Blog sur l'esprit du Bushidô et le Sabre Japonais.
Au printemps qui s'en va
les oiseaux crient -
les yeux des poissons en larmes
Ce jour si long -
trop court encore
pour le chant de l'alouette!
Dans le champ de colza
les moineaux font mine
de contempler les fleurs
Au nectar d'orchidée
le papillon
parfume ses ailes
sur le sentier de montagne
le soleil de lève
au parfum des pruniers
Sous les fleurs d'un monde flottant
avec mon riz brun
et mon sake blanc
La cloche se tait -
les fleurs en echo
parfument le soir!
Dans la fraîcheur
je m'établis -
et je m'endors
Nuit d'été -
le bruit de mes socques
fait vibrer le silence
Au fond de la jarre
sous la lune d'été
une pieuvre rêve
Sous la pluie d'été
raccourcissent
les pattes du héron
Devant l'éclair -
sublime est celui
qui ne sait rien!
Herbes folles de l'été -
où frémit encore
le rêve des guerriers!
Avant que je l'avale
l'eau de la source
a bruissé sur mes dents
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Où le coucou
disparaît -
une île
Mes larmes grésillent
en éteignant
les braises
Pétrifiée
sur mon cheval -
mon ombre glacée!
La nuit tombe sur la mer -
le cri des colverts
s'éclaircit
Dans le jardin
un siècle
de feuilles mortes!
Cruche brisée
par le gel de la nuit -
je me lève en sursaut!
Minuit de givre -
j'ai emprunté pour dormir
la manche de l'épouvantail!
Viens
allons voir la neige
jusqu'à nous ensevelir!
Neige qui tombais sur nous deux -
es-tu là même
cette année?
Malade en voyage
mon rêve court
la lande en friche