la fabrication, le plastron était formé de plaques horizontales en bronze le plus souvent, rivetées entre elles sur une armature. Le tout était noué avec des lanières de cuir sur le devant, solidement maintenu au buste (voir photo 2).

Au niveau des bras, on trouvait des plaques couvrant les épaules et les biceps. La jupe était formée d'étroites plaques mais les jambes n'étaient pas protégées.

De ce fait, ce type rigide et serré d'armure était surtout adapté aux fantassins portant épées et lances en rangs serrés.

 

 

 

le type keikô se différencie du modèle tankô par son maintien au niveau des épaules grâce à des cordelettes de coton.

L'armure s'ouvrait sur le devant.

Lorsque les chevaux furent introduits au Japon depuis le continent, les cavaliers devinrent plus nombreux et nécessitèrent un nouveau type d'armure. Ce modèle répondait mieux aux besoins de la cavalerie, constituée en majorité d'archers.

Il s'inspire des armures chinoises des époques Tang notamment, mais aussi d'un modèle de construction coréenne. Les lamelles ("sane") étaient minces et faites de bandes de fer ou d'acier flexible, lacées par des lanières de cuir ou rivetées entre elles  pour former ds plaques semi-rigides. Cette armure était renforcée au niveau de la poitrine et des hanches par une seconde rangée. L'ensemble était complété par une protection aux épaules et au cou, et d'une jupe encore rigide arrivant à mi-cuisse.

 

  

 

A partir du VIII° siècle, l'importance de la cavalerie amena l'altération du modèle keikô pour aboutir à un nouveau style: le yoroi, parfois appelé oyoroi ("grande armure") dont le poids atteignait à peu près les 30 kilos.

 

L'évolution de ces armures vers l'oyoroi est la suivante:

 

concernant le KABUTO: le casque à bec de perroquet frontal (style "shokaku" ou "shokaku tsuki", présentant une protubérance à l'avant, et en forme de bateau renversé) fut modifié pour aboutir au casque à segments assemblés dit "ibako shi kabuto", orné de gros rivets ("hoshi") maintenant entre elles les plaques de métal. Il présentait déjà des "fukigaeshi" destinés à protéger les joues par les ailettes recourbées vers l'extérieur. Bien plus tard, les fukigaeshi seront complètement rabattues vers l'arrière, plaquées sur le casque.

Une visière ("maebashi") est rajoutée au bol plus conique.

La partie dite "shikoro" couvre la nuque et les côtés du cou contre les flèches, presque à la verticale.

Sous le casque est porté le bonnet "eboshi", puisque les kabuto ne présentaient pas de doublure. Le casque est maintenu sur la tête par des cordons d'attache, passés dans quatre trous dits "hibiki on ana". Au sommet du casque, on trouve un trou ("tehen") pour la ventilation et laisse passer le chignon ou les cheveux. Ce style restera sensiblement le même jusqu'à la période Kamakura, avec quelques variantes esthétiques au niveau des ornements, tels que le kuwagata.

NOTE:  il existait avec le shokaku tsuki un autre style de casque dit "mabizashi tsuki" (voir image 1 de l'armure keikô) à la visière très avancée et à l'ornement distinctif au sommet.

 

 

 

au niveau du BUSTE: au niveau des aisselles et des clavicules, la partie connue sous le nom de "sendai no ita" fut divisée en deux. Une plaque large et flexible apparaît à droite, formée par trois rangs de "kozane" (formes de sane), conserve l'appellation "sendai no ita". Elle protège l'aisselle de l'archer exposée lors du tir qui demande un ample mouvement. Une partie plus longue et étroite est placée à gauche et appelée "kyubi no ita" (kyubi = queue de pigeon), en fer. Ces parties forment des petits "sode" de protection attachés aux bretelles du devant ("watagami").

 

 

 

au niveau des CUISSES: la jupe est divisée en quatre tassettes ("kusazuri") permettant de monter à cheval plus aisément. Une des parties et le "wakidate".

 

au niveau des BRAS: on trouve désormais des "sode" qui partent des épaules et descendent jusqu'aux coudes, servant de boucliers.

 

concernant les LAMELLES: elles sont faites soit de cuir durci, soit de métal. Le tout était laqué pour éviter de rouiller et de casser en raison de l'humidité de l'été.

Elles sont percées de trous dans lesquels étaient glissés les lacets permettant de les attacher les unes aux autres. Elles se chevauchent, avec parfois une alternance cuir/métal.

Au milieu de l'ère Heian, elles se rétrécissent: 7.5cm/3cm

A l'ère Kamakura: 7.4cm/2cm

 

Compléments sur l'oyoroi:

 

Ce style d'armure conserve un vestige du modèle keikô dans le laçage en lignes droites verticales, dit laçage "kebiki odoshi" ("laçage complet"). Le tressage est fourni et épais, ne présentant aucun espacement. Ce laçage est très compliqué, et part de la gauche vers la droite lorsque l'on tient les lamelles côté face tourné vers soi. Il existe des variantes au style kebiki odoshi, effectué en "nawame garami" qui est un laçage en diagonales.

 

 

 

Les armures ultérieures du XV° siècle présenteront une méthode plus rapide et économique, dite "sugake odoshi" (voir ci-après). Nous ne sommes plus dans ce cas à la période Heian et le modèle d'armure a encore changé.

 

 

 

L'armure oyoroi se compose de plusieurs parties:

- la première, dite "tsubo ita", est la partie de la cuirasse couvrant le flanc droit (partie autonome). Elle est prolongée par une des quatre kusazuri, le wakidate.

 

- l'autre partie est le "dô" enveloppant le reste du buste et couverte de kozane. Ces sane sont assemblées de manière verticale par du cuir et forment de longues bandes horizontales. Les trois autres parties de la jupe y sont rattachées.

La face avant de cette partie fut recouverte de cuir décoré (le "tsurubashiri") pour éviter d'accrocher la corde de l'arc aux kozane. Cela est logique dans la mesure où les archers tiraient au niveau de leur poitrine et non des oreilles, qui étaient protégées par le large kabuto.

Avant le XIII° siècle, les armures ne présentaient qu'un seul "kote", placé sur l'épaule gauche, le bras droit devant être libéré de tout entrave pour le tir. A partir du XIII° siècle, les kote vont aller par paire. Ils étaient placés sur l'armure, attachés par de longues lanières de cuir. On plaçait ensuite le wakidate par dessus. Ces deux pièces accompagnées du "nodowa" (protège gorge) et des gants "suneate" constituaient la petite armure "kogusoku", que portaient les samuraï dans les camps militaires.

 

Très lourde, encombrante et chère, l'oyoroi restait peu appropriée pour les fantassins et tout soldat non aristocrate. De ce fait, un autre modèle fut élaboré pour cette classe guerrière, le style dômaru, léger et dégagé au niveau des épaules. Ce type d'armure, avec le modèle haramaki, fera l'objet d'un prochain article.

 

 

Pour trouver plus d'informations sur ce sujet, je conseille vivement de consulter le site d'Anthony J. Bryant (en anglais) déjà cité sur le blog, concernant les types d'armures et toutes leurs caractéristiques: www.sengokudaimyo.com

Pour ce qui est des livres (toujours en anglais), voici une liste très intéressante de ce que vous pouvez trouver comme support d'étude: www.satcho.com/katchu-armor.html ou encore www.toriilinks-editions.com (en anglais et en français) dont l'un des ouvrages expose la collection Stibbert de Florence.

 

 

Pour toute erreur dans ces lignes, merci de me contacter. Vous pouvez également apporter des suppléments d'informations qui seront bienvenus.

 

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12 mai 2007 6 12 /05 /mai /2007 20:17

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30 octobre 2006 1 30 /10 /octobre /2006 15:15

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